CHAPITRE IX
Décret de rAseBUée coKtttiute do 30 M»imtn im,^ tetfv « C«r et
Paoli. — Ifayolèoi. — Poso-di-Borgo. — DMÉndM aigUtoe
dus rfle. ~ La Cône redeileit fruçaiee.
Dans les vingt années qui s'écoulèrent de t769 à 1789, riie gagna beaucoup; mais les bienfoita du Louis XVI avaient peu touché le cœur des habitantfti qui n'étaient encore rien moias que Français. L'esprit naturel des insulaires se montrait dans toutes lesckcofluh tances. On pourrait en citer raille réparties Nous en prendrons une au hasard : Un lîeutenant-géBéral d'iir* fanterie, traversant les montagnes, discourait avec un berger sur l'ingratitude de ses compatriaieSi ^ il lui faisait l'énumératimi des services de radaNnistration française, a Du temps de votre Paoli r vans payiez le double. — Cela e^ vrai » Monsaigaaiir, mais nous donnions alors ^ vous preneai ijiijtmr d^hui (i). B
M. de Marbceuf eut pour successeur M^ homme d'un caractère doux et conciliant , qm tint le calme dan8*rileîusq«'aiij/otur où éclafla ea ted-^ rible soulèvement d'idées , admirable levée de nauveauléshardies que l'on nomme la révolution fvançaisaw Je n'entends pas dire qu€i la grandeur de ce drama en couvre à mes yeux toutes les. sangiantas turf»-
(t) Mémoires de Napoléon , t. iv , p. &%.
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tildes ; ce qui blesse les lois de la morale , qu'il s-'agisse d^un peuple ou d'un individu , ne pcul jamais obtenir les sympathies d'un cœur honnête , ou enfanter un bien quelconque ; aussi , n'est-ce point l'année 1793 et ses énormiités qui ont produit \^ liberté; le l'égîme constitutionnel est sorti tout entier des entrailles dé Tannée 17B9. a Cependant, dit Machiatel (Décadeàde Tfte-live), quiconque se sera nourri de la tecture de l'antiquité , sentira que le passage de la tyrannie à la république doit être marqué pat Un t(mp terrible contre les ennemis de la révolufion ; que rétablir fà liberté et n'immoler pas tés enfknts deBrntuâ , né saurait être un système durable ft
Après cëta, il i)e faut {yotnt s'étonner si Danton, qui n'avait jâinaiff rien lu , lisait sans cesse Machiavel. Ses odTfsfges étaient toujddrâ sur sa table ; c'est après i es àyoït his un sofr qu'il vint, le lendemain , proposer de mettre tous lés àHstocratés hors la loi et d'étair le tribunal révolutionnaire ; ce qu'il faut dire , e qu'il '^i l'épéfér à totis les partis , à toutes les pihionÀ « èé qu*il faiit létir prouver sans cesse par le ■ra^ooffeittent , par les sanglantes pages de l'histoire , par }ès Wt^cfïsMeÈ farits dé l'expérience^ de tons les laommes , ce qd*\\ fatit les foVcer de reconnaître par toute Va piiissance de FautoHté publique , c'est que par ofie éternelle loi de la nature , contre laNjueHe? reitravagance fùimaine s'est toujours brisée et vîefidra toujours se briser , rien de ce ^vi esft injuste rie peut être utile et ne peut durer.