‹ Esquisses byzantinesChapitre 13 sur 16 · Bureaux · texte numérisé non relu

Bureaux

dorment bercés par le grincement des calâmes de leurs voisins. C'est un va-et-vient continuel d'époptes, de curieux ^^ de mandataires, de cancel* laires*. La chaleur est étouffante : on respire un air fade et lourd.

Des bureaux, Daimonidas passe dans l'antichambre qui précède le cabinet du questeur, et se trouve en tête-à-téte avec un protocancellaire, cerbère de ce lieu redoutable, qui le toise de la tête aux pieds. Daimonidas est barbu comme Hercule ou comme le Jupiter Olympien. Le protocancellaire lui reproche aigrement de paraître à la questure avec une toison plus longue que les règlements ne le comportent. Le Spartiate, déjà agacé par la mine renfrognée du scribe, ferme les poings et répond à la façon de Léonidas : « Si ma barbe t'offusque, ami, viens la couper I » Le protocancellaire blêmit, mais n'a pas le temps d'éclater ; car, sur un signal du questeur, Daimonidas est introduit dans le cabinet.

Le questeur Ghrysargyre est une des étoiles de cette administration byzantine « aux cinq cent mille scribes », organisée par les derniers césai*s de Rome, perfectionnée par ceux de Byzance de façon à ne plus rien laisser à désirer. Habile à tra-

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