L'Impératrice Livie ornant le temple de Jérusalem
A l'exemple d'Auguste, Livie montra elle aussi une grande vénération pour le Dieu adoré dans le lemple <le Jérusalem. C'est encore Philon qui parle à Caligula :
« Ta bisaïeule, Julia Augusta2, suivit cet n exemple de piété et orna le Temple de vases, » «le coupes d'or et d'autres présents sans nom- » lire et dès- précieux. Pourquoi cela, puisqu'il s n'y avait en ce lieu aucun Simulacre? Car les
1 Philon, Légation à Caius, p. 372.
2 On a élevé des difficultés sur le nom de Julia, qu'on croyait être celui de la fille ou de la petite-fille d'Auguste, toutes les deux exilées pour cause d'impudicité.. Mais on n'a pas fait attention que Livie, ayant été adoptée par Auguste dans son testament, était devenue une Julia Augusta, et que c'est ainsi qu'elle est nommée non-seulement par Philon, mais par Salluste (Caligula, c. 16), par Tacite (Annal., ni, 04), par Josèphe, Ant. Jud , 1. xvr, c. 5, n. 1 ; et Dion (1. lvi, c. 40) marque expressément quand et comment on lui avait donné le nom de Julia Augusta. — Voir au reste les inscriptions et les médailles qui lui donnent ce nom, entre autres celle qui porte d'un côté Divus Augustus, et de l'autre Julia Augusta avec la qualification de Genclrix orbis , « Mère de l'univers. » Rien que cela! Tristan, Comm. historiques, t. i, p. 123).
esprits relativemenl faibles des femmes ne peu- ' vent rien concevoir que ce qui tombe sous les » sens. C'est que, si elle surpassait son sexe en o tout, elie le surpassait surtout en sagesse et » avait acquis par l'étude et la réflexion ce que » Ja nature semblait lui refuser; ayant ainsi aeb qiiisune raison virile, elle était devenue si pers- » pirace qu'elle percevait plutôt les choses inlels ligibles que les choses visibles, considérant » celles-ci comme les ombres des premières1. »
Après cela le récit de la Chronique palatine et de Malalas, disant qu'Auguste consulta la Pvthie et que de là il mon (a au Capitale, n*a plus rien d'invraisemblable.