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‘ J'ai vu là du merisier qui pouvait former un plançon de trente pieds de long su vint pouces carrés. Il y a déjà eu exploitation de ces forêts, mais il reste encore assez de pin et d'épinette pour donner une valeur considérable à cos terrains
‘ La Samaragne est le meilleur pouvoir d’eau... Le sapin et. l'épinette abondent et la descente du bois est facile.”
Le même arpenteur a fait l'exploration des rivières Bonaventure et Cascapédia et parle ainsi des forêts qu'il a vues :
‘ Le bois, qui se compose en ces endroits (dans la vallée de la
petite rivière Cascapédia) de cèdre, de merisier, de peuplier, d'épinette et de sapin, est d’une grosseur remarquable et en grande quantité. J'ai vu plusieurs cèdres de dix-huit à vingt pieds de circonférence et généralemei : sains.
‘# De la Fourche au trente-leuxième mille du côté est, il y a beaucoup d'épinetie, de cèlre et de peuplier. J'ai remarqué que dans cette région les bas-fonds sont bien boisés de bois mou...
Quant au reste de la branche sud-ouest des Fourches, il n’y a pas de bois de valeur; mais à partir de l'arrière ligne du canton” de Newport, on trouve en abondance du eè lee et du peuplier suc les bords de là rivière, et sur les hauteurs et les ruisseaux du pin et de l’épinette.
La rivière Hall (un des affinents de la rivière Bonaventure) est bien fournie de merisier, de pin et d’épinette, ainsi que les’ rivières Pabos.”
Une grande partie de la grande rivière Bonaventure a été explorée par M. Henry O’Sullivan, un homme des plus compétents, Les notes qui suivent sont prises dans son rapport,
#... La première branche de l’ouest, où le pin, le sapin, l'épinette et le cèdre abondent.…. |
“ Sur les 2e et 3e milles, il a été fait jadis du bois d’écarissage. Le long de la grande rivière, jusqu’au 2e piquet de mille et une bonne distance sur la branche de l’ouest, il y a de magnifique
terres d’une étendue d'environ dix mille acres. Les vallées sont
bien boisées d’épinette, pin, sapin et peuplier et sur les hauteurs c’est de l’épinette blanche, quelques pins et merisiers blancs.
‘“ Le cèdre de la rivière Boaaventure mérite une mention spéciale : je n’ai encore rien vu dans aucune partie de la province pour l’égale: en dimension, qualité ou quantité. Il y a aussi beaucoup de pin, d’épinette, de sapin et de peuplier et suivant les: rapports des explorateurs et hommes de chantiers qui ont visité les sources des rivières Hall, Duval et Creuse, l’érable et le merisier abondent dans ces localités.”
Constatons en pissant que les plus belles ‘forêts de la Graspésie” se trouvent dans la vallée de la rivière Bonaventure, Il y a à du pin en abondance et de la plus belle qualité, de lépinette, du cèdre, de ce cèlre que M. Sullivan représente comme extraomli-
naire et bien supérieur à tout ce qu'il à vu dans toutes les autres: e NA |
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parties de In province, Il y a dans da vallée de cette rivière suffisamiment de beau pin, de première qualité—on en a mesuré qui avaient trois pieds et demi et quatre pieds de diamètre au-dessus de la souche—pour faire des millions et des millions de pieds de bois carré ou scié. L'épinette fournirait aussi son très fort contingent, sans compter le merisier et le cèdre, Et ces beaux bois se trouvent non seulement dans la vallée principale, mais auxsi dans les vallées secondaires des affluents de la rivière, ce qui est assez dire que ces riches forêts couvrent une immense étendue et peuvent alimenter presque indéfiniment une exp.atation forestière des plus considérables et des plus lucrutives,
Cette exploitation pourrait se faire durs les conditions les plus avantageuses qu'il soit possible d'imaginer, Dans les exploitations ordinaires, le transport des provisions pour les bächerons et les Lé.es de somme employées duns la fo. êt, à plusieurs centaines de milles des graunûs centres de commerce, à travers des régions où les chemins sont dispendieux à ouvrir, montueux et à peine praticables "le transport des provisions, disons-nous, constitue une uépense considérable, Ces inconvénients, ces causes de dépenses n'existent pas en ce qui regarde l'exploitation des foiêts de la rivièie Bonaventure, LA, le terrain se piêce bien à l'ouverture des chemins et en hiver la glace, sur la rivière et ses tributaire: fournit les chemins les plus beaux et les plus unis. Puis les distances à parcourir sont peu de chose, puisqu'elles n’excèdent pas en moyenne une trentaine de milles entre les bords de la mer et le centre des belles forêts: ce n’est rien comparativement à l’élo:gnement des foiêts dans les autres parties de la province, Ainsi,. duns le haut de l'Outaouais, où se fait la plus grande partie des bois de pin que nous exportons, il faut transporter les provisions à des distances de deux ou trois cents milles, et même plus. Pourtant, plusieurs maisons qui exploitent ces fo: êts ont réalisé des fortunes colossales duns cette industrie, Que serait-ce done si leurs opérations avaient été, conme cela peut se faire dans la, allée de la rivière Bonaventure, à quelques milles des endroits où l’on peut se procurer les provisions à bas prix et les trans-
orter dans les chantiers pour une bagatelle !
