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CHAPITRE XII

Traitement de la Croissance

Les accidents de la croissance sont enrayés, chez les enfants et les jeunes gens, par la méthode prophylactique des agents physiques, beaucoup plus sûrs que les agents médicamenteux, dont la faillite serait certaine, si l'air, l'eau, la lumière, le mouvement, l'électricité, ne venaient toujours seconder et corroborer leur action superficielle et passagère.

Alimentation, aération, exercice, telle est la trilogie thérapeutique sur laquelle reposent l'hygiène et l'éducation physique de l'enfance. L'air et le soleil sont les grands générateurs : ils créent véritablement une seconde fois, l'être créé déjà une première par ses parents. Le mouvement physiologique (cînésithérapie) augmente l'activité du cœur et élargit le jeu des poumons ; il sollicite la contractilité synergique des muscles, discipline l'hématose et équilibre l'innervation. La capacité thoracique élargie permet l'admission d'un plus grand volume d'air et, partant, l'oxygénation d'une plus grande quantité de globules du sang. Le mouvement d'assimilation augmenté accélère la transformation fibrineuse et, par conséquent, l'élaboration des tissus ; il active, en même temps, l'épuration des humeurs,

ce qui vivifie la physiologie organique dans son ensemble et éloigne du jeune âge les processus pathologiques variés, toujours lâches à accabler les petits et les faibles...

Non seulement le corps, mais le cerveau luimême, participent aux bienfaits de la physicothérapie : n'est-ce pas de la santé somatique que dérive d'ailleurs, l'énergie intellectuelle et mentale ? Les malaises habituels de la croissance (céphalée, irritabilité, inaptitude à l'attention et à l'effort, tendances syncopales, etc.), disparaissent promptement par la physico thérapie bien comprise. L'hydrothérapie, la gymnastique, les bains de lumière, l'électrothérapie, les massages, les vibrations doivent être employés avec discernement, dans cette occurrence.

Si l'hydrothérapie donne naissance à d'importants réflexes curatifs, la thermothérapie et les bains carbogazeux ne sont pas moins utiles aux descendants d'arthritiques, que la croissance prédispose aux affections rhumatismales et rhumatoïdes.

Les courbures et les déformations du rachis (poitrine en carène, dystrophies du squelette), les faiblesses musculaires et autres produits de la malaria urbana et de la débilité héréditaire disparaissent par le moyen des exercices rationnels et progressifs, mouvements passifs d'abord, puis contractions actives et volontaires, avec ou sans résistance. Telle est ma méthode cinésithérapique, qui dose l'exercice et l'administre comme un admirable médicament dynamisé, dont les effets se répercutent à longue échéance.

Les manœuvres gymnastiqucs ne doivent être

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confiées qu'à un médecin prudent et expérimenté, capable d'étudier les réactions, de corriger, de rééduquer avec douceur, parce qu'il sait coordonner régulièrement les exercices. On a le plus grand tort de conseiller, à tort et à travers, les jeux athlétiques pour des enfants en croissance. Sans parler des accidents fréquents, on aboutit ainsi à des développements musculaires anormaux et à des dislocations par la fatigue. Le physiologiste et l'hygiéniste s'élèvent, avec raison, contre cette mauvaise adaptation de l'éducation physique, dont l'inharmonie constitue le moindre défaut. Les jeux et les sports sont totalement incapables de corriger les déviations et de neutraliser les mauvais habitus de la scolarité. Seule, la gymnastique orthopédique possède une influence esthétique sur la croissance et peut conduire à la régénération physique, en rectifiant le mouvement nutritif aberrant et compensant les attitudes vicieuses.

L'hygiène pédagogique bien comprise ne développe pas seulement le système musculaire ; elle fortifie aussi l'accroissement des os et perfectionne le bon fonctionnement articulaire, en utilisant, au mieux, les réserves puissantes d'énergie qui existent dans l'enfance et dans l'adolescence, à l'époque de la cirse molle, alors que l'évolution n'est pas encore terminée. Par l'eau, la chaleur, l'électricité, on peut augmenter l'apport du sang artériel dans les membres et déterminer ainsi des actions nutritives locales qui modifient utilement la charpente osseuse, même en cas de rachitisme et de scrofule caractérisés.

