‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 8 sur 245 · X . PRÉFACE · texte numérisé non relu

X . PRÉFACE

dont elles ne sont en réalité que des manifestations secondaires ; et cette primitive antinomie n'est elle-même que celle qui résulte du problème de la Création , ou de la coexistence du fini et de l'infini. Car si, pour arriver à la conception des choses , on commence par poser l'infini seul , oii n'en peut déduire rigoureusement le fini ; réciproquement, si l'on pose le fini seul, on n'en peut déduire l'infini; et, selon qu'on a pris l'un ou l'autre pour point de départ, ils engendrent deux séries de conséquences opposées, sans qu'il existe aucun moyen de lier logiquement ces deux séries de conséquences contradictoires.

Une philosophie qui ne soit pas frappée d'impuissance dès son origine , doit donc embrasser à la fois l'infini et le fini dans sa donnée primordiale ou son principe générateur, les poser tous deux simultanément, puisqu'on ne sauroit les déduire l'un de l'autre , et que l'un et l'autre, à des titres divers, en sont également le sujet nécessaire. D'où il résulte , en premier lieu , que les séries de conséquences qu'ils engendrent respectivement

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