CHAPITRE IX
La Chaleur en Physicothérapie
La chaleur est une force vive qui résulte des vibrations ténues et insensibles émanant des dernières particules de la matière. L'influence dépressive du froid sur le physique et le moral, l'action favorable de la chaleur sur les faibles, les anémiques, les nerveux, sont, pour ainsi dire, des axiomes de climatologie ; mais il est fort difficile, en matière solaire, de séparer la chaleur de la luminosité. On accorde même, aujourd'hui, à la lumière la majeure partie des avantages inhérents aux stations méridionales. Ces dernières revendiquent, d'ailleurs, non seulement la clientèle des invalides des poumons, mais la légion des surmenés, des demi-malades, des neurasthéniques et hypocondriaques, des enfants délicats et des vieillards. Le Midi est surtout précieux en hiver, parce qu'il permet à tous la continuation de la vie et de l'exercice en plein air, impossibles dans les climats septentrionaux.
En ce qui concerne la médecine pratique et la physicothérapie journalière, les agents thermiques jouissent du crédit le plus ancien et le plus mérité. Mais leurs applications techniques ont été précisées et améliorées singulièrement, en ces dernières années, sous l'impulsion de maîtres éminents, au
premier rang desquels nous nous plaisons à placer le professeur Hayem.
La chaleur est, à n'en pas douter, l'un des meilleurs, l'un des plus fidèles stimulants physiques des cellules vivantes et l'un des plus sûrs agents de la contractilité du protoplasma. En excitant également les mouvements amiboïdes spéciaux des leucocytes, la chaleur aussi contribue, pour une large part, aux phénomènes chimico-biologiques de la phagocytose, si importants pour le maintien et le rétablissement de la santé.
D'autre part, si nous considérons la peau comme une vaste surface nerveuse, nous comprendrons pourquoi ses expansions sensibles sont si largement impressionnées par les applications thermothérapiques. Bien des réflexes utiles en dérivent, variables selon les cas. Mais l'on peut émettre ce principe que toute balnéothérapie chaude est révulsive, jusqu'à un certain point, c'est-à-dire provocatrice de réactions vaso-motrices, sans préjudice des phénomènes hydriques d'osmose et de l'impression modificatrice de la chaleur sur le liquide sanguin et sur les diverses sécrétions.
L'action dynamogène de la chaleur se traduit, en majeure partie, par la mise en œuvre des processus physiologiques destinés au maintien de la constance thermique, dont la loi est indispensable pour notre animalité. Cet effort réactionnel nous rend compte également du profond retentissement des cures caloriques sur l'ensemble des centres nerveux.
L'air et l'eau nous représentent les intermédiaires caloriques le plus habituellement utilisés en physicothérapie. Toutefois, les applications aqueuses sont plus énergiques au point de vue vaso-dilatateur, lorsqu'il s'agit de diminuer la tension sanguine, d'accélérer le fonctionnement du cœur et des
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poumons, d'accroître la température centrale du corps et d'exciter la diaphorèse.
Au sujet de cette dernière, son rôle d'évaporation est bien plus marqué dans un milieu aérien. Rappelons qu'un gramme de sueur exige, pour s'évaporer, 580 calories, c'est-à-dire la quantité de chaleur nécessaire pour élever d'un degré 580 grammes d'eau. On conçoit pourquoi la sécrétion sudorale peut aider à supporter, principalement dans les étuves sèches, les températures les plus élevées. Par elle, l'action thermique se régularise, et il y a longtemps qu'on a pu comparer le corps humain à un véritable alcarazas. La soustraction des liquides organiques permet d'arriver à un certain degré de déshydratation organique. Mais la sueur renferme aussi des chlorures et l'on sait, d'après les théories récentes, l'utilité de la cure hypochlorurique contre les œdèmes, les cardiopathies, le brightisme, etc. Il faut songer, enfin, que la constipation peut devenir la résultante des sudations thermothérapiques et l'on devra remédier à cet inconvénient en restituant, par les boissons aqueuses, du liquide à l'organisme anhydrique. On donne, en même temps, le calomel ou le sulfate de soude, pour remédier à la dessication des résidus et favoriser les éliminations indispensables.
