‹ esquisse des moeurs et de l'histoireChapitre 42 sur 64 · SUR LES COMBINAISONS BU SILICIUM · texte numérisé non relu

SUR LES COMBINAISONS BU SILICIUM

adaple une allonge qui communique avec un tube en U refroidi. Il se condense bientôt j dans l'allonge et dans le tube en U , un produit liquide , fumant , doué d*une odeur piquante et fétide tout-à-Ia-fois , et rappelant celles du chlorure de silicium et de Tacido sulfhydrique. Ordinairement ce liquide est rendu un peu laiteux , par la présence d'une petite quantité de soufre qu'il tient en suspension. Abandonnée pendant quelques jours au repos , dans un flacon à Témeri ou dans un iube fermé à la lampe, cette liqueur s'éciaircit et laisse déposer, outre le soufre pulvérulent , des cristaux de soufre assez limpides quelquefois, et assez nets de formes, mais qui ne sont jamais bien gros^ parce que le chlorure de silicium , qui est ici la matière première indispensable , étant lui-même assez coûteux et assez difficile à obtenir en quantité un peu considérable, la nouvelle substance, qui n'en représente qu'une partie, à cause des pertes, ne peut être obtenue qu'en assez petite quantité à la fois (1). Le tube de porcelaine contient ordinairement

(!) Ces cristaux de soufire ont quelquefoli des formes assez nettes pour qu'on y puisse recoonattre facilement des prismes obliques, à base rbombe, sans aucune modificatloa. Celle cristallisation du soufre , par vole humide r ëaM le^méme système que par voie sèche, m*a paru élre un phénomène assez rare pour mériter une mention particulière. La petite quantité de matière sur laquelle j'opérais k chaque fois , ne m'a pas permis d'obtenir de» cristaux assez gros pour que j'en pusse mesurer les angles avec quelqu'ezactitude.

Il m'est arrivé , une fols , d'obtenir , dans la même liqueur , des cristaux semblables aux précédents et des octaèdres. Cette singularité m'a d'abord embarossé; mais je me suis aperçu

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une irès-pelite quantiié de silice , provenant sans doute de la décomposition d'un peu de chlorure, par rbumidité abandonnée par les boociions. Cette silice est mélangée, vers les extrémitée du tube, d'un peu de soufre, provenant de la décomposition de l'acide sulfhjdrîque par la chaleur.

En distillant avec précaution le liquide brut ainsi obtenu , mettant de côté ce qui passe au-desBOus de 90 ou 100^. (mélange de la nouvelle substance et de chlorure de silicium) et arrêtant Fopération lorsque le résidu, devenu pâteux (i), comoKOce à dégager d'épaisses vapeurs blanches dans Tappardl . distillatuire , on obtient un liquida ùàcoUre, limpide, fluide comme de l'eau, (xmilUmt o»ir-de$tHS de 100°» et diêtillable sans résidu ; son poids spécifique » comparé à celui de Feau pris pour usité , est environ 1,45.

Mise en contact avec l'eau , cette substance se décompose avec dégagement d'acide eulfhjdrique , dépôt d'une petite quantité de soufre, et avec formation d'acides chlorhjdrique et silicique.

ensuite qoe le tube daos lequel i*aviiU trouvé ces crblaos de formea iocoiBpaUbles , a?aUfa pointe oaaBée. Cette clrcoBsUsoe , losignifiaDte en apparence , méfile cefitendaQt d*étre notée , parce que j'ai reconnu plus tard que 9! l'on ajinin^oane à luimême au contact de l'air «n tnbe e|9lé malt qpii cenpl^tenenl fermé , contenant une petite quantité de ce liquide , on iMMit obtenir comnie pt oduit de sa déomaposUio^ le^te , son» I'Idfluenoe de l'honiidilé ée l'air, dea crj^taui^ de aoafre octaédriques; mais ees dernien ne sont JaroaU bien Umpidei, et Ton reconnaît que ce ne sont pas dçs octaédree sioBiples > mais des groupements octaédriques en trémies emliQlléea. (1) Je reviendrai tout-à-l'heure sur ce réaldu.

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