L'accommodation automatique des mouvements volontaires et l'ébranlement utile imprimé aux

troncs nerveux conduisent, graduellement, au but visé, pourvu qu'on ait la patience nécessaire pour attendre les bons résultats, forts longs à acquérir, surtout s'il existe des altérations osseuses d'origine scoliotique ou ostéomalacique. Les manœuvres de la mécanothérapie jouent, alors, un rôle capital ; mais elles doivent être toujours combinées avec les autres ressources de la physicothérapie en général, sous peine de résultats forcément temporaires ou incomplets.

Pour assurer le développement harmonique du corps et la mise en activité des cellules énergétiques, il faut aussi veiller à l'élimination régulière des déchets qui causent cette toxémie particulière, vulgairement connue sous le nom de surmenage.

C'est alors qu'interviennent le calomel, l'eau et la chaleur, qui constituent la grande thérapeutique des infections en général, ainsi que nos lecteurs le savent depuis que nous avons l'honneur de tenir une plume.

Par la kinésithérapie scientifique, l'esthétique de la démarche infantile est toujours des plus favorablement influencée. Le poids des membres, l'envergure thoracique s'accroissent ; les poumons fonctionnent plus activement, les échanges organiques se font plus complets. L'exaltation du potentiel musculo-nerveux se traduit par une plus grande résistance à la fatigue, une endurance plus marquée pour le travail scolaire et pour les conditions antihygiéniques de l'internat, principalement. Sans corset orthopédique d'aucune sorte, on arrive à obtenir la plus parfaite rectitude de la colonne vertébrale ; la tête est droite, le buste en avant, sans dos rond ni omoplates ailées ou saillantes. Au dynamomètre, la force musculaire subit, également, une vigoureuse impulsion. Les troncs les plus chétifs changent de forme et les pectoraux saillants, les

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dos élargis de la taille à l'épaule, par le relief des muscles dorsaux, les parois abdominales garnies d'une épaisse et vigoureuse sangle musculaire naturelle (qui vaut mieux que celles prescrites, en tissu élastique, contre l'entéroptose), tels sont les résultats harmonieusement développés par la kinésithérapie bien comprise. Elle est donc une précieuse sauvegarde contre les ptôses, la dilatation d'estomac, le rein mobile, les hernies, les exanies, les déplacements utérins (qui sont loin d'être rares chez les jeunes filles), aussi bien que les difformités du squelette et des articulations.

On est parfois embarrassé pour diagnostiquer une déviation vertébrale à ses débuts, dans sa période prodomique. Or, ce diagnostic précoce est de la plus haute importance : car c'est à cette période que la physicothénapie exerce une action curative bien marquée. J'emploie, dans ces cas douteux, la méthode de Tissié, ou de Yinspection du mur. Je place l'enfant contre un mur, pieds déchaussés, portant à plat sur le sol et partie postérieure du corps exactement appliquée contre la paroi. Je lui fais élever lentement les bras, qui ne doivent jamais quitter le mur, ainsi que les mains, dont les doigts sont écartés. S'il n'existe pas de déviation, les bras passent de l'attitude en croix à la position élevée parallèle à l'axe du corps, sans que celui-ci se déplace : s'il existe une déviation, il s'établit une compensation sur un point donné et le corps se tourne par ailleurs.

En cas de scoliose commençante, il faut soumettre l'adolescent à des manipulations, vibrations et courants, destinés à favoriser la nutrition du sternum, des cartilages costaux et des disques inter-

vertébraux, puisque l'os grandit surtout (nous le savons) par ses portions spongieuses et chondroïdes. Se borner à agir sur les muscles constitue une intervention notoirement insuffisante, à mon avis.

