VIII PRÉFACE
les vérités enveloppées dans les monuments de Rome.
Quelques personnes seront tentées peut-être de me reprocher une sorte de partialité, parce que je n'ai pas voulu troubler les magnifiques points de vue de ce sujet par des observations critiques sur des imperfections et des misères qui se reproduisent, d'une manière ou d'une autre, dans toutes les villes de ce bas monde. Rome n'est pas la Jérusalem céleste avec ses portes de saphir et ses habitants surnaturels. Mais les inconvénients de la ville italienne, qui ont varié d'époque en époque, se trouvaient exclus du plan d'un livre qui a pour but de remarquer, dans les monuments de la cité chrétienne, ce qui appartient au caractère permanent du Catholicisme dans tous les temps. Lorsque des écrivains ont tracé un tableau des Alpes ou des Cordillères, on ne les a pas accusés d'infidélité, sous prétexte qu'ils n'avaient pas décrit des circonstances moins nobles qui se rencontrent presque toujours dans les plus belles scènes de la nature.
D'autres personnes pourront m'adresser, avec plus de raison, un reproche diamétralement opposé. Elles se plaindront que j'aie laissé à l'écart une foule de détails pleins d'intérêt. J'avoue que je n'ai pas trouvé le secret de renfermer, dans le cadre de trois volumes, une image complète de Rome en raccourci. Notre œil, tout petit qu'il est, réfléchit, il est vrai,