Enfin la descente des bois préparés, qui coûte si cher sur le Saguenay, le Saint-Maurice et l'Outaouais, en frais de giis<oires, d’estacades et en manæeuvres, ne Coûterait comparativement rien sur la rivière Bonaventure. Ici, il n’y à besoin de rien de tout cela, pour la bonne raison que le cours de la rivière, dans toute sa longueur, n’est obstrué par aucun obstacle. * Je dois faire remarquer, dit M. l’arpenteur Sullivan, qui Pa explorée d’un bout à l’autre, que tout le long de la rivière, depuis la grève jusqu'au lac le plus éloigné (à cinquante-deux milles et demi de la mer), ul ny a pas une seule chute ; mais c'estau contraire un rapide continu, dibre de tout obstacle quelconque. ” -
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Ext:l possible d'imaginer une rivière plus Papi à la descente du bois? Pas de chute, pas d’obstacle naturel d’une nature quelconque et courant rapide partout. Il suffit de jeter les billots à l’éau et de les laisser descendre d'eux-mêmes, En des circons tances aussi favorables, dix hommes peuvent faire l'ouvrage qui en exigerait un cent et plus sur des rivières moins avantagerises, Entin l'estuaire de la rivière forme un havre excellent où les bâtiments peuvent charger le bois avec la plus grande facilité, protésés contre Îles vents et contre out ce qui pourrait les obstruer ou lex empêche: en d’autres endroits moins Lot situés, Tout cela démontre clairement que sous tous les rapports les superbes forêts de la rivière Bonaventure peuvent être exploitées dans des conditions exceptionnellement avantageu<es, (C'est pour toutes ces
aions que la vallée de cette riviè’e et de ses nombreux affluents constitue indubitablement la plus belle région forestière de la Gaspésie, et peut-être même de la province.
[Il y à aussi de belles forêts dans la vallée de la rivière Nouvelle, L'arpenteur Murison en purle dans les termes suivants :
“ Le sol dans cette localité (à 20 milles de l'embouchure de la rivière) est riche et le bois de grandes dimensions, sain et droit,
principalement l’épinette, qui serait très propre à l'exploitation.
Dans les environs et entre les 9e et 10e milles, il y à des pins de bonne suite qui croissent sur le versant des montagnes, des deux côtés de la riviè:e. Les cours d’eau qui se jettent dans la rivière principale sont petits. L'épinette et le sapin xont de grandes dimensions, Il y a aussi du merisier et du bouleau, D'excellent bois de charpente de la même qualité aboude sur le ver-ant des montaunes.”
Dans le canton de Mann, le sol est parfaitement uni, de la meilleure qualité et couvert de merisier et d'érable de ti ès grandes dimensions. La grande vallée du ruissean Busteed est boi-ée de pin et renferme aussi du merisier d’une taille énorme. La vallée du ruisseau Harrison se compose aussi d’un sol de qualité supérieu:e et le bois est d’une taille énorme. Les espèces dominantes sont l’ormeé, le fiêne et lo merisier. Il y a des frênes qui sont aussi gros que des pins, La qualié du sol et du bois est de meilleure en meilleure à mesure-qu'on avance dans linté.ieur, en allant ve: la rivière B:cuménac,
O1 peut juger du sol et du bois du canton Ristigouche pur le rapport suivant que M. larpenteur Legendre a donné an sujet du deuxième ranw de ce canton :
‘ Le bons de toute espèce et le sol que j'ai rencontrés sur tout le parcours de ce cordon sout d'excellente qualité et lon m’æsure qu'il en est ainsi jusque près, et à quelques places au dei de la hyne extérieure nord de ce Cänton. Quant à moi » Je | n'ai rien vu qui puisse rivaliser avec cette partie du deuxième ratig. Les mer risic:s sont d’une grosseur énorme, abondauts et sains. 1l y à