Xe n'ai, rien mangé ni bu, sans être incommedé
4--^ lien a été de même, le jour et la nuit t, jc'ai éprouvé on bien-être capable de charmer quiconq^ie o7eût pas été dans ma position.
5» -*' La nuit précédente, je n'ai pas fecmé l'œili un seul moment , bien que je fusse san& douleuiï» pb^fsiques ; mon esprit seul était pcofandément agité*' Dans une heure,, il 7 aura troia joues. queje n'ai^pris aucune espèce^de nourritures ni de boisson ; mon. pouls né. présente pas de: mouvements fébrilea, j'ai laitèle libre., la- vu^ claire , l'ouïe, bonne y la bouche, sans amentume et de la vigueiir dans toulle corps« Je» ne sens» l'aiguillon' ni do la soif ni de la^faim:. — VerfiJes cinq heures et demie du soir, mon pouls commence à s'allonger. -**- Après un sommeil paisible et profond, je trouve à mon réveil , vers^ les onze heure», mon pouls très-faible , mais pas d'autre altération..-^ A une heure après minuit, gosier desséché, soif ardente.
DE LA CORSE. Ipg
6. — Voilà quatre jours que je ne mange ni ne bois, ïe mérite pitié et compassion , et non blâme ; j'ai débuté mieux que Caton ; la fin > peut-être , répondra BU commencement. Je souffre avec un courage inébranlable , une soif brûlante , une faim qui me dévore. A dix heures du matin, ma léte s'embarrasse. A midi, intermittence dans le pouls droit , vue trouble. Neuf heures , mon pouls varie à chaque instant.
7» — • Il est six heures et demie , je viens de reposer tranquillement plus de quatre heures. A mon réveil , tournoiements de tète , soif des plus vives , pouls convulsif. A neuf heures, le pouls s'apaise, la soif diminue. A midi, le pouls est régulier. A deux heures, mS ardente. A minuit , bouche très^amère , calme dans tout le corps.
8. — Quatre heures du matin , soif cruelle suivie de quelques heures de sommeil paisible. A huit heures, gorge très-sèche. Je tiens la langue couverte pour ro'empécher de parler, soif sans relâche. A quatre heures dusoir, après un sommeil tranquille, la soifrecommence avec plus d'ardeur , les urines sont enflammées. A minuit, une heure de repos : puis tournoiements detéle épouvantables , pouls en grand désordre, affaiblissement général , surtout dans la vue. Affreux tourments de la soif.
9* — A trois heures après minuit, sommeil d'une heure; quand il a cessé, mêmes symptômes que les précédents. — A trois heures du soir, repos d'esprit, calme et force dans toutes les parties de mon être , pouls régulier , la soif continue. — La seule crainte de Vignominie et non la peur de la mort, m'a décidé à