Il est, au surplus, indispensable (ainsi que je l'ai souvent déclaré) de recourir à tous les moyens physicothérapiques réunis, lorsqu'on désire obtenir des succès complets. Si la nature guérit (et qui dit nature dit physicothérapie), c'est par un ensemble synergique de réactions extérieures : ce n'est donc pas trop de puiser au sein de toutes les énergies naturelles, pour en rapporter les éléments de vigueur, de pondération et de toni-sédation, indispensables à assurer la normalité de la croissance. Le tout est de savoir manier et doser équitablement (en proportion de la résistance ou de la débilité du jeune sujet) les agents curatifs empruntés à l'arsenal, si bien fourni, de la physico thérapie.

Les exercices les plus utiles au point de vue prophylactique, dans la croissance, sont, assurément, ceux qui amplifient la respiration. L'organisme infantile exige, encore plus impérieusement que celui de l'adulte, des inspirations fréquentes, dans un air richement oxygéné (Pozonothérapie inhalatrice nous rend à cet égard de grands services). En effet, chez l'enfant, les combustions ont un caractère bien plus marqué d'activité et l'assimilation doit l'emporter sur la désassimilation, pour que le dévelopement général s'ensuive.

C'est pourquoi les végétations adénoïdes du pharynx nasal, et les hypertrophies amygdaliennes jouent un si grand rôle dans les accidents de la croissance. Un enfant, dont le thorax est insuffisant,

reste malingre et ne se développe pas. En dehors des interventions opératoires locales, il faut donc instituer une bonne gymnastique respiratoire, afin de prévenir l'invasion de la tuberculose. L'asthme infantile, qui est loin d'être rare, peut aussi être vaincu par la physicothérapie ; or, on sait combien les agents de la pharmacie sont notoirement inutiles, pour combattre cette névrose respiratoire, qui résiste à tous les traitements.

J'en dirai autant de la chlorose. Celui qui voudrait la guérir par les seules préparations martiales se leurrerait. Il faut surtout activer les échanges nutritifs et augmenter l'hématopoïèse, par la mécanothérapie bien comprise, par les bains oarbogazeux hydro-électriques, les bains d'air chaud, la radiothérapie actinique, les courants de haute fréquence : on voit ainsi s'évanouir bientôt les troubles gastralgiques, céphalées, palpitations, points de côté, etc., et la peau et les muqueuses se recolorer vivement. L'anémie est vaincue.

Les bains d'acide carbonique et les bains hydroélectriques sont merveilleux chez les enfants dont la nutrition est languissante, sans entrain, névropathes, lymphatiques, pâles, inertes, défaillants et souffrants d'une irritable debility qui les rend rebelles à la thérapeutique pharmaceutique. Ces pratiques tonifient et diminuent en même temps la sensibilité, activent la nutrition et le bon fonctionnement du système nerveux, guérissent l'aménorrhée et la dysménorrhée virginales, en répartissant la circulation dans les organes splanchniques et maintiennent l'harmonie dans l'organisme en voie de développement. De plus, les bains répétés cuirassent l'enfant contre les manifestations respiratoires

infectieuses ou a frigore, auxquelles il est coutumièrement sensible : grippes, coryza, angines, laryngo-bronchibes, etc., et favorisent le bon entraînement physique et l'éradication des vices diathésiques et des prédispositions héréditaires, transmis par les ascendants. Les enfants verront ainsi s'effacer leurs candidatures à l'arthritisme, à la névrose et se f ortifier leur fragilité devant la tuberculose et les autres infections.

En résumé : 1° L'enfant, à l'heure redoutable de la croissance, a besoin des agents physiques pour protéger sa nutrition contre les causes perturbatrices qui l'entourent. L'exagération histogénétique, caractérisée par une prolifération cellulaire surabondante, a besoin d'être modérée et l'excitation protoplasmatique a besoin, de son côté, d'être assurée, afin d'arriver à une utilisation régulière et méthodique des matériaux constitutionnels destinés au mouvement vital intensif. Les agents physiques réveillent, renforcent et rectifient l'activité moléculaire, dont ils empêchent la corruption ou la déviation. Ce sont les remèdes vitalisateurs par excellence, je pourrais même dire les seuls vitalisateurs, s'adressant aux centres trophiques, à la thermalité organique, aux systèmes nerveux et ostéomusculaire. Ils confèrent à l'économie cette énergie de fixation, vectrice et utilisatrice des matériaux d'assimilation à incorporer dans les cellules, au prorata des divers territoires histologiques en souffrance.

