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CHAPITRE XVIII Traitement de la Neurasthénie

La neurasthénie est, comme l'a très bien vu Beard, un manque d'énergie nerveuse, nervous dépression, une fatigue avec sensation d'épuise-

me'n ne"'°US exhausti°"- C'est, assuré-

ment la faiblesse qul domine, dans le syndrome de Beard, ma* une faiblesse irritable, irritable debt hty, reclamant tour à tour, des incitants cérébro-

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Si la physicothérapie rend à la cure des neurasthénies de signalés services, c'est qu"ne s adresse précisément à la cause présumée du m"] au troab e nutritif des éléments nerveux : en X

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et hyperexcxtable », telle est la formule de Ira-

peutique qui s'applique, le plus étroitement, à la maladie de Beard. Toute la physicothérapie devra donc être mise à contribution : il faut remédier à l'affaiblissement du centre vaso-moteur, à l'abaissement et surtout à la variabilité de la tension vasculaire, ainsi qu'à l'infériorisation du trophisme cellulaire, caractérisée par les troubles dyspeptiques, la phosphaturie, la leucocytose digestive, l'atonie musculaire, les ptôses viscérales, la congestion hépatique avec foie insuffisant, etc., etc.

Il est peu de sujets qui supportent plus mal les produits pharmaceutiques que les malades atteints de la maladie de Beard. Ce sont les plus fréquentes victimes de cet empoisonnement médicamenteux si bien décrit par Hayem et déploré sans cesse par tous les bons esprits. Nous devons surtout à Weir Mitchell et au professeur Raymond une apprécialion plus exacte du véritable traitement de la neurasthénie, aujourd'hui basé sur les rigoureuses applications des agents physiques.

Passons en revue, brièvement, les applications les plus profitables, en commençant par l'hydrothérapie. La douche courte, en jet brisé, sur le rachis et sur le tronc, suivie de douche de pieds et de friction sèche, représente l'un des meilleurs toniques, pour remonter le taux des forces chez les aplatit, chez les aveulis, qui ont besoin d'une réaction bien tolérée, susceptible de ramener chez eux l'énergie nerveuse et la volonté ; de dissiper les angoisses, les scrupules, l'insomnie ; de stimuler la circulation périphérique, et d'accroître généralement aussi la tension artérielle abaissée. En cas d'arthritisme caractérisé (qui n'est pas rare chez les neurasthéniques), on se contentera de la douche écossaise en pomme d'arrosoir, qui ne saurait, en rien, augmenter l'éréthisme douloureux.

Les bains d'acide carbonique procurent des bé-

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néfices toni-sédatifs et reconstituants fort remarquables, surtout s'ils ne sont pas pris trop chauds (34° cent, en moyenne), ni trop prolongés (20 minutes au plus). Quelques bains de CO2 transforment, littéralement, certains sujets déprimés, dénués de vigueur physique et mentale : on assiste, pour ainsi dire, à la réfection continue de leur énergie nerveuse et intellectuelle, à l'amendement de l'inappétence et de l'insomnie, à l'amélioration notable de l'atonie gastro-intestinale et de la débilité musculaire, souvent si rebelle. Cette action, puissante et soutenue, du bain de CO2, en fait un des agents les plus actifs et les plus profonds de la cure nerveuse. Ce sont principalement les arthritiques qui sont appelés à en recueillir les bienfaits. Le bain de CO2 remédie, en effet, à l'auto-intoxication gastro-hépatique, qui est la grande cause de cette sensation étrange de fatigue morbide, fautrice des plus profonds malaises nerveux, et notamment de la grande irritabilité céphalique. Grâce au pouvoir, titillant et galvanique, du gaz sur les houppes nerveuses innombrables de notre enveloppe externe, nous obtenons un effet dérivatif sur les centres cérébro-médullaires, un accroissement du péristaltisme gastro-intestinal, une désobstructioii parfaite de la circulation-porte ; enfin, une sorte de rééducation des centres vaso-moteurs. En agissant sur les capillaires périphériques, le bain de CO2 modifie aussi la distribution mécanique du sang, rétablit la force musculaire, accroît le métabolisme général et la prolifération des hématoblastes, favorise les oxydations et les éliminations de toxines. Ce qui se résume en influence anlîarthritique générale et avérée.

