SUR LHISTOIBK KT L85 MOEURS
jecture ; el quoiqu'il paraisse bien extraordioaîre de voir un simple particulier s'embarquer de sou propre chef dans une entreprise de celte nature , il faut considérer que Théodore était un personnage des plus singuliers, qu'ayant toujours été le jouet d'une bizarre destinée , il n'apercevait guère Us choses que concilie un homme ivre, en délire, ou dans un accès de fièvre* Il n'avait d'ailleurs rien à perdre et pouvait gagn^ un royaume^ Son projet était d'amuser les Corses par dea promesses de secours étrangers, et de les faire agir à la faveur de ces espéraiices. S*il eût réussi ^ rien ne lui etkt été plus facile que d'alléguer qu'il a?^ oootremandé ces secours comme inutiles ; et , en ce cas , il est probable qu'il eût trouvé de l'appui auprès de quelqu'une des puissances de l'£urope«
Les Anglais gravèrent sur son tombeau deux ver^ , dont le sens est celui-ci: « Le destin lui donna un trône, et lui refusa du pain, o Voltaire a dit que Tbé<h dore lui rappelait un marquis d'Ammi de Conventigjio qui, dans le même temps, parcourait (outes les cours, faisait de l'or pour les princes et les seigneurs qui en avaient besoin , et était mis en prison dans tontes les capitales de l'Europe. S'il faut en croire Boswel dans sa relation de l'Ile de Corse , p. 68 , Walpaie avait l'acte par lequel Théodore donnait son royaume de Corse en hypothèque à ses créanciers.
D€ LA CimSB. 71