‹ Esquisse de Rome chretienne (volume 2)Chapitre 34 sur 70 · IV. VÉNÉRATION DES IMAGES · texte numérisé non relu

IV. VÉNÉRATION DES IMAGES

Tandis que l'état religieux a été en butte à des attaques qui ne péchaient assurément pas par un mcès de spiritualisme, c'est au contraire au nom du spiritualisme chrétien que le Protestantisme a repoussé la vénération des images, comme si une des

plus belles fonctions de Vesprit n'était pas de spiritualiser la maùpre par les idées qu'il y incorpore. Pourquoi exclure ce puissant moyen d'agir sur les sentiments de l'homme? Il suffit d'en régler l'usage. S'il arrivait qu'un peuple converti au Christianisme se trouvât dans un tel état d'esprit, que ces formes extérieures seraient pour lui plus nuisibles qu'édifiantes, l'Église suspendrait pour ces chrétiens infirmes la pratique commune, jusqu'à ce qu'ils fussent disposés à en tirer un bon fruit. La doctrine cathonque dit seulement que les saintes images sont généralement utiles parce que la nature humaine a besoin du visible pour s'élever vers l'invisible. Cette croyance date de loin; elle a germé dans le sol des Catacombes.

Un de ces bons protestants, bien persuadés que les images sont une invention damnable des siècles de ténèbres et de la corruption papiste, doit être passablement étonné, lorsqu'en parcourant les souterrains sacrés des premiers temps, ses regards sont maintes fois offensés par les peintures religieuses qui les décorent. Il serait en effet assez singulier que les chrétiens de cette époque, qui mouraient plutôt que de vivre idolâtres, se fussent livrés de gaieté de cœur à une superstition idolâtrique dans leurs souterrains sacrés.

Diverses particularités, successivement remarquées par cet honnête protestant, doivent le faire aller de surprise en surprise. D'abord ces images représentent, non pas seulement le Christ, mais encore plusieurs saints de l'Ancien et du Nouveau Testament, et, entre autres, les saints Pierre et Paul.

Puis, les premiers chrétiens ne se sont pas contentés de peintures, ils ont voulu avoir aussi des images taillées. Au iv^ siècle, à l'époque de la liberté de l'Eglise, la sculpture se déploie dans les grands sarcophages si arlistement travaillés : mais avant cette époque, de petits tableaux sacrés, encore visibles aujourd'hui, ont été exécutés au moyen du ciseau sur les pierres sépulcrales ; d'autres fois ils y étaient imprimés sur une matière molle, et l'on sait par un texte de Tertullien que le bon Pasteur, si souvent reproduit dans les monuments sépulcraux, était représenté jusque sur les parois des calices dont on se servait pour la célébration des saints mystères *. Ces vieux chrétiens, si peu protestants, poussaient la manie des saintes images jusqu'à les enfouir dans les tombeaux : des verres antiques où elles sont empreintes ont été recueillis en assez grand nombre pour fournir matière à un livre très-intéressant de Buonaroti ^.

Ainsi la peinture, l'impression sur une matière molle, la ciselure, la représentation sur verre, tout avait été mis en œuvre pour satisfaire cette superstition. Mais ce qui doit le plus étonner notre visiteur protestant, c'est la place accordée aux images. Elles tapissent la voûte des chapelles oii les chrétiens se réunissaient pour prier. Elles apparaissent dans l'endroit le plus saint, au-dessus des tables de pierre, couvrant les tombeaux des martyrs, sur lesquels s'accomplissait le mystère de la Cène eucha-

* Voir Tertullien, de Pudicitia, c. x.

2 Osservazioni sopra alcuni frammenti di vasi anlichi di vetro ornati di figure trovati ne'' cimiteri di Roma. Firenze, 1716.

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ristique. La madone, portant l'enfant Jésus, que nous voyons dans une chapelle des catacombes de Sainte- Agnès ' , est située sur l'autel, à la place où nous mettons aujourd'hui le crucifix.

Cette profusion d'images dans les lieux saints ne suffisait pas : il se trouvait déjà des dévots qui en portaient à leur cou. Les médailles portatives ont nécessairement une petite ouverture par laquelle ou passe le cordon ou la chaîne. On en a trouvé de ce §enre. Celle que cite Arringhi- est en airain; elle offre le monogramme du Christ :

Quoiqu'elle soit à peu près de forme circulaire, sa partie supérieure est indiquée par l'endroit où se trouve la tête du P : c'est là qu'est pratiquée la petite ouverture. Le sépulcre d'un martyr a fourni cette médaille : la dévotion qu'elle retrace a été probablement recommandée par quelque jésuite des temps de Dioclétien ou de Caracalla.

En présence de tous les monuments que nous venons de rappeler, notre protestant sera sans doute de l'avis de cet évêque anglican, qui déclare que les germes du Papisme ont été semés du temps des apôtres.