La mécanotliéi apie et la niassothérapie s'appliquent surtout à l'ectasie gastrique, à la constipation et à l'oligurie des neurasthéniques. Le massage me-

thodique agit, comme l'exercice rééducateur, comme la mécanothérapie compensatrice, comme la gymnastique rationnelle, en s'opposant à l'atrophie musculaire, en assouplissant les jointures chez les arthritiques, ainsi qu'en régularisant leur influx nerveux et leur mobilité réflexe générale. L'amyosthénie (qui s'étend parfois jusqu'aux fibres lisses) est la grande cause de la dilatation gastrique, de la dyspepsie nerveuse et de l'hypotension générale : les appareils de mécanothérapie et de massothérapie, bien combinés, remédient à cet amoindrissement fonctionnel des muscles, en même temps qu'à la diminution de vitalité circulatoire et glandulaire. Les troubles digestifs, si importants dans la neurasthénie qu'ils s'élèvent (pour certains auteurs) à la hauteur d'un élément pathogénique de la maladie ; les alternatives de fatigue et d'excitation, la dépression matinale (due à l'emmagasinage insuffisant et à la grande déperdition d'énergie pendant le sommeil) tous ces symptômes, désagréables ou alarmants, sont justiciables de la massothérapie, de la vibro thérapie, de la cinésithérapie, excellentes méthodes pour la restitution ad integrum de la nutrition moléculaire. L'hydromassotherapie abdominale, en agissant sur les plexus nerveux du ventre, se conduit comme un modérateur puissant des réflexes hypocondriaques partis du plexus solaire, « oe cerveau abdominal », ainsi que le dénommait Bichat. La tristesse, les idées noires, le dégoût de la vie, sont des symptômes rapportés, de tout temps, à des modifications pathologiques du grand système végétal et l'étude moderne des états neurasthéniques n'a fait que confirmer ces données de l'expérience de nos anciens.

La méthode des vibrations et des massages, est aussi très précieuse, pour remédier aux phénomènes spasmodiques, secondaires, mais fort désa-

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gréables pour les malades : crampes, secousses, contraction fibrillaire, dysphagie, tremblements, dyspnée. Les vertiges et la tachycardie sont plutôt justiciables des agents hydrothérapiques : ce dernier symptôme s'atténue, on le sait, singulièrement, par les applications froides précordiales : sac de Chapman, etc.. Les hypéresthésies, paresthésies et algies diverses, souvent si capricieuses, les dysesthésies (engourdissements, fourmillements) cèdent à la massothérapie combinée. Nous augmentons, ainsi, la circulation du sang et de la lymphe ; nous améliorons le trophisme de la peau et des muscles ; nous excitons les phénomènes osmotiques de la cellule nerveuse. C'est donc un excellent traitement topique des neurasthénies locales, telles que les a définies Huchard, et un remède des plus actifs apporté à l'hypovitalité des neurones chez les débilités cérébro-spinaux.

Mais c'est, assurément, l'électrothérapie qui rend à la cure des neurasthéniques les services les plus promptement appréciés. Elle occupe et occupera longtemps encore la première place pour modifier la neurotrophie et harmoniser les réactions nerveuses. Même à titre préventif, l'électricité peut empêcher certains sujets nerveux (ou affligés d'hérédité névropathique) de tomber dans l'épuisement neurasthénique. Il existe, en effet, une période prodromale de la neurasthénie, de même qu'il y a un syndrome initial de la phtisie : c'est au praticien perspicace qu'incombe le fructueux devoir de faire un diagnostic précoce et par conséquent favorable à la cure.

