Les coordonnées du point B représenteront la pres
sion et le volume de l'unité de poids du corps en expérience au commencement de l'opération ; sa température étant Ti,
disons celle delà vapeur saturée sous une pression donnée.
On chaufifera le corps et on le laissera se dilater en maintenant la température constante jusqu'à ce C[u'il ait absorbé une unité de chaleur.
Admettons que sa pression et son volume soient alors représentés par les coordonnées du point B'.
De même B", B'", etc., indiqueront l'état du corps lorsqu'il aura absorbé à la température Ti deux, trois, etc., unités de chaleur.
Des points BB'B", etc. , menons les courbes Bbp, B'b'p, etc. , indiquant la relation entre le volume et la pression lorsque le corps ne reçoit ni n'émet aucune chaleur.
Soit pp'f'ldL courbe correspondante à une certaine température fixe T, ; par exemple, celle de la glace fondante sous une certaine pression^ et bb'b" la courbe^ relative à une autre température que nous appellerons /; on demande de déterminer la vadeur de ^ en fonction de Ti,T» et des aires B6', b§f et B]3'. Tel est le problème thermodynamique; mais avant de procéder à sa solution, nous devons dire quelques mots de la méthode ordinairement suivie.
167. Pour tracer les échelles thermométriques dont on se sert actuellement, oh fait choix de deux phénomènes correspondants à deux températures fixes, comme la fusion de la glace et l'ébuliition de l'eau sous une pression donnée; et Ton désigne ces températures par des nombres définis tels que 0* et 100* pour l'échelle centigrade, 0** et 80* pour celle de Réaumur, 32** et 212<> pour celle de Fahrenheit.
Pour comparer une autre température t avec celles-ci, ou observe les volumes apparents d'une substance convenable pour les usages thermométriques à des températures fixes T« et Ti, et à la température inconnue t; on trouve que ces volumes sont Y», Yi et i;. On obtient alors la température t mesurée par ce thermomètre en admettant q ue la dilatation
soit proportionnelle à la variation de température, ou que
Les indications d'un . thermomètre particulier, gradué d'après ce principe, sont parfaitement définies, chaque degré indiquant une température particulière; mais des thermomètres faits avec des substances dififérentes né s'accordent pas généralement à tous les points de leur échelle, et ce n'est qu'aux limites prises pour points étalons que leurs indications sont identiques, parce que les substances employées se dilatent en général suivant des proportions différentes aux diverses températures.
En corrigeant toutes les échelles thermométriques de manière qu'elles soient d'accord avec celle d'un thermomètre étalon, nous pouvons être assurés que la même température correspondra au même degré ; mais dans ce cas encore, une équation telle que
donnerait des résultats dépendant de l'étalon particulier qu'on aurait choisi.
168. La mesure des températures fondée sur la théorie dynamique de la chaleur est indépendante de la substance employée ; et quoiqu'elle exige des procédés plus compliqués, elle conduit à des résultats d'une nature complètement définie. Lorsque Téchelle d'un thermomètre étalon aura été une fois soigneusement vérifiée et corrigéepar cette méthode, on pourra lui comparer un thermomètre quelconque dont on se servira comme à l'ordinaire pour la détermination de la température absolue.