X PRÉFACE
chrétiennes de se développer et de fleurir à Rome La tradition de cette science n'y a jamais été inter rompue, et, en se combinant à cette époque avec la nouvelle activité des esprits, elle enfanta des ceu vres capitales, qui forment encore aujourd'hui la base de toutes les recherches ultérieures. Rome est, je crois, la seule ville où les monuments sacrés aient été explorés pendant cette période par une élite de savants du premier ordre avec une persévérance infatigable qu'on ne saurait trop admirer. Mais, comme les préoccupations les plus générales et les plus vives avaient pris une autre direction, ils n'écrivirent que pour le cercle de lecteurs qui partageaient leurs g-oûts, ils négligèrent les moyens secondaires qui pouvaient rendre leurs travaux plus accessibles à un autre public et captiver son attention. Leur érudition ressemble bien moins à un musée qu'à un cloître. Il s'opéra une scission entre le fond de la science et la forme qui sert à la propager, entre la puissance de produire et l'art démettre les produits en circulation. Cette séparation passagère, qui a déjà été moins sensible plus tard, paraît devoir disparaître complètement devant la réaction heureuse dont nous sommes témoins, devant ce besoin, presque universellement senti, d'étudier tout ce qui porte le sceau du Christianisme. Il ne peut manquer de faire éclore des ouvrages particulièrement destinés à populariser, parmi les classes