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CHAPITRE XXII

Quelques données sur le régime rationnel

Malgré les progrès de l'hygiène et de la civilisation, nous sommes encore loin de savoir faire des ressources alimentaires, toujours croissantes pour l'humanité, une utilisation raisonnée et méthodique ; nous mangeons trop et, souvent, nous mangeons mal : tels sont, en deux mots, les desiderata.

Les abus visent principalement la viande. Les préparations carnées, qui excitent ce que Pawlow nomme les sécrétions d'appétit (ce que Brillât- Savarin nommait les puissances gastriques), ont le grave inconvénient de ne pas tenir longtemps au ventre et de provoquer ces fausses-faims, auxquelles notre sensualité résiste quelquefois difficilement. Il n'en est pas de même des végétaux, qui réduisent l'orexie à son minimum et font un séjour prolongé dans le tube gastro-intestinal. Toutefois, les repas copieux, même à base végétale, nuisent souverainement aux dyspeptiques, aux obèses, aux goutteux, aux cardiopathes, aux artério-scléreux, aux vieillards, aux personnes en proie à la ménopause, etc.

Par les flatulences et les dilatations qu'ils sollicitent, les repas trop abondants éveillent de nom-

breux et pénibles réflexes, qui, à leur tour, sont capables de provoquer certaines lésions viscéropathiques.

Même pour l'homme en santé, et désireux de se maintenir longtemps à l'état normal, il est souvent indispensable de réduire la ration alimentaire, notamment en ce qui concerne les graisses et l'albumine.

On peut même dire qu'à partir de trente-cinq ou quarante ans, il est fort imprudent de dépasser la ration d'entretien physiologique, dont l'impérieuse nécessité se fait moins sentir dans la jeunesse, à cause d'une adaptation plus complaisante des organes et des fonctions, et des besoins de la croissance.

Evitons ces sauces de haut goût, ces épices et ces condiments, plus ou moins compliqués, qui excitent violemment l'appétit, stimulent l'appareil glandulaire des muqueuses et font appel à d'indigestes surcharges de nourriture. Un volume nutrimentaire minimum, une forme culinaire simple et naturelle, une division habituelle en hachis, bouillies, purées bien cuites, potages épais, passés au tamis et longuement mijotés, viandes braisées, en daube ou en cocotte, légumes à la vapeur ou à Fétuvée : voila les préceptes bromatologiques les plus généraux, conformes à une saine hygiène gastro-intestmalc.

Nous continuons à protester vigoureusement contre le régime sec, qui augmente exagérément la densité du sang, deshydrate les tissus, rend 1 hématose insuffisante et difficile, par suite de la condensation même du plasma sanguin, dont l'irrigation vasculaire diminue forcément. La constipation les lithiases, l'albuminurie, l'émaciation excessive (qui

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fait parfois le lit à la tuberculose), voilà les terribles conséquences de cette xérophagie.

Il est indispensable de boire et de boire en quantité suffisante (ration nécessaire), afin de favoriser la régulière élimination des déchets et des poisons alimentaires, par la lixiviation régulière et méthodique du sang et des humeurs. L'eau, qui est la meilleure des boissons, possède ainsi une action déplétive et éliminatrice, en même temps qu'un pouvoir accélérateur de la transformation des albuminoïdes en urée (pouvoir démontré par la physiologie moderne). Enfin, l'eau solubilise l'acide urique, accroît les oxydations organiques, diminue les fermentations (et conséquemment les toxines extractives), surélève le taux des échanges et maintient ainsi l'état normal de la nutrition et de la santé.

Même dans certaines atonies et ectasies gastriques, où il semble nécessaire de réduire les liquides stomacaux pour faciliter l'évacuation pylorique, on arrive très bien à ce résultat thérapeutique sans la prescription du régime sec. Il suffît de restreindre les liquides aux repas, de les donner à l'état chaud ou à dose fractionnée et dans l'intervalle. On ne tarde pas à voir diminuer ainsi la stagnation stomacale, le clapotage et l'auto-intoxication qui en résultent : l'examen local de l'estomac et l'épreuve de la toxicité urinaire militent en faveur de la véracité de ces théories.

