NATURE
Il faut être juste , cependant , même envers la banque de St. -Georges, et reconnaître qu'une partie des malheurs du pays était Touvrage des seigneurs corses qui opprimaient d'une manière odieuse tes habitants, et dont la domination féodale avait substitué le fief â ta patrie /l'intérêt particulier au bien public*, Tobéi^ance de Tësclave à la dignité de rhommé libre. L'offiée de St. -Georges s!efforça d'abaisser , puis d'anéantir par la ruse et par la force des armes , le pouvoir qu'eierçait cette redoutable noblesse. Ppur affaiblir les résistances , il mettait constamment en pratique la fant^se maxime : diviser pour régner. Là était te secret de âa politique , le grand art dé régir la Corse. Habitués à vivre eux-mêmes à Gènes dans l'atmosphère des factions , dams l'arène où
3o suK l'histoire et les moeurs
Guelfes et Gibelins se livraient autrefois à toutes les fureurs des partis , les gouverneurs de St.-Georges savaient bien ranimer les haines , et soulever le peuple contre les seigneurs. L'impunité était à l'ordre du jour; elle enfanta ces terribles vendeite qui ont rendu le nom de Corse si tristement célèbre dans le monde entier ; mais ce n'est pas encore le moment de parler de Télcndue d'une plaie , dont le sang coulait déjà , et qui va prendre plus d'extension par la suite (i).