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nées à une suite d‘agressions, auxquelles ils ne dune noient-aucun sujet. On peut citer quelques faits pour donner une idée de la manière dont la Compagnie du Nord-Ouest se conduit en fait de concurrence de Commerce.
Mr. William Corrigal, Traiteur au service de la Compagnie de la Baye d‘Hudson, se trouvoit posté en Mai 1806, avec quelques hommes, dans un lieu nommé le Mauvais Lac, situé dans les limites de la Factorerie d‘Albany, (dans les Territoires de la Baye d'Hudson) et près d‘un. poste occupé par un plus grand nombre d‘hommes commandés par Mr. Haldane, un des Associés de la Compagnie. du Nord- Ouest. Cinq engagés Canadiens à son service, ayant choisi leur tems, entrèrent forcément vers minuit dans la maison de Corrigal, tandis qu'il étoit couché ainsi que ses hommes Ils-s’emparèrent immédiates ment des fusils et pistolets chargés qu'ils. purent trouver, et l‘un d’eux ayant saisi Mr. Corrigal, lui porta son pistolet à la poitrine, et le menaça de le tuer s‘il faisoit la moindre résistance. Pendant cé
.temis, les autres pillèrent son Magazin-et en enlevè-
rent quatre cent quatre-vingt peaux de Castor. Mr. Corrigal se rendit immédiatement auprès de. Mr. Haldane, (qu’il trouva debout et habillé) se plaignit de la conduite de ses engagés, et demanda la restitution de ses effets. La réponse de celui-ci tut ‘ qu’il étoit venu dans cet endroit pour avoir des Pelleteries,
et qu’il étoit déterminé à s’en procurer.” Ilpermit à ses hommes d’emporter ces Pelleteries comme etant leur propriété, au Grand Portage, où ils les vendi. rent à la Compagnie du Nord-Ouest ; elles firent partie des retours de cette année. Un vol semblable eut lieu le même printems au Lac Rouge, à un autre poste, également sous la charge de Mr. Corrigal. Ce poste fut forcé par huit Canadiens, armés de pistolets et de couteaux, qui menacèrent de massacrer les ser. viteurs de la Compagnie de la Baye d'Hudson, et enlevèrent cinquante peaux de Castor. Peu de tems après, ils forcèrent de nouveau la même maison, et enlevèrent une quantité considérable de draps, de brandy, de tabac, de munitions, &c. &c. | Dans l’automne 1806 John Crear, Traiteur, au
service de la Compagnie de la Baye d'Hudson étoit posté avec cinq hommes au lieu nommé la Grosse ‘Chûte près du Lac Winipic. Un soir un parti de Canadiens dans deux canots commandés par Mr.
Alexander M‘Donell, alors Commis de la Compagnie du Nord-Ouest, vinrent camper assez près de ‘ce Poste, Le lendemain matin quatre des Engagés de Crear parterent pour aller pêcher à environ un mille de là: aussitôt après leur départ, Mr. M‘Donnell arriva à la maison avec ses hommes, et accusant Crear d’avoir traité des Pelleteries avec un Sauvage endetté envers la Compagnie du Nord-Ouest, exigea qu'il lui délivrât immédiatement ces Pelléteries: sur : son refus, les hommes de M‘Donell enfoncerent la
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pôrte du Magäzin. William Plowman, le seul En gagé de Crear qui restoit avec lui. ayant voulu les :
empêcher d’entrer, un d’eux le renversà à terre, fandis qu’un autre mit Crear en joué avec son fusil, M‘Donell l’ayant empêché de faire feu, il frappa Crear à l’œil avec la crosse de son fusil et le renversa, le visage couvert de sang. M‘Donell lui-même donnà
ün coup de son poignard à Plowman ét lui fit au bras une blessure dangéreuse.' Ses Éngagés pe
lèrent alors le Magazin. Les Pelleteries qui s'y trouvoient n'étant pas de saison, n’étoient pas d’un grand prix; mais ils enlevèrent aussi deux sacs de farine, une quantité de bœuf et dé lard salé, de la viande sèche, ils prirent en outre uñ canot neuf apparténant à là Compagnie de I: Baye d'Hudson. Dans le mois de Février suivant, M‘Donell envoya un de ses jeunes Cominis avec un certain nombre d'hommes, pour attaquer de nouveau la maison de Crear; ils le battirent ainsi que ses hommes, de Id manière la plus cruelle, et lui prirent uné grande quantité de belles Pelleteriès. Tls le forcèrent sous peine de le mettre immédiatement à mort s’il le re-
fusoit, à signer un papier, par lequel il réconnoissoit
avoir rédé ces Pelleteries de bonne volonté. Mr. Alexander M‘Donell a été dernièrement promu au grade d’Associé de la Compagnie du Nord Ouest. En 1808, Mr. Joseph ‘pence, de la Compagnie de la Baye d'Hudson, commandoit un poste appro: visionne par la Factorerie de Churchill, au lieu nom
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iné Rein Deer Lake dans le voisinage d’un Poste appartenant à la Compagnie du Nord-Ouest, come
mandé par John Duncan Campbell, un des As ‘sociés de cette Cornpagnie. Dans le printems, Wil.
liam Linklater, employé par la Compagnie de la Baye d'Hudson fut envoyé au devant de quelques
Sauvages de qui il obtint un certain nombre de bel-
les Pelleteries. Il s’en retournoit avec ces Pellete, ries posées sur un traineau, et étoit près d’arriver chez lui, lorsqu'il fut rencontré par Campbell, suivi
‘d’un nombre d'hommes, qui l’arrêta, lui demanda
ses-Pelleteries, et sur le refus qu'on lui en fit, tira son poignard, dont il coupa les traits du traineau, tandis qu’un de ses hommes saisissant les raquettes de Linklater le renversa sur la glace. Le traineau chargé de Peileteries fut ensuite tiré jusques au Fort de la Compagnie du Nord-Ouest. Campbell offrit à Mr. Spence de lui envoyer d’autres Pclleteries en échange de celles qu’il lui avoit ôtées de cette manière, mais elles étoient d’une valeur si peu proportionnée’ qu il les refusa. Les Pelleteries furent emportées, et on n’en donna jamais aucune compensation.
Dans une autre occasion au Lac de liste à la: Crosse, (en 1805) le même Campbell attaqua deux.
serviteurs de la Compagnie de la Baye d'Hudson, et leur prit leurs Pelleteries de la même manière. Quelques uns de leurs camarades vinrent à leur secours, mais ils furent attaqués par un plus grand nombre de Canadiens et repoussés avec violence et cffusion de sang.
Mr. Fidler fut envoyé de la Factorerie de Chur- E
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