Lorsqu'on veut faire tolérer, sans péril, de hautes températures, il faut avoir soin de graduer les degrés d'applications calorifiques : c'est ainsi que l'on fera passer de l'inertie à l'activité le jeu amoindri des forces sensitives et des fonctions motrices. Il faut se méfier des exagérations phlegmasiques qui suivent, parfois, les applications d'un calorique trop brutal ou trop violent. Il est rare que le physicothérapeute ait à rechercher ces brusques mouvements fluxionnaires, qui augmentent toujours l'irritation morbide et aggravent trop souvent le mal
que l'on se propose d'enrayer. Lorsqu'une révulsion est absolument nécessaire en une localité pathologique, le cautère actuel (thermo ou galvano) est toujours là, pour être appliqué sans danger.
Le bain chaud est l'agent de thermothérapie le plus vulgaire, au point de faire partie de la médecine domestique. Il ne manque pas, pourtant, d'efficacité hygiénique et curative. Il débarrasse admirablement la peau de toutes ses souillures, la rougit, lui restitue sa souplesse et son activité, fait transpirer la tête, augmente la fréquence du pouls, la soif, le taux des urines, excite l'appétit et la bonne digestion, et procure des tendances au sommeil réparateur.
Le bien-être qui vient du bain chaud (37°-39°) est dû à l'augmentation des fonctions exhalantes de la peau, à l'harmonisation du système nerveux, à la stimulation circulatoire et, bien souvent aussi, à la révulsion des organes splanchniques engorgés ou atoniques. Le bain chaud tempère l'activité cérébrospinale, rafraîchit la musculature, calme l'irritabilité générale, repose et répare les membres fatigués. Il est excellent contre les dermatoses aiguës et subaiguës, les tendances fébriles (sans hyperthermie caractérisée), la syphilis, les métropathies, les varices, phlégites et hémorroïdes, la neurasthénie, l'hypocondrie, la convulsibilité, les entérites, les entéralgies (coliques nerveuses), la dysménorrhée, la diarrhée habituelle, le rhumatisme articulaire chronique, noueux ou déformant. Les contre-indications sont : la pléthore sanguine, les tendances hypérémiques des centres nerveux et la tuberculose avancée (à cause des hémorragies possibles).
La thermothérapie aqueuse partielle est un bon
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moyen congestif régional, surtout lorsqu'on l'applique sur des tissus lâches et vasculaires. Qui ne connaît les merveilleux résultats obtenus en chirurgie par Langenbeck, pour apaiser la douleur, assouplir les parties malades, diminuer leur tension et leur engorgement, calmer les nerfs irrités, supprimer les inflammations locales et activer les cicatrisations régulières, en empêchant toute complication pyémique, en dissipant les lymphangites et les tendances aux mortifications ? Deux affections fréquentes, dans lesquelles la thermothérapie aqueuse locale donne, constamment, les meilleurs et les plus prompts effets curatifs, sont aussi le panaris et l'entorse.
Hebra (et beaucoup d'autres auteurs après lui) a préconisé les immersions chaudes prolongées comme le traitement le plus rationnel des brûlures, des éruptions varioliques, du pemphigus, du prurigo, etc.
Les bains de siège chauds sont précieux pour rappeler les règles, le flux hémorroïdal et les lochies; les pédiluves chauds, pour décongestionner la tête, la gorge et les poumons, pour rappeler la goutte articulaire dévoyée. Les manuluves chauds ont aussi d'excellents effets dérivatifs que l'on méprise à tort dans la pratique usuelle.
La douche générale chaude, de 36° à 46° graduellement, est un remarquable moyen pour attirer 3e sang du centre à la périphérie, accélérer la circulation, amplifier le jeu respiratoire. Elle s'administre d'ordinaire en jet brisé, et l'on voit à son pouvoir tonique et excitant succéder un état de sédation souvent remarquable. Comme elle procure, à un haut degré, le resserrement réflexe des vaisseaux, elle pourra être conseillée contre les congestions et les hémorragies, les contractures musculaires.
