‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 79 sur 245 · LIVRE l". — CHAPITRE XVlt · texte numérisé non relu

LIVRE l". — CHAPITRE XVlt

raine de la pensée , qu'on peut ne pas reconnoître toujours , mais à laquelle on ne sauroit se soustraire , comme nous croyons l'avoir montré. Cet ordre synthétique qui procède des causes aux effets, en partant de la première cause , nous paroît d'ailleurs plus favorable qu'aucun autre à la clarté , dont un enchainement naturel, ininterrompu T semblable à celui des êtres eux-mêmes , forme une essentielle condition. Quant à nos vues , nos idées propres , la conviction qu'elles produisent en nous, nous le savons mieux que personne , ne préjuge rien en leur faveur : elle peut simplement leur acquérir une sorte de titre à l'examen. Nous les soumettons sans réserve à une raison plus haute que la nôtre , plus étendue , plus puissante , à la seule raison qui ait le droit de prononcer définitivement, la raison de tous.

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