‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 235 sur 245 · DE LA FIN DES ETRES · texte numérisé non relu

DE LA FIN DES ETRES

La substance absolue peut simultanément subsister sous deux modes qui s'excluent l'un l'autre dans le même être. En effet, sans limites en Dieu, elle est limitée dans la créature , et comme l'absence de toute limite, ou l'infini, implique l'unité la plus parfaite, la limite, au contraire, d'où naît le fini, implique la multiplicité. Les êtres multiples, limités, finis, sont donc essentiellement distincts de l'Etre infini , en même temps qu'ils ont en lui leur racine. Ils participent à sa substance qui se communique sans se diviser, et ce qui spécifie chacun d'eux n'est encore qu'une participation de la forme divine, ou cette forme même limitée d'une certaine manière et à un certain degré ; car rien n'est ni ne peut être qui ne soit originairement dans l'Etre infini. Cette primitive existence en lui des êtres finis et contingents n'est que la connoissance même que Dieu a de soi, en tant qu'il renferme

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