Notre devoir d'observateur consciencieux est aussi de continuer à protester contre la suralimentation envisagée comme méthode thérapeutique (neurasthénie, phtisie, etc.). Toute surcharge gastrique amène forcément la stase : de là, les fermentations acides secondaires, la putréfaction intestinale et finalement l'infection du sang et l'irritation du système nerveux, c'est-à-dire la déchéance iné-

vitable de la santé. C'est avec raison que le tube digestif a pu être surnommé laboratoire des poisons (nous l'avons appelé l'égout collecteur de l'organisme) n'a-t-on pas extrait du milieu intestinal, dont la flore microbienne est si plantureuse, des toxines tétanisantes ?

On ne gagne jamais rien à violenter la nature : en voulant exalter les forces digestives, on n'arrive qu'à une redoutable désintégration des albumines. Pour notre part, nous avons pu observer, dans notre clientèle de névropathes, combien le régime restreint est bien plutôt favorable aux malades, dont il diminue l'irritabilité et calme les topoalgies.

C'est une prétention puérile, d'ailleurs, que d'espérer refaire la nutrition par de hautes doses d'aliments : cette œuvre de réfection, lente et progressive, ne saurait avoir rien de commun avec un gavage de danaïdes, tout au plus bon à faire des bœufs gras de carnaval ou des terrines de Strasbourg ; bien loin de se relever, la nutrition se révolte et se dérègle, par la suralimentation, qui devrait plutôt s'appeler une surintoxication. Car il ne s'agit pas d'ingérer, il faut digérer, assimiler et éliminer. C'est pourquoi certains spécialistes, comme le docteur Toulouse, ont obtenu de meilleurs résultats surnutritifs par le simple lait sucré que par les peptones, les jaunes d'œufs et les poudres de viandes, à tort préconisés dans le régime des névropathes. Je ferai remarquer, toutefois, qu'un régime lacté abusif introduit encore dans l'organisme beaucoup trop d'albumine el pas assez d'hydrates dv carbone : c'est pourquoi l'amaigrissement est la règle à la suite du régime lacté. C'est pourquoi aussi

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les fermentations plus ou moins putrides n'y sont point rares.

Autrefois, on mourait de faim ; aujourd'hui, on meurt d'indigestion. Sous le fallacieux prétexte de lutter victorieusement contre les bacilles et de rendre le terrain organique réfractaire ou stérile à la culture des germes pathogènes, on prépare et l'on crée ainsi une véritable diathèse toxémique, particulièrement favorable à la genèse microbienne. Après l'augmentation transitoire de l'embonpoint et une certaine prolifération hématique, il faut bientôt déchanter : on observe l'uricémie et ses accidents redoutables. L'intolérance se manifeste ordinairement par la céphalalgie, la dyspnée, la tachycardie, les nausées, les vertiges : traduction tangible et évidente de cette accumulation toxinienne, résultant de l'encombrement alimentaire et d'une élimination hépato-rénale insuffisante. Névralgie, migraines, hémorroïdes, eczéma, cancer même, nous n'avons cessé de le dire, peuvent être les conséquences de ce manque de respect infligé au tube digestif et de cette radicale méconnaissance des lois inviolables de la nature.

La bonne préparation alimentaire a une haute importance : par l'appétence, elle rend l'aliment plus profitable et les expériences récentes de Pawlow n'ont fait que confirmer, sur ce chapitre, l'ingénieuse théorie de peptogènes de Corvisart. Il est certain que la nature de l'aliment, et surtout sa préparation, sont capables d'augmenter, au plus haut point, la force digestive et permettent ainsi à l'économie de tirer de ses nutriments le meilleur parti possible.

Malheureusement, il est fort difficile de ne

point dépasser les besoins de la réparation organique : l'appétit est un instinct trompeur qui voisine fréquemment avec la gourmandise et tout perfectionnement culinaire, en flattant le sensorium cérébral du goût, en exaltant les sécrétions, en galvanisant (par les sauces et condiments) le péristaltisme physiologique, peut créer ces fausses-faims, causes de la plupart des dyspepsies et de cette inévitable surnutrition qui précède les accidents de l'arthritisme.

Nous possédons, par bonheur, dans le foie, le grand modérateur de notre nutrition. Lorsque cette glande est normale, son rôle consiste, pour nous, à sélectionner les matériaux indispensables à la vie de tous les jours, à les répartir dans le sang, à arrêter les poisons dangereux pour notre circulation et à éliminer, sous forme de bile, presque tous les résidus de l'organisme. Nous l'avons appelé le grand défécateur de l'économie. C'est donc folie d'engorger notre système porte par un régime surabondant, surtout s'il est trop chargé en albumine. La glande hépatique devient, alors, incapable d'assurer les métamorphoses indispensables : les reins, malgré leur pouvoir vicariant, ne sont plus à la hauteur de leur rôle d'excrétion, préservatrice de l'intoxication. De là, l'hypertension artérielle et l'albuminurie par sclérose interstitielle ou par néphrite épithéliale.

