TOME I
2S8 Lre PARTIE. — DE DIEU ET DE' L'UNIVERS.
genees intermédiaires , le phénomène premier du mouvement n'implique pas simplement une force , mais encore une force intelligente sans laquelle sa production seroit impossible.
Si Ton suppose un atome doué d'une quantité de force et de vie , ou d'électricité et de calorique , dans l'exacte proportion que détermine sa forme ou sa nature; accompli en lui-même on n'y pourra concevoir aucune cause de mouvement actuel. Si l'on suppose un nombre indéfini d'autres atomes dans une condition pareille , chacun d'eux n'ayant en soi aucune cause de mouvement actuel , ils demeureront tous dans un égal repos. Que si , par hypothèse , cette constitution primitive de chaque atome venoit à changer , le mouvement aussitôt se manifesteroit ; mais ce changement ne pourroit s'opérer que par le mouvement même, et de plus chaque atome tendant à rentrer dans sa constitution naturelle , tendroit par là même au repos , et le mouvement cesseroit tôt ou tard. On ne peut donc concevoir de possibilité de mouvement dans une masse composée d'atomes inorganiques abandonnés à leurs seules lois.
Plus élevés dans l'échelle de la Création , les êtres organiques ont en eux un principe de mouvement spontané ; mais ce principe resteroit inactif , si l'être organique ne recevoit du dehors de conti-