‹ Esquisse de Rome Chrétienne (volume 4)Chapitre 31 sur 79 · pist · texte numérisé non relu

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S Epistola TA.

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tin !, On savait aussi par un passage de saint Paul ?, qui a été également commenté par les Pères, que le rocher, produisant des eaux sous la verge de Moïse, avait figuré le Christ, la pierre spirituelle d'où jaillissent les torrents de la grâce. Le miracle des trois enfants jetés dans la fournaise et bénissant Dieu , était le type de l'Église qui passait, en chantant des hymnes, à travers le feu des persécutions * : les lions de Babylone renaissaient dans ceux du Colysée. Les tableaux, très-nombreux, qui représentaient ces différents sujets, avaient donc, outre leur utilité morale, un caractère dogmatique, en ce sens qu'ils signifiaient que l’ancienne loi avait été figurative de la loi évangélique. Dès l'origine de l'Éplise , les docteurs chrétiens ont insisté sur cette vérité. Les païens reprochaient au Christianisme d’être une religion nouvelle : il était important de prémunir contre cette attaque la foi des néophytes, etde figurer à leur imagination, à leurs sens même, la suite de faits prophétiques par laquelle la religion remonte à l'origine du monde. C'était en même temps un moyen de repousser la doctrine de plusieurs sectes du Gnosticisme, qui considéraient l'ancienne loi comme ayantété l'œuvre, non du vrai Dieu, mais d'un être imparfait ou mauvais, L'unité de la religion dans tous les temps fut écrite sur les murs des catacombes.

1 De Catech. rud., C. xxvn.

2 [ EÆpist. ad Corinth., x, 4. .

5 Temporibus itaque apostolorum et martyrum illud implebatur, quod figuratum est quandà rex memoratus (Nabuchodonosor) pios et justos cogebat adorare simulacrum et recusantes in flammam mittebat. S. August., Zpistola 48, n° 9, aliàs 95.

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