MAGISTRATS RENOMMÉS. 2D
sire de Nieuwlandt , fit partie du célèbre magistrat des trente-neuf.
Dans le siècle suivant (t3o4 à i3ü 5), les trois fils du même Justaes : Pierre Goethals-Wenemaere* , Henri Goethals- Wenemaere et ser Baudouin Goethals-d’ Artevelde *, furent élevés sur les bancs des magistrats de Gand où leur succédèrent ( 1 3a8 à 1 365 ) , Henri Goethals- Uutendaele (surnommé dans l’histoire à la Drnpslraet ) et Baes Goethals-Serrnachelins, fils du premier $ Henri Goethals, 6 e seigneur de Nieuwlandt, surnommé den Brouwer ( i ) ou op t’hoochuus et Liévin Goethals- Calckine , fils du second ; enfin Arnould et Jean Goethals-van TVaesberghe, fils de ser Baudouin.
Henri-lc-Brasseur fut électeur commis par la ville en i36i ; Henri Goethals-Uutendaele le fut en 1 3t3y j Nicolas Goethals-van der Haegen , fils de ce dernier, le fut également en 1 3 70 et Georges Gocthals-de Gruuterc , fils de Nicolas précité, devint président du collège des Halle-Heeren (1377 a 1394).
Durant le 10 e siècle, Gerrem • Goethals-de Keyscrc et ses frères, Jean, surnommé de Metz (•*), gouverneur de la halle aux Draps, le chevalier Baudouin Goetlials-
(1) Ce nom lui fut donné ainsi qu’à Jacques d’Artevelde parce qu’il était doyen de la corporation des brasseurs. C'était d’un usage général parmi les chefs (doyens) de prendre le nom du métier qu’ils représentaient.
(2) Même observation pour Jean le Maçon (fie mets pour den melzer ) parce qu’il était doyen de cette corporation.
APPENDICES
Struybels * et Jacques Goethals-van ( 1 er Couterc inscrivent tour à tour leurs noms parmi les magistrats de Gand(i 4 io à 1 4 ^ 3 ). Gécrolf, Henri, Hugues, fils de Gerrem , Jacques Goethals-Sanders et Baudouin Goetlials-Surlet , fils de Jacques, suivent de près leurs traces ainsi que leur cousin Georges Goethals-van der Hecke (1417 à 1464). •
Ce dernier fut électeur de la ville en i 43 g et du prince en 1 44 ° 5 pendant que Baudouin- Z oetany s était haut échevin du pays de Waes et de Tenremonde, que Baudouin Goethals-d’ Jngojgliem l’était de Deynse, que Michel Gocthals-TVittem et François Goethals-Baoe l’étaient du franc de Bruges, et que Hugonin Goethals- Pourstraet et Paul, son frère, l’étaient de la ville d’Ypres et tutti quanti.
Au 16* siècle, la famille Goethals se montre non moins féconde en magistrats recommandables : Baudouin Goethals-van Baoeschoot *, maître de requêtes, se distingue , ainsi que son cousin, Gilles Goethals-de F icq dit Algoet, parmi les-échevins de la Keure et des Parchons (1490 à 1046); le premier en fut électeur choisi par la ville en i5i6, le secoud nommé par Charles- Quint en i 54 o. Celui-ci fut en outre administrateur des biens de la ville de Gand, et plus tard de celle de Bruges, dont il devint aussi conseiller. Pierre Goethals-de Vos (iSig), son fils M' François-Rujfalaert (1^47) et son arrière-petit-fils M® Liévin-d’ Amman (1579 à i 582), se font également un nom dans la magistrature gantoise.
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Nous devons encore citer parmi les magistrats les plus dignes Josse Goethals-S’pesters , petit-fils de Pierre-de Vos, échevin de la loi (i) de Saint-Bavon, un des laeten ( 2 ) de la juridiction du vieux bourg à Gand ; ses fils, Liévin et Josse qui furent successivement gouverneurs de la cbambre des pauvres ; François Goethals-Cioli, qui fut hoofdman (3) ( 1 " magistrat) de la ville de Bruges ; Pierre-Bruns j, échevin du pays de Waes ; Pierre- Typoets, administrateur et receveur général des finances de la ville de Louvain, charge dans laquelle lui succéda (i 5go) son fils Melchiorj qui devint aussi magistrat de la même ville ; enfin nous ne devons pas oublier .ce noble et malheureux Josse Goethals-van Guchte qui , ayant refusé de faire partie du magistrat des dix-huit notables créé par Hembyze, fut pour cette raison persécuté, emprisonné, mutilé, exilé, spolié par ordre de ce fougueux démagogue.
Désormais la maison Goethals, décimée qu’elle fut par les troubles du siècle précédent , ne compte que peu de membres dans la magistrature ; mais il semble
(i) Outre les lois, Chartres ou heures que possédait chaque cité pour régler le droit public ainsi que le droit pénal et criminel , il y eut •
pour quelques provinces ou communautés particulières des lois ou paix qui formaient la base de leur administration.
(a) Les laeten étaient les échevins des seigneuries n'ayant que bassejustice et nommées en flamand laelen-schepen.
(3) Le mot flamand hoofdman signifie chef; dans l'état militaire, c’est le chef d’une troupe; dans la magistrature, c’était le chef du corps constitué.
qu’ils aient voulu suppléer à la faiblesse de leur nombre par la perpétuité de leurs fonctions. Ainsi Josse-Goethals-van Gryspcrre se fait réélire cinq fois en douze années (1628 à 1642), Gilles Gocthals-Herlerickx, son fils, s’y fait nommer douzç fois dans l’espace de trente ans (i 645 à 1670) et Josse Goethals-TVallaert est élu trois fois eD quinze ans (i 654 à 1669).
Au 1 8' siècle, Adrien Goethals-Soenens est échevin de la Heure trois fois en quatre ans (1707 à 1710), Josse - LeJcburCj son fils , l’est pendant neuf années consécutives ( 1 743 à 1702)5 il était en outre conseiller royal du Mont-de-Piété et gouverneur de la chambre des pauvres , et Adrien- Jacques Goethals-dc Wulf est continué dans l’honorable emploi de magistrat de la Heure, et sans interruption, depuis l année 1 761 jusqu’en i 794 , époque à laquelle il assista aux obsèques de cette antique et vénérable institution.
Membres des grands conseils des Pays-Bas.
Le premier pas que fait le nom de Goethals dans le conseil souverain y imprime une trace brillante dont quatre siècles et demi n’ont pu faire entièrement disparaître l’éclat. Heureux les souverains qui , comme les Philippe-le-Hardi , les Jean-sans-Peur et les Philippele-Bon , voient leur trône entouré de tant de vertus , de tant de loyauté, de tant de lumières et de tant de fidélité que leur en témoigna Henri Goethals* , le doyen de Liège dont nous avons parlé.