2° Parmi les agents curatifs les plus usités de la physicothérapie, envisagée comme méthode préventive des accidents de la croissance, je signalerai :

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A. — La douche tiède ou écossaise, le bain de CO2, le bain de vapeur sèche, pour lutter contre les hérédités arthritiques, les tendances à l'anémie et au surmenage, éloigner la chloro-anémie et faciliter la menstruation chez les jeunes filles.

B. — La mécanothérapie bien comprise, l'hydro-massothérapie, les bains hydro-électriques et de haute fréquence (résonateur bi-polaire), les applications statiques et les courants induits, contre la scoliose et les déviations vertébrales, ainsi que pour éloigner les prédispositions à la neurasthénie et à la tuberculose, en fortifiant le système nerveux et élargissant la cage thoracique.

C. — Les bains thermo-lumineux, les radiations actiniques, la vibrothérapie, la gymnastique suédoise, l'ozonothérapie, etc., pour la conquête de l'équilibre ostéomusculaire et la prophylaxie des accidents diathésiques héréditaires, innés ou acquis, doivent être aussi employés, avec de grands avantages.

L'enfant qui grandit a besoin, plus encore que l'adulte, d'un milieu hygiénique où il trouve tous les matériaux nécessaires à la rénovation et à l'entretien de son organisme. Les peuples anglo-saxons ont compris cette nécessité mieux que les peuples latins : ils attachent, avec raison, la plus haute importance à l'air, à l'eau et au mouvement, dans l'hygiène et l'éducation rationnelles de l'enfance. Le jeune âge est, en effet, aisément impressionné par le confinement, la malpropreté et l'inaction, qui ouvrent la porte aux agents infectieux et à la déchéance physique, préparant le terrain morbide aux contagions, en empêchant le jeune organisme de

subvenir aux frais de son développement. Les agents physiques sont également indispensables pour enrayer le lymphatisme et la scrofule, diathèses d'insuffisance vitale, de misère physiologique, qui font le lit de la terrible tuberculose.

La physicothérapie médicale vient, ici, en aide à la physicothérapie naturelle, surtout pour les enfants des villes, que la civilisation éloigne des modificateurs cosmiques et condamne à une existence tant soit peu artificielle. Il faut protéger leur nutrition, modérer l'excitation de l'histogénèse et stimuler la vitalité du protoplasme cellulaire. La balnéation, la lumière, la kinésithérapie, l'électricité concourent à ce but et font tomber, une à une, les entraves de l'existence urbaine.

Pour augmenter l'activité circulatoire et amplifier les poumons, c'est-à-dire discipliner l'hématose et équilibrer le trophisme général, en stimulant la formation des tissus, rien ne vaut la gymnastique respiratoire bien formulée.

L'hydrothérapie donne peut-être naissance à de plus nombreux réflexes cura tifs : les bains carbogazeux, sont fort utiles aux petits arthritiques, prédisposés aux incidents rhumatoïdes de la croissance, inaptes à l'effort et à l'attention, sujets à l'irritabilité nerveuse et aux malaises céphalalgiques.

Pour prévenir et guérir les courbures du rachis et les dystrophies déformantes du squelette, les exercices mécanothérapiques, tour à tour actifs ou passifs, dosés comme une véritable médication, possèdent une influence collective et rccducatrice, qui contrebalance victorieusement les désastreux effets de la scolarité. On ne saurait croire combien la kinésithérapie (comme du reste tous les agents physiques) agit avec fidélité et promptitude chez les enfants (véritable cire molle), à la condition de ne

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pas attendre les lésions osseuses à leur période d'éburnation. La thérapeutique par le mouvement ne borne pas, d'ailleurs, ses effets aux seules déviations rachidiennes : elle nous apparaît comme une sauvegarde prophylactique contre les ptôses, les ec- • tasies, les hernies, exanies, déplacements utérins, reins mobiles, dilatation d'estomac, varices, etc.

