LIVRE Vô — CHAPITRE IV
l'amour, lesquelles expriment pour chaque être ses rapports avec le bien.
Le principe d'où l'action procède n'est encore que la substance même ou le moi en tant qu'actif. L'action du moi ou la volonté implique un objet connu comme vrai, aimé comme bien. Les lois de la volonté dérivent donc des lois de l'intelligence et de l'amour.
La lin particulière des êtres intelligents est Dieu, conçu selon sa notion complète, comme la perfection infinie de l'être ou l'Etre infini. Il existe donc pour eux une loi de développement continu dans le vrai et dans le bien, c'est-à-dire qu'ils doivent tendre à reculer indéfiniment leur limite ; et c'est ainsi que les natures se conservant . selon leur essence, toutes néanmoins s'élèvent, car les êtres inférieurs participent d'une certaine manière qui sera expliquée en un autre lieu, au progrès des êtres supérieurs, sans quoi leurs relations harmoniques étant altérées, l'unité nécessaire de la Création seroit détruite.
Nous aurons plus d'une fois occasion de faire observer ce merveilleux enchaînement des êtres et de leurs lois, qui ne sont que les mêmes lois fondamentales se modifiant de proche en proche suivant les divers modes d'existence, de sorte que toute science qui néglige cet enchaînement est incomplète, et toute science qui le méconnoît spéculativement est
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fausse. Tout se tenant par des liens étroits, toutes les racines s'entrelaçant pour puiser au sein du même sol la même sève, la force étant une, l'intelligence une, la vie une, et les formes seulement diverses, quoiqu'elles aussi se combinent dans des unités de plus en plus complexes, rien ne peut être conçu isolément; et la science organisatrice des éléments de la connoissance , des phénomènes épars , la vraie science , la science vivante est une comme l'univers et vaste comme lui.