Le foie est donc la première victime du surmenage qu'il s'impose pour neutraliser les processus viciés, désencrasser l'organisme de ses dangereuses scories et accomplir sa mission antitoxique. On peut affirmer que la majeure partie des accidents pathologiques dont souffre l'humanité civilisée provient

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d'une lésion hépatique par auto-intoxication. Les dyspepsies et entérites, la dysenteries, la typhoïde, l'appendicite, la goutte et la neurasthénie, les cardiopathies, le diabète et les néphrites, le terrible cancer, finalement (pour nous, accident quaternaire de l'arthritisme), forment une chaîne morbide insidieuse et souvent ininterrompue, qui part de l'empoisonnement cellulaire. Dès que fléchit le foie, dès qu'il accuse des troubles fonctionnels (alternatives de diarrhée et de constipation, selles grisâtres et fétides, teint jaune, mauvais sommeil, lourdeur au flanc droit, flatulences et acidités gastriques, migraines répétées, démangeaisons cutanées, douleurs erratiques variées, etc.) il importe de réformer aussitôt le régime, de supprimer tout aliment suspect dans les menus quotidiens. Autrement, le rein ne tarde guère à se prendre, l'albuminurie à apparaître : on voit se dérouler nettement l'inquiétant scénario de l'artériosclérose et l'existence la plus robuste se trouve menacée d'une tare indélébile.

Je n'insisterai pas sur les dangers du régime azoté excessif. Sir James Paget, en Angleterre, Huchard, en France, les ont trop bien mis en lumière. A ce dernier maître, nous devons la connaissance d'un syndrome clinique important : la dyspnée toxique d'origine carnée et d'apparence urémique. Nombre de dermatoses (particulièrement l'eczéma, l'acné, la furonculose) sont notoirement créées ou entretenues par les toxines de la viande, et principalement par l'usage abusif des conserves, de la charcuterie, des gros poissons de mer, crustacés, coquillages, salaisons, gibier, fromages forts. Il faut également savoir se méfier des ris de veau et des cervelles, riches en nucléines et en cholestérine,

qui sont des produits de désassimilation, ainsi que la lécithine elle-même. La plupart des toxines exercent une action vaso-constrictive, qui nous explique les cardiopathies artérielles, les affections pulmonaires (asthme, entre autres), les engorgements veineux et autres : les toxines jouent le rôle d'alcaloïdes entravant nos oxydations. Lucas Championnière attribue aux abus nécrophagiques la fréquence des typhlo-appendicites, que, pour notre part, nous rapportons à l'insuffisance biliaire, à la diète sèche, aux applications de glace et à l'usage des opiacés.

Pour être judicieux, le régime doit être varié et sans intransigeance. Nous ne saurions nous priver de la viande. Même les albuminuriques ont besoin, de temps à autre, d'en mitiger leur régime, quand ce ne serait que pour remédier aux troubles digestifs, aux fermentations gastriques et à la constipation, fréquents résultats du régime lacté absolu.

Et cependant, tout en diminuant la viscosité du sang, le régime végétal nourrit fort bien la vigueur musculaire. On sait les énormes travaux accomplis par les prolétaires abyssins, indous, égyptiens, etc., qui consomment pourtant, exclusivement, du riz, des fèves, des lentilles, du maïs, des figues et des dattes, à l'exclusion des viandes, des œufs et même du lait !

Les végétaux, en brûlant dans nos tissus, laissent un résidu de carbonates alcalins solubles et inoffensifs : la viande, au contraire, abandonne des acides (sulfurique et phosphorique) qui sont hostiles au sang et aux parois artérielles. L'acidisme hématique des carnivores nous explique la fréquence actuelle de l'arthritisme constitutionnel et

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de Fartérionsclérose, 'ainsi que celle du cancer, dont la courbe est parallèle à celle de la consommation carnée. De plus, l'alimentation végétale fournit moins d'albumine et beaucoup de liquide alcalin assimilable : les végétariens n'ont jamais soif. La physiologie démontre qu'il ne faut, pour les besoins organiques, qu'une faible quantité d'albumine et que toute combustion azotée en excès excite un labeur trop intensif de la part des viscères. Au contraire, les résidus des légumes s'éliminent par l'intestin, dont ils assurent l'exonération, première des libertés nécessaires à l'homme soucieux de sa santé.