Nous devons une mention spéciale aux images de

* Voir Arringhi, Rom. Sîibt., lib. IV, c. xxvii, t. II, p. 209. 2 Ibul., lib. VI, c. XXIII, t. II, p. 567.

la sainte Vierge. Les peintures des chapelles sépulcrales, les sculptures des sarcophages, la numismatique, nous en ont conservé quelques-unes d'une manière très-distincte : mais elles ont été certainement plus nombreuses. Les artistes chrétiens, qui représentaient si souvent plusieurs saints personnages de l'Ancien Testament et du Nouveau, ont dû reproduire, pour le moins aussi fréquemment, celle que l'ange a saluée pleine de grâce, que V Esprit Saint a fécondée, la nouvelle Eve, qui, outre sa sainteté personnelle, a été l'instrument divin de l'Incarnation et de la Rédemption, comme l'Eve antique avait été la cause de la chute. Appuyés sur cette observation, les antiquaires du xvu® siècle en avaient déjà conclu que parmi les Orantes, ou femmes en prière, peintes dans les Catacombes, il y en a plusieurs que les premiers chrétiens savaient être des images de la sainte Vierge, tandis que nous ne pouvons plus les discerner qu'avec le secours de l'analogie et par la voie du raisonnement. Il faut en effet distinguer deux classes d'Orantes. Les unes peuvent être des portraits de défuntes : la place qu'elles occupent sur les monuments sépulcraux semble l'indiquer. Mais il y en a d'autres parmi les peintures qui décorent les voûtes des chapelles. Lorsqu'une de ces voûtes n'offre, dans tous ses autres compartiments, que des faits ou des personnages de la Bible, on doit en conclure que YOrante, qui s'y trouve mêlée, est ellemême un sujet biblique; qu'elle représente non une femme ordinaire, mais une des femmes que l'Ecriture sainte a louées. Or, de toutes ces femmes, la Vierge est la seule dont on puisse croire que la piété

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(les premiers siècles a voulu présenter fréquenfiTr-en^ l'image à la vénération des fidèles dans les lieux sacrés. Rien ne demandait pour les autres un pareil privilège. D'ailleurs chacune de celles-ci aurait dû être accompagnée de quelque signe particulier, qui empêchât de la prendre pour une autre ; tandis que l'usage de représenter la Vierge parmi les sujets bibliques sous la forme d'une Ornnte étant adopté, la place qu'elle occupait et l'absence de tout attribut spécial suffisaient pour indiquer que cette figure était la femme par excellence, la commune mère des fidèles.

Elle y est représentée les bras étendus et élevés, c'est-à-dire dans l'acte de la prière. Cette attitude est conforme aux usages suivis par les artistes des catacombes. Les verres orbiculaires reproduisent le même type. Sur l'un d'eux, la Vierge est placée entre saint Pierre et saint Paul : sur d'autres, elle est entre deux arbres ; on y voit aussi des colombes près de sa tête : mais son attitude est celle des Orantes. Les peintres des premiers siècles avaient l'habitude de figurer ainsi la Vierge et les autres saints, à moins qu'ils ne les représentassent dans un acte ou avec des attributs qui exigeaient une autre pose. Pour ne pas troubler les idées des néophytes à peine sortis du paganisme, il était important de déclarer à leurs yeux mêmes que les saints n'étaient pas pour les chrétiens ce que les divinités étaient pour les idolâtres : il convenait donc de donner à leurs images l'attitude de la prière, pour bien marquer que Dieu seul est la source de toute grâce et le terme de toute prière. Cette attitude exprime

précisément le dogme catholique, car il se réduit fondamentalement à prier les saints de prier Dieu pour nous. L'Église dit toujours que la Yierge est une Orante, et que c'est le bon Pasteur seul qui sauve. La plus moderne des confréries de la sainli; Vierge, celle qui est établie à Paris pour la conversion des pécheurs, pourrait très-bien choisir un sujet de tableau pour sa bannière parmi ces peintures des Catacombes, oii nous voyons, au centre, le bon Pasteur qui ramène la brebis égarée, et audessous la Vierge en prière.

