VIII. CÉRÉMONIAL
1° Bai sein eut des pieds.
Après nous être occupé des attributs personnels de la Papauté, nous avons maintenant à parler des signes de respect filial dont la piété des fidèles l'environne. L'usag-e du prosternement, comme marque de vénération, remonte à la plus haute antiquité. La Bible nous le fait voir sous les tentes des patriarches. A partir de la Genèse, nous trouvons dans les livres saints une longue série de passages, oij le terme qui exprime cet acte est employé pour caractériser, soit un hommage rendu à Dieu, soit une marque légitime de respect envers des créatures. Une démonstration, une attitude, un geste changent en effet de caractère, suivant la signification qui leur est attribuée, suivant les sentiments qui les déterminent. Lorsque saint Jean, dans l'Apocalypse, veut se précipiter aux pieds de l'ange, qu'il pouvait être tenté de prendre pour Dieu même, l'esprit céleste lui défend une démonstration fondée sur une semblable méprise. Il se hâte de l'avertir qu'il n'est lui-même qu'un des serviteurs de Dieu *, mais le bon sens vous permettra-t-il d'abuser de ce texte ou d'autres semblables, pour accuser d'idolâtrie un fils prosterné devant son père mourant qui lui donne sa bénédiction ? Dès les temps apostoliques, l'Apocalypse renferme une approbation de cet usage envers les pontifes de l'Église. Le Fils de l'homme
1 Vide ne feceris, conservus enim tuus sum. (Apoc, c. XXII, V. 9.^