Tous les modes électrothérapiques, faradisation, voltaïsation, franklinisation et même magnétisme, ont été utilisés, depuis Beard jusqu'à ce jour. Mais l'emploi des courants alternatifs de haute fréquence, l'auto-conduction, le lit condensateur, le

résonateur, etc., sont, surtout, remarquablement favorables aux arthritiques, dont ils perfectionnent les oxydations, tout en régularisant la tension artérielle. Ces courants, que le génie de d'Arsonval a appliqué au traitement des malades, ont toujours pour effet de régler la circulation générale, de rehausser le potentiel nerveux lorsqu'il est affaibli, de ramener le sommeil, le calme et l'appétit, comme le disait si bien le regretté Apostoli. Ces merveilleux effets sont, pour nous, obtenus par la série des oscillations qu'ils impriment aux cellules nerveuses et dont le résultat est le redressement des neurones dans leur orientation physiologique. Il se passe dans la conductibilité des neurones exactement ce qui a lieu dans le tube à limailles de Branly, appliqué à la télégraphie sans fil.

Il faut, toutefois, faire des séances courtes et favoriser souvent les éliminations, au cours du traitement, par le moyen des sudations abondantes (bains thermo-lumineux, dont nous parlerons bientôt), boissons diurétiques, laxatifs ; parfois, un peu de calomel, associé au bicarbonate de soude, suivant la méthode souvent indiquée par nous.

Le bain électro-statique, avec douche électrique ou souffle céphalique, est très usité contre la dépression cérébrale, l'insomnie, les parcsies des membres, la céphalalgie en casque : des frictions et le souffle négatif sont dirigés aux endroits qui soni le siège d'algies, ou simplement d'hyperesthésies. Le bain statique est, à la fois, sédatif et régulateur du système nerveux : bien manié, il triomphe des phénomènes douloureux les plus rebelles (plaque sacrée, topoalgies) et augmente aussi (quoique dans des proportions moindres que la haute fréquence) les échanges nutritifs, ralentis ou pervertis par l'arthritismc, «n même temps qu'il sollicite, de la substance nerveuse, une incitabilité mieux équilibrée.

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Les névralgies et les névrospasmes, qui résistent au bain statique, cèdent généralement au courant faradique.

L'électrothérapie doit toujours être préférée à l'hydrothérapie, chez les sujets dont les réactions sont lentes, l'irritation rhumatismale facile, les organes respiratoires sensibles et chez les nombreux neurasthéniques en proie à l'ischémie cutanée, aux vertiges, aux cardiospasmes. C'est peut-être pour cette raison que, dans le sexe féminin, l'électricité nous représente le traitement de choix.

La franklinisation doit aussi débuter toujours par de courtes séances, afin de ne pas impressionner trop vivement les malades par une énergie électrique qui devient perturbatrice et peut causer certaines angoisses, portant obstacle à la continuation du traitement. « Patience et douceur », telle doit être toujours la devise du thérapeute, aussi bien en phrysicothérapie qu'en pharmacologie. Contre la grande dépression générale avec myasthénie prononcée, rien ne vaut l'effluvation bi-polaire de haute fréquence ; c'est aussi le traitement de choix, dans la neurasthénie sexuelle, lorsqu'on veut combattre l'impuissance et l'anaphrodisie chez l'homme, l'atonie utéro-ovarienne avec dysménorrhée, chez la femme.