Les affusions chaudes, tout aussi décongestives,
sont plus directement sédatives que les douches. Elles stimulent la circulation capillaire languissante, calment l'éréthisme, apaisent l'irritabilité du système nerveux en état de faiblesse et retrempent les tissus et les cellules vivantes.
Il faut aussi songer aux bains et applications de sable chaud (arénation générale ou locale), puissant moyen antiphlogistique, révulsif et dérivatif.
La douche de vapeur, si la chaleur est modérée (35°-37°) possède des effets émollients et calmants. De 40° à 55°, elle est excitante, rubéfiante et sudorifique. On l'emploie avec succès, pour combattre les engorgements articulaires, ankyloses, raideurs, parésies, amyosthénies, névralgies, dermatoses et surtout les accidents qui ressortissent au rhumatisme et à la goutte rebelle. Je la conseille aussi dans le traitement de certaines névroses viscérales spasmodiques : gastralgies, entéralgies, hépatalgies, hystéralgies, reconnues fréquemment aussi d'origine arthritique. La chaleur, dans ces cas, sera d'autant plus poussée que les manifestations rhumatismales seront moins mobiles, plus fixes et s'accompagneront davantage d'impuissance motrice et de dystrophie localisée.
La fumigation diffère de la douche de vapeur, en ce qu'elle ne jouit d'aucune force propulsive. Elle enveloppe sans frapper. Tout le monde connaît ses heureuses applications aux diverses affections des voies aériennes (laryngo-bronchites à la période de crudité, asthme sec, etc.).
Rien n'est plus détersif que le bain de vapeur humide, puisqu'il nettoie les pores de dedans en dehors, par hypersécrétion expulsive : il fait suer la
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crasse, ce qui est infiniment plus actif que de la laver ou de la faire macérer. De plus, il excite la circulation cutanée dans son ensemble, réveille sa fonction respiratoire et accentue son activité glandulaire dépurative, si capitale pour effectuer la chasse aux toxines et aux produits microbiens. Cette dérivation révulsive décongestionne activement les viscères, supplée à l'insuffisance des reins, du foie et des autres émonctoires et assure souvent la déplétion vasculaire, dans les obstructions du système porte, et les états de pléthore veineuse abdominale. De plus, le bain de vapeur humide provoque l'azoturie physiologique, élimine l'urée et l'acide urique, stimulant activement les échanges nutritifs, en dépit de son pouvoir hyposthénisant sur le système nerveux. Ces effets nous expliquent le sentiment de bien-être, d'agilité, d'activité, d'alacrité, résultant du bain de vapeur. Souvent, après Jes perturbations spoliatrices qu'entraîne cette application thermothérapique, on constate, graduellement, une moindre impressionnabilité de l'économie aux variations atmosphériques. C'est que la plupart des maladies proviennent d'éliminations insuffisantes : en dépurant le sang de ses éléments nocifs, le bain de vapeur humide permet à l'organisme ultérieurement de supporter, sans danger, les vicissitudes des météores.
Le bain de vapeur est à conseiller dans les manifestations arthritiques torpides, où l'on obtient d'excellents résultats de son pouvoir thermique humide pénétrant. L'addition d'essence de térébenthine ou de pin mugho (bain de vapeur térébenthiné) est parfois utile, dans les sciatiques, principalement ; mais l'essence agit surtout, à mon avis, par inhalation respiratoire et absorption des vapeurs balsamiques essentielles des conifères.
On fait disparaître facilement, par le bain de
vapeur, certaines éruptions liées à l'arthritisme ; il n'est pas rare, à la suite de ces disparitions, de voir apparaître, dans les urines, une notable décharge d'acide urique. C'est la signature étiologique du système thérapeutique.
