‹ Esquisse de Rome chretienneChapitre 39 sur 96 · SAIN TE -MARIE-MAJEURE · texte numérisé non relu

SAIN TE -MARIE-MAJEURE

Aux documents que nous avons donnes sur I mont Esquilin, nous devons ajouter les suivants qui achèveront de le faire connaître.

Le mont Esquilin est la plus élevée des sept collines, qu'il surpasse aussi par son étendue. Il a deux, sommets primitivement nommés le Cispius et YOppius. La basilique de Sainte- Marie- Majeure s'élève sur le premier. C'est dans la partie qui louche au mont Viminal qu'a été construite la basilique de Saint-Pierre-ès-Liens, vers l'extrémité de l'autre sommet du Cœlius.

Du côté qui regarde la campagne, l'iisquilin présentait, dans l'ancienne Rome, la célèbre chaussée du roi Servius Tullius : elle vient de reparaître sur un point où le sol a été creusé par suite de travaux relatifs à la construction d'une nouvelle gare, il touchait, sur plusieurs autres cotés, à l'antique et vaste quartier de la Saburra. Sous les cinq premiers rois de Rome, cette colline était en dehors des murs de ia ville qui corn-

prenaient seulement le Palatin, le mont de Saturne ou leCapitole, le Cœlius, l'Aventin, et peut-être la partie du Quirinal voisine du montCapitolin. Ce lut Servius Tullius qui renferma dans l'enceinte de Rome le Quirinal, le Yirninal et l'Esquilin. Celte enceinte, telle qu'il l'avait établie, a subsisté, sans aucun agrandissement, jusqu'au règne de l'empereur Au rélien, c'est-à-dire, depuis environ Tan 190 de la fondation de Rome jusque vers l*an 273 de l'ère vulgaire : elle est restée immobile pendant plus de huit siècles.

L'Esquilin a probablement tire son nom des Esquiliœ ou Saules* qui le couvraient à l'époque où celle colline commence à figurer dans les traditions romaines. On y voit une maison, c'était la demeure de ce même roi Servius-Tullius, l'architecte de la ville dont Romulus avait pose les premières pierres.

Ses cinq prédécesseurs avaient habité le Palatin ; il y possédait lui-même une maison. Ai a i s il préféra fixer sa résidence sur un point où il était plus à portée de la défense de la ville du cote le plus exposé aux aitaques. Sa demeure fut vraisemblablement en grande partie, comme les autres résidences royales, une maison de bois. Voilà le premier monumenf que l'histoire nous fait découvrir parmi les saules de l'Esquilin.

1 Voir A~arron, de lingua latina, v. 49, in-8°, Lipsise.

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