Je ne puis résister à l'envie de mettre en regard de ces monuments primitifs le passage suivant, très-moderne. Voici ce qu'on lit dans une lettre publiée par le prélat anglican qui occupe aujourd'hui le siège épiscopal d'Exeter : « Je sympathise si peu « avec ce parti quelconque tendant à Papaliser « l'Eglise, quej 'ai retiré, il y a quelques semaines, « mon nom de la liste des membres d'une société « à laquelle je m'étais fait honneur d'appartenir, vu « son objet primitif et la position de ses fonda- « teurs; je veux parler de la société archéologique <( de Cambridge. Je m'en suis séparé, en déccu- « vrant que son zèle l'avait portée à figurer dans « son cachet la Vierge Marie couronnée et tenant le « Sauveur enfant dans ses bras, puis deux saints « inconnus à notre calendrier. J'ai considéré cela « comme une insulte gratuite faite aux sentiments « des Protestants, et j'ai cru qu'il était de mon de- « voir de protester, en me retirant de la société. »

C'est un curieux spectacle que de voir un docte prélat conduit, par ses idées protestantes, à reculej

d'horreur, en 1846, parce qu'il a découvert, sur le sceau d'une société d'antiquaires, ce même type de l'Enfant Jésus dans les bras de la Vierge, que nous retrouvons sur un verre orbiculaire teint du sang d'un martyr, et dans un tableau au-dessus d'un autel des Catacombes, où des mains chrétiennes Tout placé dans le siècle qui a suivi le siècle des Apôtres. Je dois dire quelque chose de la statuaire sacrée, que des Eglises grecques séparées ont le courage de proscrire. Je ne parle point ici de celles qui n'ont pas de statues aujourd'hui, parce qu'elles n'en ont pas eu autrefois. Ilest à regretter pour ces Eglises qu'elles n'aient point compris que l'art chrétien est destiné, sous toutes ses formes, à glorifier Dieu. Une sorte de pusillanimité religieuse ne leur a pas permis d'accepter un de ses principaux développements : on doit les en plaindre, voilà tout. Mais je parle de celles qui reprochent à l'Eglise catholique de l'avoir accueilli. S'attachant littéralement aux expressions de la Bible sur les images taillées, elles ont à jamais chassé du temple les figures qui sont le produit du ciseau : mais, comme le pinceau ne taille pas, ses œuvres ont été orthodoxes. Le relief est impie, et la perspective est pieuse. Le Protestantisme a trouvé cette distinction bien subtile : il soutient que, si les images ont le tort de matérialiser la religion, la peinture et la sculpture sont trop sœurs pour n'être pas complices. Cent blocs de pierre, ciselés par un manœuvre, feront moins d'idolâtres qu'une toile d'un grand maître. La compagnie des pasteurs de Genève a raison contre le synode de Pctersbourg.

L'Eglise catholique dit à l'un et à l'autre : Vous êtes tous deux trop juifs, et pas assez chrétiens. Laissez-moi donc affranchir l'art des restrictions sévères qu'avait provoquées l'idolâtrie, cette grande maladie de l'ancien monde. Ne prescrivez po.s comme régime habituel la diète imposée dans le paroxysme de la fièvre ; ne faites pas d'une abstinence passagère la loi définitive de l'humanité chrétienne. Au lieu de l'idolâtrie sensuelle d'autrefois, c'est faire du Paganisme spirituel que de ravir à jamais au culte de Dieu les hommages de deux arts sublimes; c'est rendre un culte au mauvais Principe, que de reléguer toutes ces belles choses dans son domaine. Elargissez votre christianisme : le Christ a rendu la liberté à tout ce qui est bon, il a ouvert toutes les portes du temple de Dieu à tous les talents de l'homme. Pour le culte chrétien, il n'y a d'éternel profane que le mal.

L'Eglise a béni successivement les produits des arts, à mesure qu'ils ont pu s'offrir pour le service de Dieu. Voici l'ordre de succession suivant lequel ils ont débuté. La publication de l'Évangile venait de commencer, et déjà saint Paul recommandait aux chrétiens l'usage des cantiques spirituels. Le chant, le plus naturel de tous les arts, le plus populaire, le compagnon du paire et de l'artisan, l'hôte du foyer domestique, est venu le premier : une chambre lui suffisait.

Cependant les besoins du culte et les exigences des temps de persécution demandaient, pour les réunions religieuses, des asiles secrets, spécialement affectés au service divin : l'architecture commença à ". i3

poindre dans les Catacombes du siècle des Apôlrcr Les premiers chrétiens empruntèrent d'abord aux arts ce que Dieu donna aux oiseaux : un nid cl des chants. Rien ne dut retarder le début de ces deux arts.

Mais, pour ceux du dessin, il fallait ménager nue transition. Dans les commencements de la prédication évangéhque surtout, où l'on n'observait pas encore toutes les épreuves préparatoires qui ont été organisées un peu plus tard, beaucoup de néophytes auraient pu être tentés de reporter sur des imag-es chrétiennes quelque chose des idées et des impressions avec lesquelles ils avaient accoutumé à regarder les images du paganisme. On devait donc procéder avec mesure, pour les habituer à prendre ces objets dans leur vrai sens. Ici nous pouvons observer deux degrés dans le développement artistique. Comme les statues figuraient bien plus que les tableaux dans le culte païen, et qu'elles formaient en général les idoles des temples et des places publiques, la transition dut s'etlectuer d'abord par la peinture. Des raisons d'un autre ordre concoururent à lui donner cette priorité. 11 était facile et peu dispendieux de tracer à coups de pinceau quelques figures dans les souterrains sacrés. La sculpture demandait plus de liberté et plus de ressources. Le tuf granulaire des Catacombes aurait fait de tristes statues, et TÉglise ne pouvaii ouvrir des ateliers dans l'intérieur de Rome.

