‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 72 sur 245 · TOME I, fi · texte numérisé non relu

TOME I, fi

t>2 lfe PARTIE. — DE DIEU ET, DE L'UNIVERS.

noît et ce qui est connu étant essentiellement un , la connoissance qu'il a de soi, n'est que lui-même en tant qu'il peut être l'objet, le terme de la connoissance , c'est-à-dire, en tant que déterminé, en tant que doué de forme.

La forme de l'Etre infini est nécessairement une et infinie comme lui , et en même temps elle ne sauroit être infinie sans contenir en puissance toutes les formes finies possibles, et la forme ne peut se connoitre elle-même, ou Dieu ne peut être intelligent, si son intelligence ne renferme, dans son unité essentielle , les idées distinctes de toutes ces formes : autrement elle ne seroit pas infinie comme intelligence, puisqu'elle ne connoîtroit pas tout ce qui est contenu dans sa propre essence, ou ne se connoîtroit pas elle-même. 11 y a donc encore dans l'intelligence divine et dès-lors en Dieu , sous ce nouveau rapport , multiplicité dans l'unité , bien que le lien de l'une et de l'autre, le moyen de leur union, nous soit radicalement incompréhensible, parce que, pour le comprendre, il faudroit concevoir les deux termes unis, et par conséquent concevoir Finfini, la substance une et absolue.

Liviie ier. — chapitre sv. 33

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