‹ Esquisse d'une sociologieChapitre 88 sur 143 · D’’ E, HOUZÉ · texte numérisé non relu

D’’ E, HOUZÉ

Cette étude a pour but de combattre des idée* reçues , des questions admises , qu'il faut s'efforcer d'éliminer de la Science qu elles encombrent de matériaux inutilisables.

L'étude critique est divisée en trois parties : la première, Y Aryen, comprend la discussion de tous les éléments qui ont servi à imaginer, au milieu des populations de l’Europe, un type humain qui serait supérieur aux autres et qui aurait été, dans le temps et dans l'espace, le facteur de toutes les civilisations. C’est la linguistique, sortie de son domaine, qui a le plus contribué à répandre cette erreur, admise par beaucoup comme un dogme. De l'examen des données linguistiques, historiques, archéologiques et anthropologiques, il résulte une conclusion formelle : l’Aryen, comme type morphologique, n'existe pas, il n'a jamais existé et il ne pourra jamais être retrouvé dans le fouillis des types dont le mélange remonte aux temps préhistoriques.

La deuxième partie, Y Anthropologie, est une mise au point qui montre l’évolution, aidée de la sélection, concentrant sur le système nerveux toute son activité transformatrice et progressive. Le cerveau humain est l’aboutissant morphogénique île ce long développement. Le système nerveux, arrivé à ce stade élevé, devient l’intermédiaire entre l'organisme et le milieu. Les aptitudes héréditaires sont transmises à l’individu; celui-ci seul les adapte, par son activité personnelle, aux circonstances, aux exigences du milieu. La physiologie et l'histologie du cerveau démontrent delà manière la plus formelle que l'examen du crâne ne peut servir de critérium pour déceler la valeur de l’intelligence. Donc toutes les théories qui partent de la cràniométrie, pour aboutir à des déductions psycho-physiologiques, sont fausses.

La troisième partie, Y Anthropo-sociologie, est la critique de cette pseudoscience qui confond en un mot deux sciences distinctes. S’il est vrai que la sociologie doit emprunter ses méthodes de recherches aux sciences biologiques, il faut avouer en toute sincérité, qu’acluellement, l'Anthropologie ne peut fournir des données capables de formuler des lois sociologiques.

Or, les prétendues lois de l'Ecole d’Anthropo-sociologie ne reposent que sur des erreurs qu’on peut appeler fondamentales : erreurs statistiques, erreurs anatomiques, erreurs physiologiques, erreurs psychologiques, erreurs historiques.

Telle est la conclusion qui se dégage avec force de la critique du D‘ llouzé.

Page 1