On fit d'abord de la sculpture en germe, en ciselant, au trait, diverses figures sur les pierres sépulcrales., Cependant la statue de saint Hippolyte de

Porto témoigne déjà delà transition qui s'opérait à cet égard. Quand le iv^ siècle eut fait tomber les chaînes de l'Eglise, la sculpture, impatiente de la gêne qu'elle avait soufferte, se délecta dans les basreliefs qu'elle étala, avec une sorte de profusion, sur les flancs des sarcophages. Les statues sacrées ne durent pas se multiplier aussi librement ni aussi vite. Les idoles étaient encore debout dans les temples païens, et d'ailleurs, la décadence de la sculpture avait été plus rapide que celle de la peinture. Les artistes y devenaient plus rares, surtout lorsqu'il s'agissait de travailler en grand. On prit quelquefois la statue d'un vieux Romain pour en faire, au moyen de quelques changements, un personnage chrétien, comme nous le voyons par celle du Prince des Apôtres qui se trouve dans le souterrain du Vatican. Mais les statuaires chrétiens essayèrent encore de retarder la chute de l'art. Leur courage se soutint même en face des barbares étonnés, et ils donnèrent à Rome chrétienne la célèbre statue en bronze de son fondateur, comme un dernier adieu de l'art antique qui allait s'ensevelir sous les ruines du monde romain.

La marche que l'Eglise a suivie pour régler le développement artistique est très-significative. Elle suffirait pour prouver que l'admission de la peinture et de la sculpture dans l'organisation du culte n'a pas été, de la part de lEgiise, l'effet d'une condescendance momentanée pour les anciennes habitudes des nouveaux convertis, mais la conséquence d'un principe permanent, dont elle provoquait graduellement rapplicalion. EJle établit d'abord des

restrictions prudentes, dans le but de sevrer les néophytes de ce qui pouvait leur rester des impressions païennes. Le cercle s'élargit, à mesure que le danger diminue. Lorsqu'il a cessé, toutes les barrières tombent, et l'Église ne retient plus les rênes que pour diriger l'art chrétien dans la route de la piété et de l'orthodoxie.

Les grands sarcophages du iv* siècle sont les monuments les plus remarquables de l'ancienne sculpture chrétienne. Le symbolisme s'y déploie quelquefois avec une telle variété de détails significatifs, que la beauté de la pensée fait pardonner à l'imperfection de la forme. Mais, sauf l'addition de quelques nouveaux sujets bibliques et quelques différences dans les accessoires, il y a identité entre la sculpture de ce siècle et la peinture des siècles précédents : les sarcophages nous rendent, en général, les anciens tableaux en relief. Ces œuvres de la première époque où le Christianisme ait eu la liberté de travailler en paix ses monuments peuvent montrer au schisme russe, ennemi de la sculpture sacrée, que le siècle des Athanase, des Basile et des Augustin ne pensait pas comme lui. Lors même que nous n'aurions pas des monuments plus anciens, ce serait déjà, aux yeux d'une église airièrepetite-fiUe de Byzance, une antiquité assez haute que celle de l'époque où Byzance a été fondée.

L'antipathie des théologiens russes pour la statuaire sacrée n'est qu'un effet partiel d'une cause générale qui tient à une loi très-profonde. Le Christianisme complet, renfermant l'essence de toute perfection morale, doit favoriser l'expansion

de toutes les facultés supérieures de l'homme, et par conséquent le développement de tous les beauxarts dans leur sphère la plus élevée, qui est la sphère religieuse. Voyez maintenant ce qui est arrivé. Certaines églises protestantes ont proscrit l'architecture sacrée ; d'autres ont supprimé la musique et le chant, La plupart se sont bornées à la condamnation de la peinture et de la sculpture. Les églises grecques dont je parle, imbues de traditions catholiques sur l'art, semblaient devoir échapper au malheur de lui être hostiles. Elles ont admis, en les immobilisant, il est vrai, tous les arts que le Protestantisme a repousssés, tous, excepté un seul qu'elles ont condamné. Elles n'ont pas voulu qu'il put y avoir un Phidias chrétien. Il a fallu qu'elles portassent sur le front le signe de l'incomplet, la marque d'une lésion dans les rapports du beau avec le vrai. L'affinité de l'art chrétien avec la constitution de la société religieuse doit être bien puissante, puis(]u'il n'a obtenu son développement intégral que dans le sein de l'unité.

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