Par l'harmonisation et la régulation du système nerveux central, l'équilibre retentit, en quelque sorte, sur l'ensemble organique, si complexe, de l'être vivant. En emmagasinant l'influx nerveux dans les cellules, en assurant leur intégrité trophique, en favorisant l'hypertrophie fonctionnelle passagère, avec contiguïté plus directe des neurones,, l'électrothérapie méthodique restaure visiblement l'activité troublée chez les neurasthéniques. La science, il est vrai, n'a pas encore élucidé par quels processus chimiques, par quelles vibra-

tions d'ordre moléculaire, l'énergie des éléments névrogliques et la puissance des connexions cellulaires se reconstituent et se régénèrent, la fatigue et l'épuisement nerveux s'effacent. Les analogies du courant électrique et du courant nerveux, qui semblent obéir aux mêmes lois (Helmholtz), nous expliquent bien pourquoi les traitements électriques, qui ramènent la bonne conductibilité et la bonne orientation des neurones, obvient aux paresthésies, aux retards de transmission de la sensibilité, fusions des sensations, sommations, polyesthésies, synalgies, erreurs et perversions des sensations localisées (sensations anormales de chaud et de froid, fourmillements, picotements, engourdissements) qui mettent souvent l'esprit des neurasthéniques à une véritable torture, en leur prophétisant des troubles objectifs plus graves et des lésions sérieuses. La céphalée et les névralgies, ainsi que les algies réflexes du trouble sympathique, algies centrales ou topoalgies (périphériques ou viscérales) atteignant l'estomac, l'intestin, le cœur, avec irradiations, sont éminemment (et presque uniquement) justiciables de r électrothérapie.

Les bains statiques et les grands courants éloignent les crises de malaises paroxystiques ou émotifs, atténuent l'intensité des plaques douloureuses, effacent les stigmates neurasthéniques et ces sortes d'images sensitives fixes « analogues, dans le domaine de la sensibilité, à ce qu'est la monomanie dans le domaine de l'intellectualité » (Blocq). Je pourrais citer, ici, plusieurs cas de glossodynie, de rachialgie rebelle, d'impuissance, de névralgies ovariennes ou lumbo-abdominales, chez des neurasthéniques, guéris ainsi, en quelques semaines, grâce au retour progressif de l'équilibre nerveux fondamental. Dans ces cas de topoalgies, on se trouvera toujours bien, suivant les conseils du re-

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gretté Blocq, de mobiliser la douleur, ce qui est, en somme, une démonstration tangible de la non gravité lésionnelle du mal ; un bon moyen, pour y arriver, est la faradisation de la plaque douloureuse avec le balai électrique, en ayant soin de renouveler fréquemment les séances, d'une dizaine de minutes au plus. Le Radium, les Rayons X, la lumière violette et même la chaleur localisée m'ont aussi donné de bons résultats. En cas d'irritation spinale prononcée, avec douleur sacro-cocygienne ou à la nuque, alternatives de chaud et de froid, raideurs, engourdissements, troubles céphaliques, je suis absolument convaincu que l'électricité, bien maniée, peut éloigner des neurasthéniques le spectre du tabès ou de la paralysie générale. L'idée fixe d'un état grave, l'éréthisme anxieux, l'obsession psychique qui caractérisent, avec complaisance, l'impuissance neurasthénique et impressionnent le moral au point de désorganiser toute synergie nerveuse, disparaissent, en effet, graduellement, par la compensation réactionnelle que l'électricité vient apporter au système cérébro-spinal. La vitalité normale se réveille peu à peu, sans violence, par l'action physiologique du seul tonique physiologique, par la recharge de l'accumulateur et du condenseur vivant. L'activité cérébrale cesse d'être entravée, la mémoire devient plus fidèle, le jugement plus confiant, le raisonnement moins timoré, la volonté plus énergique et moins nonchalante. Le névropathe est transformé.