Toutefois, la kinésithérapie, malgré sa grande importance, n'est pas toujours suffisante contre les déviations scoliotiques : il faut y joindre les courants intermittents ou continus, qui favorisent la nutrition du sternum, des cartilages costaux et des disques intervertébraux, tout en assurant la parfaite nutrition des muscles.

Contre les chloro-anémies, qui résistent si fréquemment au traitement pharmaceutique, on multiplie et l'on confirme l'action curative des ferrugineux, par le moyen de l'ozonothérapie, des bains hydro-électriques et des effluvations statiques, des applications actinothérapiques, etc.. Les troubles gastralgiques, palpitations, névralgies et autres symptômes de l'olighémie ne tardent pas à disparaître, en même temps que l'on voit aussi s'atténuer graduellement la langueur d'une nutrition lymphatique. Rien n'est plus efficace que ces diverses applications physicothérapiques, pour favoriser la formation régulière des jeunes filles et faire régner l'harmonie dans un système nerveux prédisposé à la faiblesse irritable.

L'hydrothérapie et la balnéation, ainsi que l'aimiatrie balsamique et ozonisée, cuirassant l'enfant contre les infections de la gorge, du nez et des oreilles, le préserve des grippes et des bronchites à répétition, surtout lorsqu'il y a prédisposition héréditaire à l'arthritisme et à la tuberculose : ce qui n'est pas rare dans les villes.

C'est à l'illustre Locke que nous sommes rede-

vables de cette importante notion que le moral est étroitement enchaîné à l'organisation chez les enfants : oe n'est que par l'équilibre absolu des facultés physiques qu'on arrive à conquérir l'énergie et l'harmonie dans le moral. Vingt-cinq ans de pratique nous ont permis de constater que la physicothérapie est toute-puissante pour développer les bonnes dispositions matérielles et intellectuelles de l'organisme, aussi bien que pour corriger efficacement les mauvaises : « Qu'il soit homme par la vigueur, disait Rousseau de son Emile, et il le sera bientôt par la raison. » Au moyen des agents physicothérapiques, c'est-à-dire des moyens naturels adéquats à la constitution individuelle, nous calmons habituellement cette incommode sensibilité du jeune âge, mère de toutes les névroses et nous annihilons aussi les germes futurs de nombreuses infirmités. Nous consolidons enfin le développement de la sphère sensorielle, si étroitement liée à l'harmonisation physiologique du jeune organisme.

Pour fixer les idées, je signalerai, en manière de conclusion, les principaux agents de la médication physique appliquée à la croissance :

1° Balnéothérapie. — Bains de CO2, bains de mer artificiels, bains sulfureux (rendus plus efficaces par les courants hydro-électriques), bains de vapeur sèche, douches tièdes et écossaises, etc., utiles pour combattre l'hérédité rhumatismale, les tendances chloro-anémiques et lymphatiques, les effets funestes du surmenage et de la sédentarité scolaires.

2° Mécanothérapie. — Méthode suédoise perfectionnée, hydro-massothérapie, mouvements combinés et appareils contre la scoliose et les déviations, ainsi que pour fortifier l'hématose, élargir la cage thoracique et harmoniser le système nerveux.

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3° Electrothérapie. — Bains statiques et de haute fréquence, résonateur bi-polaire, courants d'induction, etc., contre la scoliose, le rachitisme, l'ostéopathie épiphysaire, les dispositions aux névroses et à la phtisie. Ajoutons, comme variantes, pour la prophylaxie des accidents diathèsiques et la conquête de l'équilibre nutritif : les bains thermolumineux, l'actinothérapie, l'ozonothérapie, la vibrothérapie, etc.

Nous ne parlons pas de la diététique alimentaire, qui forme un chapitre à part dans la thérapie physique de la croissance, méritant des développements particuliers.

Un mot sur le traitement de Y incontinence d'urine. Alors qu'échouent tous les produits de la pharmacie, on réussit souvent avec la simple faradisation urétérale (surtout au niveau du col de la vessie. On préconise aussi le courant d'induction faible, à longues intermittences, afin de fortifier le sphincter vésical atonique et de rendre la sensation du réflexe suffisante pour provoquer la constriction normale qui retient physiologiquement la sécrétion urinaire dans son réservoir.

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