‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 9 sur 245 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

deviennent, au même degré, logiquement légitimes; en second lieu, que la conciliation qui doit s'opérer entre elles, se résout dans celle des deux faits primitifs simultanément posés; en d'autres termes, dans la claire vision de l'unité qui les renferme tous deux; en d'autres termes encore, dans la conception de ce qu'ils ont de commun. Or, toute' conception impliquant l'idée de l'être , puisqu'on ne peut concevoir que ce qui est, qui dit le fini dit l'être fini, qui dit l'infini dit l'être infini. L'infini et le fini ont donc un élément commun, savoir, l'idée fondamentale de l'être, avant toute détermination distinctive : et dès-lors le problème à résoudre, le problème de l'union du fini et de l'infini, doit trouver sa solution radicale dans la notion même de l'Etre absolu.

Il suit de là que l'Etre absolu est l'objet premier de la philosophie, sa base nécessaire, et qu'ainsi toute philosophie qui ne part point de lui, qui ne procède pas tout entière de la notion qu'elle s'est faite de lui , ou qui s'en est fait une notion inexacte , erronée , est irrémédiablement viciée dans sa source»

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