Dans les bronchites chroniques, les néphrites, l'obésité, le diabète, l'eczéma, le psoriasis, les diverses manifestations de la diathèse goutteuse et du rhumatisme chronique, les migraines tenaces et les névralgies, le bain de vapeur, bien manié, rendra les plus importants services thérapeutiques. On fera bien d'y avoir recours chaque fois qu'il y aura nécessité d'activer les combustions, de brûler ou d'éliminer les résidus hétérogènes, d'obtenir des effets dérivatifs, révulsifs et résolutifs. Ce programme curatif marque bien toute l'étendue de la médication et nous explique, avec sa popularité, l'enthousiasme prosélytique de ses adeptes.
Les bains d'étuve sèche ont, comme supériorité, celle de pouvoir fournir une chaleur beaucoup plus forte (jusqu'à 75°), tout danger se trouvant conjuré par une évaporation sudorale parfaite (l'air n'étant pas, comme précédemment, saturé d'humidité) . Toutefois, lorsqu'on l'exagère comme température et comme durée, le bain de vapeur sèche stimule, d'une manière excessive, la circulation et le système nerveux, augmente les battements du cœur et des artères, rend la respiration fréquente et oppressée, 'et cela, souvent avec de l'angoisse précordiale, une soif vive, des vertiges, éblouissements et bourdonnements d'oreilles. Il s'agit donc d'un moyen physicothérapique à surveiller de près, surtout pour le mettre en harmonie avec l'état de la circulation du sujet traité.
Cela dit, on s'en sert avec succès contre l'arthritisme, la polysarcie, les affections thoraco-abdominales, certaines congestions hépato-spléniques, le
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brightisme, le saturnisme, l'hydrargyrisme, les épanchements séreux anciens et rebelles.
Quant à l'incubation partielle, que nous manœuvrons aujourd'hui d'une façon si aisée, par le moyen des lampes électriques, on en tire grand profit dans les pblegmasies rhumatismales, les tuberculoses localisées, les névralgies rebelles, etc.
Les bains de chaleur radiante (dont le meilleur type est le naturiste bain de soleil) se réalisent artificiellement par les lampes à incandescence combinées. Ce mode de thermalité thérapeutique (que nous avons compendieusement exposé en 1903 dans nos Annales de Physicothérapie) détermine, avec Faction diaphorétique la plus soutenue, des phénomènes intimes d'échanges moléculaires, assurément plus profonds que ceux engendrés par la chaleur obscure.
Le pouvoir refocillant des bains de lumière sur les hématies, leur influence certaine sur la prolifération des hématoblastes et sur la genèse chimique de l'hémoglobine, constituent des points de théorie et de pratique extrêmement remarquables. Enfin, leur pouvoir sédatif (qui touche presque à l'analgésie) est des plus précieux contre certains épisodes rhumatoïdes ou névralgiques, dans lesquels l'élément douleur occupe une importance primordiale. Les arthritiques, les obèses, les herpétiques, les intoxiqués bénéficient grandement de la radiothérapie générale. Certaines algies ou rhumatismes localisés, requièrent de très hautes températures locales (jusqu'à 150° et plus), seules capables de provoquer de profondes mutations dans la nutrition de certains tissus : sous l'influence de ces températures (que l'on produit aisément, à l'aide de
divers appareils), une congestion intense envahit les parties malades, et l'on voit, alors, les cellules vivantes dépouiller leur passé pathologique le plus chargé, pour manifester de nouveau une physiologie normale.
Dans les diverses phlegmasies de la peau et des muqueuses chez les lymphatiques, dont la chaleur vitale est affaiblie et la sensibilité musculaire est abaissée, on a raison ainsi des surcharges graisseuses, humorales et cellulo-conjonctives, principalement chez les sujets de complexion molle et torpide.
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Le rôle de la chaleur dans les maladies aiguës a été, depuis longtemps déjà, exposé par nous : voir Traitement Abortif et Curatlf des Maladies aiguës, de la typhoïde et de l'appendicite en particulier, par le calomel, les purgations, l'eau et la chaleur donnés d'une façon judicieuse. (Annales dt Physicothérapie, janvier 1901, et communication faite au British Médical Association, juillet 1901.) Dans ces travaux, nous faisions ressortir pour la première fois que les trois facteurs : purgation, chaleur et eau, étaient indispensables à la cure des maladies aiguës. Tous ceux de nos confrères qui ont mis en pratique cette méthode ont pu en vérifier l'efficacité. — Les résultats négatifs tiennenl à ce qu'un des facteurs a été négligé, et c'est généralement la chaleur qui a fait défaut au malade.
