FAMILLES
Pl4
cfl
te
Al
Ranunculaceœ
Minlspermanceœ.
Elai'neœ
Euphorblacœ
Berberldeœ
Sarraceneœ
Cannabinaceœ ...
Nymphaceae
Papaveraceœ
Typhaceœ
Fumariaceoe
Cruciferœ
Hydrocharldoœ...
Capparidese
Irideœ
Cistlnete ..
.Mêlant haceœ
Violaceœ
Commeiynaceœ
Polygalaceœ
Drosceraceœ
Zyeopodlaceœ
LineEe
fi6
Loaseœ
CactaceîB
Caryophyllese
Paronychieœ
Cucurbltaceœ
Malvacese
Saxifragese
Umbellifereœ
Loranthacese
Fillaceœ
Hyperlcineœ ....
Aceri nese ......,,,.
fi
Caprifollaceœ
Compositese
Campanulaceœ... .
Oxalideœ
Geraniacese
Balsaminese
Rhamnese
Pyronacese
Anacardiacese ....
Legumlnosse
Polemoniaceœ — Convolvulaccse...
Halorageœ
Onjtgrariœ
Boraglnaceœ
Verbenaceœ
Giossulaiieœ
Crassulacese
Lentibulaiieœ
Arallaceœ
Nyctagineœ
."Vraarrinlhacese ..
Santalacpœ
Aristolochlse
Rubiacese
Valerianaceae
Lobeltaceœ
Cupullfereœ
là
Ericacese
Priraulaceœ
Gentianaceœ ....
Coniferese ..
Asclepiadeœ
Hydrophyllese
Allsmaceœ
Lablatse
Lillaceœ
8crophulaineœ....
Plantaginese
Cyperacese
Polygonacesô
Filices
ChenoiMjdeae
NOTA.— Les plante
s marquées {a) s'éte
ident jusque dans la provin
relique, (b) dans
la zone circum-arctique,
[c) dans le district c
entrai ou zone boisée, (d) leî
far
nilles qui appar-
tiennent au district du C:
inada ou de la côte (
lu Pacifique, ou au district
aric
e du Centre.
Les colonnes marqué
ES d'un astérisque so
nt empruntées aux tables do
nné
îs dans " Arctic
searching expédition," 1
y Sir John Richard
son, 1851, vol. II, p. 322.
Sommaire de la collection précédente par M. Bourgeau.
819 species.
349 gênera.
92 familles.
De ces familles :
«.19 s'é tendent dans la province arctiq.e ;
b. 40 s'étendent dans la zone subarctique ;
c. 14 s'étendent dans le district central de la 7one boisée;
d. 29 sont restreintes dans leur étendue au district central aride, ou aux districts boisés, oriental et occidental.
De.s mêmes familles ont été énumérée^ par Richardson dans l'Amérique septentrionale britannique et russe ;
471 gênera.
2155 species.
118 familles.
509 gênera.
1, 725 dicotylédones.
554 mouocotylédones.
2 279 species.
La région que nous désignons sous le nom de \q. foret renferme une foule de lacs. Les uns sont immenses, comme le lac Winnipeg, d'autres en grand nombre ont une étendue de douze à vingt lieues, puis une foule incalculable d'autres lacs de toutes les dimensions. C'est à tel point dans certains districts, que les sauvages qui sillonnent leurs terres, le font presque toujours en petits canots qu'ils portent d'un lac à l'autre. J'en ai traversé jusqu'à vingt en un même jour en hiver, et pendant six jours de marche, je ne crois pas avoir franchi 10 milles sur la terre ferme ; pourtant je ne suivais pas la route des canots.
Cette observation nous conduit à dire qu'une très grande partie de la forêt est de l'eau, ce qui entraîne une déduction énorme A faire sur la partie habitable. Joignant aux lacs proprement dits, les marécages et les terrains annuellement exposés aux inondations, on double presque cette surface impropre à l'habitation. Il est vrai que le défrichement produira un assainissement naturel ; on en voit la preuve par la partie des prairies conquise sur la forêt ; là il y a des afifaissements, d'anciennes fondrières qui n'ont aucune humidité. Dans les parties mêmes tout à fait desséchées de ces nouvelles prairies, on voit un grand nombre de chaussées de castors, preuve certaine de l'existence de lacs ou d'étangs à l'époque où ces terrains étaient boisés. Les grands et les moyens lacs sont généralement poissonneux, les petits sont privés de cette ressource. Leur multiplicité a, en outre, un immense inconvénient, celui d'influer défavorablement sur la température. Tous ces lacs se gèlent profondément en hiver ] le soleil de mai et une partie de celui de juin dépensent à les dépouiller de leur épais manteau de glace, une chaleur que le sol voisin utiliserait abondamment, et cela sans compensation contre les gelées précoces qui, même au milieu de l'été, sont plus fréquentes et plus intenses auprès de ces petits lacs, et surtout des marécages. Le voisinage des grands lacs a un effet tout contraire : Jes récoltes y sont bien plus sûres, même aux latitudes élevées.
Ils gardent les produits de la terre contre la destruction du froid. Cela, au reste, se comprend facilement. Quand la masse de leurs eaux est réchauffée, elle ne subit pas dans une nuit les changements auxquels l'air atmosphérique est exposé ; les vapeurs chaudes qui s'exhalent de ces lacs neutralisent les courants d'air froid qui viennent d'ailleurs. A l'île à la Crosse, à Athabaska même, en défrichant les bords des lacs, on est certain de la récolte du froment et des légumes, tandis que l'éloignement du rivage rend ces récoltes très précaires. Dans les endroits bas et marécageux, il gèle tous les mois de l'année, par conséquent, la culture est impossible. Ceci établi, je considère que les bords des moyens lacs, là ou le sol est naturellement productif et élevé, sont beaucoup plus avantageux à la colonisation que les prairies elles-mêmes.
Aussi si j'avais à circonscrire une ceinture fertile, au lieu de faire un arc-enciel ou à terre, je prolongerais les extrémités delà prairie et je l'étendrais dans la forêt le long des grands cours d'eau, car cette région de la forêt est traversée par quelques belles rivières qui verront probablement plus tard des établissements se disputer leurs rives. La rivière la Pluie est une de celles-là, malgré les marécages qui rétrécissent la surface de sa première grève. Presque toutes les rivières qui descendent des montagnes Rocheuses offrent de grands avantages. Protégées, d'un coté par ce puissant rempart, elles n'ont point, de l'autre, à craindre les influences délétères que les vents du nord tirent du fait que la baie d'Hudson s'avance si avant dans les terres plus à l'est. Elles ne redoutent point non plus les inconvénients que nous avons signalés comme conséquence des vents du midi, se précipitant avec une violence indomptée à travers le désert, qui va pour ainsi dire à leur rencontre jusqu'au golfe du Mexique, Si ce n'était l'éloignement du reste du monde, la difficulté des communications, les plateaux qui bordent ces belles rivières seraient déjà occupés, mais comment jeter une population à de pareil' es distances? La petite colonie de la Rivière-Rouge a souffert assez longtemps et souffre encore assez de son éloignement pour qu'il nous soit possible d'apprécier les difficultés de ces sortes d'établissements et la responsabilité encourue par ceux qui en précipitent trop la fondation.