PLATINE
On a signalé l'existence du platine natif dans les veines de quartz aurifères du district du Lake of the Woods. Le platine existe1 aussi dans les minerais cupro-nickelifères de Sudbury à l'état de sperrylite ; ce minéral accompagne le plus souvent sinon toujours la chalcopyrite. En 1906 la valeur du platine et des métaux associés tels que le palladium qu'on avait retirés des minerais de Sudbury se chiffrait par $5, 652.
CUIVRE
La plus grande partie du cuivre fourni par la région du plateau Laurentien est extraite des mines de cuivre et nickel de Sudbury qui sont décrites plus loin dans le paragraphe traitant du nickel En 11)07 ces mines produisaient un peu plus de 14 millions de cuivre, alors que toutes les autres mines exploitées dans la région ne produisaient que 300 tonnes environ; ces dernières mines sont situées dans le district qui longe la rive nord du lac Huron. ^ -,i En dehors de l'Ontario, dans la région Laurentienne, on n'a trouvé jusqu'à présent de gisements importants de minerais sulfurés de cuivre qu'en un assez petit nombre de points. Les explorateurs rapportent l'existence de cuivre natif sur la rivière Coppermine qui se jette à l'ouest de la baie d'Hudson dans l'océan glacial Arctique. Les roches cuprifères de cette région du Nord correspondent peut-être au Keweenawien du district du lac Supérieur.
Dans l'Ontario, c'est de très bonne heure, dès 1767 environ, qu'on a reconnu l'existence de minerais de cuivre en divers points des rives du lac Supérieur. On a trouvé du cuivre natif dans les diabases probablement d'âge Keweenawien, qui forment les rives du lac Supérieur non loin de Sault Ste-Marie.
Les minerais de cuivre sont très répandus dans tout le district qui borde la rive nord du lac Huron et c'est dès 1846 que les mines Bruce s'ouvrirent. De 1858 à 1878 les mines Bruce et les mines Wellington qui leur sont voisines produisirent plus de 8,000 tonnes de cuivre.
Ces mines, actuellement abandonnées, sont situées Tune et l'autre sur un groupe de deux filons parallèles très rapprochés qui recoupent une diabase ouralitisée; cette diabase forme elle-même des massifs d'intrusion dans les terrains sédiment aires d'âge huronien. Ces filons ont des épaisseurs variant de quelques pieds à plus de vingt pieds et ont été suivis sur plus de un mille et demi de long. Leur remplissage est formé de quartz passant par endroits à la clolomie et renfermant des sulfures de cuivre avec chalcopyrite dominante et bornite surtout fréquente à la surface. On a trouvé en beaucoup de points au nord du lac Huron d'autres filons cuprifères de composition analogue et souvent de grandes dimensions; ces filons recoupent tantôt des diabases, tantôt des assises sédimentaires. Il existe de la chalcosine sur la rivière Mississagi.
Dans le district de Parry Sound on a fait un certain nombre de découvertes de cuivre. C'est ainsi qu'on a trouvé à environ deux milles à l'est de Parry Sound une diorite schisteuse plus ou moins imprégnée de bornite, de chalcosine et de chalcopyrite sur une zone d'environ 1,000 pieds de long et de 250 à 400 pieds de large. Par endroits le minerai s'y rencontre dans des veinules de quartz; plus généralement c'est en grappes ou en poches d'imprégnation dans la roche. En un autre point du même district, à environ 8 milles au sud du Parry Sound, existe un gneiss grenatifère imprégné de sulfures de cuivre et de fer qui forme une bande d'environ 1,000 pieds de long et de 30 à 75 pieds de large.