Un excellent adjuvant du traitement électrique, c'est la radiothérapie. Les vibrations des rayons rouges sont fort bien tolérées et contribuent au relèvement des forces et à l'équilibration de la sensibilité. Les bains thermo-lumineux (tels que nous les avons appliqués, l'un des premiers, en médecine) possèdent une activité radiothérapique ana-

logue à celle des rayons solaires, c'est-à-dire vivifiante et promotrice de bien-être et de réparation. La méthode thermo-lumineuse, antiacide et éliminatrice, exalte aussi le potentiel nerveux des neuroarthritiques, dégage visiblement leur circulation, invigore leurs cellules, favorise les réserves nerveuses et la tension cérébro-spinale, éloigne l'élément spasmodique et restaure, au mieux, l'assimilation trophique, pour le grand bien de la rénovation du sang et des tissus. Nous atteignons ainsi, par le neurone centripède, la vulnérabilité du centre cortical. Nous dérivons les déchets nutritifs, fauteurs de douleurs rhumatoïdes, de courbatures, de cryesthésies, d'insomnie et d'engorgement abdominal : l'auto-toxémie est, on le sait, pour nous, la cause et la lésion de la dépression nerveuse. Cette action d'élimination indispensable est surtout dévolue à la lumière blanche qui produit une excellente sudation, sous basse thermalité, grâce au perfectionnement des vibrations radiolumineuses, obtenu par nos appareils variés et rationnels.

Je pourrais encore compléter cet exposé du traitement physicothérapique de la neurasthénie en décrivant certains procédés accessoires, tels que les bains hydro-électriques, que je réserve surtout aux anémiques, aux névralgiques et aux malades présentant quelques grammes de sucre ou quelques centigrammes d'albumine dans les urines ; les courants continus, très utiles dans le traitement de la colite muco-membraneuse et de la constipation, qui font, si fréquemment, cortège à la maladie de Beard ; le massage électrique vibratoire perfectionné, que j'applique à la cure des diverses viscéralgies ; le casque et le tabouret vibrants, contre les douleurs céphalo-rachialgiques. L'ozonothérapie, la photothérapie, la radiothérapie viennent encore remplir certaines indications particulières. Au fond,

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mouvant et variable, divers <et ondoyant, de la neurasthénie, nous ne saurions opposer un traitement fixe et immuable, une cure ne varietur. Il faut une coordination raisonnée et prudente des divers agents physiques, utilisés d'après la hiérarchie des symptômes, l'étude des réactions de la vie cellulaire, les différenciations personnelles et (pourquoi ne pas le dire ?) les intuitions, plus ou moins conscientes, du praticien prudent et expérimenté.

Pour nous résumer :

1° La complexité symptomatique et pathogénique de la maladie de Beard rend indispensable l'appel méthodique à toutes les ressources, si nombreuses, de la physicothérapie. Les succès curatifs appartiennent au médecin qui pourra utiliser, au fur et à mesure des circonstances, tous les agents physiques et sera le plus maître de ses appareils, c'est-à-dire connaîtra exactement ce qu'il est en droit d'en espérer ;

2° Autant la pharmacie est infidèle et périlleuse, autant la physicothérapie est profitable aux états neurasthéniques. Les modalités curatives les plus puissantes sont : la douche froide ou écossaise, le bain de CO2, la mécanothérapie et la massothérapie, la kinésithérapie et la vibrothérapie, dont nous avons décrit les principales indications. Quant à l'électrothérapie, elle occupe assurément la première place pour la cure de l'épuisement nerveux ;

3° Tous les modes de l'électricité peuvent être utilisés : mais les plus actifs sont ceux qui agissent le plus énergiquement sur l'état général, les courants de haute fréquence, les bains électro-statiques, la faradisation, la radiothérapie, les bains thermo-lumineux et hydro-électriques, etc., etc. Toutes ces pratiques (qui demandent à être surveil-

lées et dosées comme des médicaments) ne doivent jamais sortir des mains purement médicales ;

4° Je pense avoir démontré qu'au fond mouvant de la neurasthénie, on ne saurait opposer un traitement fixe. En sachant raisonner, coordonner, varier, quitter et reprendre, avec diplomatie, les divers agents physicothérapiques domestiqués par la science, nous réaliserons les cures les plus difficiles, les plus complètes, les plus durables.

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