IV, C. XXXV
2 Virgines vestales sex cum virgine Vestali maxima. (Panvinii, de Litdis Circens., lib. II, c. ii.)
3 FRATRiBvs ARVALiBvs. (luscript. de locis amphit. Vide de la Torre, Vet. inon. vet. Antii.)
COLISÉE. 47i
rules, ornées de sculptures d'ivoire et de filets d'or. D'autres chaises curules restent vides, ce sont celles des personnages absents pour le service de l'empire. Sous le podium, dans tout le tour de l'enceinte, vous remarquez VEuripe, c'est un ruisseau destiné à écarter les bêtes féroces qui craignent l'eau*.
Au-dessus de l'orchestre, s'élèvent les gradins de l'ordre équestre. D'après l'ancienne loi Oppia, ces degrés devaient être au nombre de quatorze; mais, sous les empereurs, le nombre des chevaliers a été considérablement augmenté, et de temps en temps ils envahissent la plus grande partie des degrés de l'amphithéâtre. Les bancs équestres ont aussi des places pour un certain nombre de fonctionnaires pubhcs, et pour les tribuns militaires : vous distinguerez ceux-ci à la blancheur éclatante de leurs manteaux.
Plus haut, sont les degrés destinés au peuple proprement dit. Là, il y a aussi des distinctions : les militaires sont séparés des citadins, les hommes mariés de ceux qui ne le sont pas. Un compartiment particulier est assigné aux jeunes gens qui portent la robe prétexte; leurs pédagogues s'asseyent près d'eux dans un autre compartiment. Sur ces degrés populaires, les costumes sont moins brillants ; mais l'ensemble ne manque pas d'un certain éclat : le peuple est en habit de fête.
Regardez maintenant les portiques supérieurs : la partie la plus élevée de la troisième série de gradins en pierre est couronnée par un mur qui fait le
1 Euripus, Pliai. — Lamprid., i^. Eliogab.
tour de l'enceinte : c'est le podium populaire. De même que le podium royal est réservé à tout ce qu'il y a de plus distingué dans la classe aristocratique, le podium populaire reçoit les derniers rangs de la plèbe romaine. Des loges où quelques spectateurs peuvent trouver place sont pratiquées dans l'intérieur de ce mur. Sur la plate-forme il y a des bancs en bois *; de distance en distance, des grands sièges désignés par le nom de chaires sont réservés pour les femmes. Elles ont été reléguées jusques-là par un décret d'Auguste, qui a voulu qu'elles ne regardassent les jeux des athlètes que de loin ^. Elles sont tenues à distance par une certaine pudeur, comme les pauvres gens par leur condition. Ceux-ci prennent place dans les intervalles de ces chaires. Les habits de l'indigent, lapénule et la laeerne, sont de couleurs brunes. Ces costumes, qui occupent la plus grande partie de cet étage, sont un peu relevés parles reflets qu'y répand la tenture de pourpre qui couvre l'amphithéâtre. Sur le parapet de ce podium se tiennent les musiciens, dont les clairons doivent animer les combattants et célébrer les vainqueurs.
Un dernier étage est occupé par les mécaniciens, les soldats de marine, les gens employés au service du Colisée. Une partie de la plèbe peut
* MENiANO. svMMO. IN LiGNEis. {Iiiscript. de loc. umphit... Vide de la Torre, Vet. moniim. vet. Antii.)
2 Athletarum spectaculo muliebrem sexum omnem, adeo summovit, tit, etc. Edixitque mulieres ante horam quintam venire in theatrum non placei-e. (Suetonius , in AugusU^