‹ Esquisse de Rome chretienneChapitre 60 sur 96 · Opinion de Ttlgv Gerbet · texte numérisé non relu

Opinion de Ttlgv Gerbet

Mgr Gerbet est loin d'assurer l'authenticité de cette tradition : mais aussi il ne pense pas qu'il faille la repousser tout à fait comme entièrement fausse 3.

'• Numinishancalmaminatrisqui scandis ad aulam,

Cunctarum prima quœ fuit orbe sita, Noscas quod Gaesar tune struxit Octa\ ianus, Hanc aram, cœli sacra proies cum patet ei. (Dans Casimiro, Memorie istoriche délia chiesa d'Ara-Cdi, qui donne aussi la gravure de cet autel. — Voir aussi Pancirolus, Tesori nascosti di Borna).

'* Orac. sibyll., t. n, p. '■ T.

3 Voir son chap. xiii, t. il, p. 406 in-8, et 426 in-12.

Il donne pour premier document le réeit de Suidas, du -11* siècle : or, nous avons vu qu'il faut se reporterai! moins au 0e siècle et très-probablement au 3e et au 2e et même au 1", ce qui est une autorité assez respectable, comme dit M. Alexandre.

2° Il ne cite pas ou il n'a pas connu les textes de la Chronique palatine, de Malalas, de Cedrenus, de Nicéphore, de Martin Polonus, qui le premier parle de l'apparition de la Vierge.

3° lien donne deux origines également probables, d'abord la croyance d'Auguste aux Sibylles et l'application qu'il a dû faire de leurs prédictions sur le grand fils de Jupiter,

Magnum Jovis incrementum,

chanlé par Virgile. De là un autel à ce grand rejeton, dans le temple de Jupiter capitolin.

Quand ce temple fut démoli, il sera resté quelque débris ressemblant à un autel. De là on a dû croire que ce débris n'avait pu être sauvé que parce qu'il était vénérable et sacré, par quelque destination. Ceci joint à l'Enfant de Jupiter aurait conduit à Y Enfant hébreu.

On voit comment l'opinion de M. Alexandre, comme celle de Mgr Gerbet, sont appuyées seulement sur des suppositions et des conjectures. Examinons de nouveau quelques-uns des faits histo-

riques que nous avons indiqués ces le commencement de ce travail.

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