État actuel du titre de la Croix
Bosio nous parait être le premier qui ait donné un fac-similé entier de ce titre dans sa Croce trionfante, 1. i, c. i); le P. Lupi la reproduisit
fidelibus utriusque sexus, \ere pœnitentibus et confessis, qui occlesiam ipsam in ultima dominica mensis Januarii cujuslibet anni, a primis vesperis usque ad occasum solis ipsius dominiez dévote visitaverint. annuatim omnium peccatorum suorum reinissionem auctoritate apostolica teaore prœsentium concedimus, et elargimur, praesentibus perpetuis futuris temporibus valituris (dans Paauinius, p. 219).
1 Cité par M. Barbet de Jouy, dans Mosaïques chrétiennes de Rome, p. 135. Paris, 1857. Nous ne savons si elles sont les mêmes que celles que cet auteur décrit p. 421. Il y cite le miracle de la Croix seulement d'après S. Paulin, qu'il appelle Paulinius, p. 133).
■-' Voir son épitapbe dans YAthenœum Romanum du P. Oldouin, p. 121. Ronue 1676.
dans son Epitaphium Severœ , p. 150. Dom de Corrieri en donna, en 1829, un fac-similé plus exact dans son livre : De Sessorianis prœcipuis passionis D. N. Jesu Ckristi religuiis commentarius. p. 271 que dom Piolin reproduisit dans Y Auxiliaire catholique ,t. i, p. 224. Enfin, en \ 869, M. Rohault de Fleury fut admis à le visiter et en prit une photographie que nous reproduisons sur la page suivante et qui représente ce titre tel qu'il existe en ce moment :
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M. Rohault en fait la description suivante
Nous avons \u clans le journal de Rome qu'il est question d'un couvercle et d'une relique. Ces deux précieux monuments ont été conservés.
Le couvercle est une brique en terre cuite de 320 mm, sur 210 mm, plus grande que le titre, et pouvant par conséquent bien cacher la niche où fut enfermée pendant mille ans la boite de plomb qui le contenait. Sur cette brique on lit ces mots gravés au ciseau : Titvlvs crvcis. Les lettres antiques de 50 mm de hauteur sont d'une belle époque (PI. xix).
Le fragment du Titre que l'on conserve sous verre, dans un assez pauvre reliquaire d'argent, est une petite planche de 235 mUi de largeur sur 130 mm de hauteur, sillonnée de trous de vers et semblant tomber de pourriture (PI. xvm).
On y voit très-distinctement deux restes d'inscriptions grecque et romaine, et dans le haut, l'extrémité de quelques lignes courbes qui paraissent être ceux d'une troisième inscription.
La seconde inscription porte : NAZAPCN8CI et la troisième NAZAR1NVS RE-
Les lettres sont légèrement en creux, comme si elles avaient été tracées avec cet outil particulier dont les charpentiers se servent de nos jours pour marquer le bois, ou simplement avec une petite gouge. Elles ont de 23 mm à 30 mm. Peintes en rouge sur un fond blanc, que je n'y ai plus remarqué, elles devaient être très-visibles à la hauteur où Ponce-Pilate les fit placer l.
Examinant In nature de ce bois, M. Rohault croit qu'il doit être de chêne, de sycomore ou de peuplier, bois susceptibles de recevoir facilement
1 Instruments de la Passion, p. 186. Voir la page précédente.
une inscription. Lipsius pense que c'est de chêne1.