TOME I
S2fc ltê PARTIE. — Î>È DIEU ET DE L'UNIVERS.
produire la chaleur nécessaire au maintien de leur existence , ou de renouveler la vie dans la proportion qu'exige leur nature.
Mais leur vie elle-même dépendant , quant à sa conservation et à sa propagation dans chaque espèce , de certaines conditions particulières , d'où naissent des relations d'un genre nouveau et, parmi les plus parfaits , un commencement de société aveugle qui les unit en familles et même en tribus, l'amour se manifeste aussi en eux par l'attrait de la génération x et , en quelques-uns , par une sympathie plus étendue et plus durable. Sous les modifications diverses correspondantes aux divers états où il subsiste dans les différents ordres d'êtres . sa fonction propre et invariable , proportionnée quant à ses effets aux développements graduels des natures ou des formes , est donc toujours d'opérer l'union : d'abord l'union des principes premiers constitutifs de l'être; ensuite l'union physique des corps continus dans l'espace ; puis l'union plus intime et proprement vivante qui caractérise l'individualité dont l'organisme est l'expression : enfin l'union des in-
1 On sait que la température des animaux et même des organes sexuels/ïe certaines plantes, s'élève pendant l'acte de la fécondation: indice remarquable de la liaison essentielle qui existe, en ce qui touche spécialement la vie, entre les deux ordres d'êtres organiques et inorganiques.