Les applications de glace, comme les bains froids, expliquent la grande mortalité des fébricitants. La chaleur, qui est une des formes de l'énergie, contribue au travail organique en même temps qu'elle est nécessaire à la vie cellulaire.
Nous comprenons combien il est important chez les malades, non seulement de diminuer le rayon-
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nement calorique, mais encore de pourvoir à la chaleur animale. Ces deux procédés équivalent à un défaut de déperdition et à une restitution d'énergie.
La chaleur périphérique est le meilleur obstacle aux congestions viscérales et aux complications splanchniques des états aigus. Veillons donc toujours à ce que nos malades soient bien couverts et ne se découvrent pas ! Ainsi, nous obvierons aux métastases et aux rechutes pathologiques. — C'est pour une raison analogue que la chaleur du ventre représente l'un des meilleurs agents curatifs des entérites et des appendicites. Les bains froids, comme les applications de glace, ont tué de nombreux fébricitants, par la réfrigération inopportune de la peau, la lutte inconsidérée contre une hyperthermie souvent providentielle. Les anciens n'avaient pas méconnu ces vérités, lorsqu'ils enseignaient que le médecin doit savoir respecter la fièvre comme un auxiliaire naturel du traitement. Le système nerveux est le régulateur de la chaleur animale, dont la peau est le modérateur, par ses fonctions exhalantes. Pasteur a ingénieusement prouvé l'influence dépressive et léthifère du froid : une poule, normalement réfractaire à la bactéridie charbonneuse, finit, pourtant, par prendre le charbon, lorsqu'on la fixe sur une planche et qu'on la refroidit avec de l'eau. La vitalité naturelle s'abaissant, l'infection s'en donne à cœur joie...
Les enfants surtout se refroidissent aisément, et l'on sait quel nombre de petits « prématurés » la couveuse artificielle a arrachés à la tombe ! Les états qui ont le plus besoin de chaleur, pour guérir : les affections rhumatismales avec leurs diverses localisations, les inflammations viscérales, celles des poumons et de l'intestin en particulier, les néphrites et toutes les maladies infantiles.
Résumé et Conclusions
1° La chaleur est un emblème de vitalité, comme le froid est l'image de la mort. C'est pour sa chaleur solaire (inséparable d'ailleurs de sa luminosité) que nous observons les bienfaits du climat méridional, si favorable aux chroniques (tuberculeux, anémiques, neurasthéniques).
2° La chaleur est le stimulant fidèle des cellules vivantes, le meilleur agent de la contractilité du protoplasme et de la mobilité amiboïde des leucocytes.
3° La chaleur est, avec l'eau et les évacuants, facteur indispensable dans le traitement des maladies aiguës.
4° Les applications thermiques sur la peau, vaste surface nerveuse, agissent comme révulsives, vasomotrices et osmotiques. Elles mettent en jeu le dynamisme physiologique réactionnel dans les maladies, en facilitant la dilatation vasculaire et en sollicitant la diaphorèse régulatrice.
5° La thermothérapie doit toujours être graduée et dosée, comme tous les agents physicothérapiques, d'ailleurs, qu'il s'agisse de bains, immersions, douches ou d'affusions, de bains de vapeur humide ou d'étuves sèches.
6° Il faut veiller, dans les maladies, à la parfaite conservation de la thermalité périphérique, si l'on veut éviter les métastases congestives et l'abaissement implacable de la vitalité naturelle.
7° Les diverses applications de la chaleur et celles de la radiothérapie (qui datent de quelques années seulement) peuvent être délimitées, cliniquement, dans leurs variantes cura li vos ; en dépit de certaines actions communes, leurs indications varient beaucoup, suivant les cas morbides. Par exemple, on se méfiera de la chaleur humide cher les sujets dont le système vasculaire est suspect.