La partie combustible des hydrocarbures fournit, comme déchet final, l'acide carbonique, aisément éliminé par les poumons, tandis que la viande abandonne de dangereux fumerons : créatine, créatinine, xanthine, hypoxanthine, acides urique et autres, hostiles aux émonctoires. Enfin, grâce à sa pauvreté en nucléines et en leucomaines, le régime végétal est visiblement sédatif du système nerveux : c'est le régime qui convient aux épileptiques, aux hystériques, aux neurasthéniques, aux choréiques. C'est aussi celui des hypertendus et de tous ceux qui doivent soulager leur pléthore abdominale et faciliter leur circulation centrale (brightiques et angoreux, par exemple) ; éliminer leurs acidités, en perfectionnant leurs oxydations (goutteux), obvier à la torpidité hépatique ou au rein mal perméable (atoniques gastro-intestinaux). Car le régime végétal est laxatif et diurétique : c'est pourquoi il est souverain contre la constipation (stimulation des sécrétions et de la motricité par les résidus abondants), contre les hémorroïdes (liberté alvine et correction de l'arthritisme) ; contre la migraine (entraînement des toxines qui irritent le grand sympathique).

Il faut toujours donner les aliments bien cuits et bien divisés ; éviter les irritants résidus de mets trop grossiers ; ne saler ni ne sucrer en excès ; fuir les substances f ermentescibles (le bouillon de bœuf, par exemple) et surtout ne jamais dépasser outre mesure ki ration d'entretien. C'est ainsi qu'on échappera le mieux à l'auto-intoxication. Les viandes doivent être jeunes, tendres, peu grasses, toujours fraîches, jamais conservées ni faisandées. Le beurre frais ou la crème fraîche seront culinairement employés, à l'exclusion des graisses, huiles ou margarines. Sont à recommander, surtout : les féculents et les pâtes au lait ou au beurre comme véhicules, les légumes bien tamisés ; les fruits bien mûrs, non acides et pauvres en tanin, crus ou en compotes peu sucrées. Il faut éviter les ragoûts, les sauces, les fritures, les extraits de viande, les légumes crus (sauf la salade bien tendre, bien lavée, en petite quantité). Les œufs frais peu cuits, les crèmes renversées sont de bons aliments : on se méfiera des œufs douteux, surtout si le foie est susceptible. Il ne faut pas manger trop de pain (à cause de ses résidus acides). L'eau pure et les infusions chaudes aromatiques sont les meilleures des boissons : de temps à autres, on les remplacera par un peu de vin ou de bière, afin de stimuler la digestion paresseuse.

Le secret pour bien digérer est de mâcher soigneusement et de boire toujours à très petites gorgées.

Chez le fébricitant, la diète imposée par la maladie -est aussi le meilleur remède. Il est reconnu, cependant, qu'une légère alimentation raisonnée joue souvent un rôle toniréparateur et thérapeutique indispensable. Les nutriments liquides, lait, petitlait, bouillons de poulet et de veau, décoctions d'orge et d'avoine, jus de fruits, eau panée, limonade sucrée, bière ou vin coupés d'eau, café, thé, etc.

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doivent être, de trois en trois heures, administrés aux malades.

Cette alimentation, forcément réduite par l'état trop souvent précaire des voies digestives, suffit pour modérer les combustions pyrétiques et arrêter le mouvement de désassimilation et de déminéralisation ; de plus, elle conserve à l'estomac et à l'intestin leurs aptitudes fonctionnelles, ce qui facilite l'hygiène de la convalescence.

Enfin, en favorisant les éliminations de toxines, le régime liquide enraie la septicémie, restreint les infections primitives et secondaires, empêche les complications hépatorénales et nerveuses (ataxoadynamiques) si fréquentes chez les fébricitants en proie à l'inanition liquide. Cette conduite diététique relève encore le pouls déprimé et fait tomber l'hyperthermie. Elle est toujours préférable à la suralimentation, chez les tuberculeux pyrétiques et oliguriques, où l'anti-toxémie s'impose. Toutes les fois que l'aliment provoque la fièvre (febris carnis des anciens), c'est qu'il est disproportionné avec les moyens organiques d'élaboration et d'élimination.

En résumé :

1° L'organisme vivant nous représente une machine perfectionnée, dont le bon fonctionnement nécessite une quantité relativement faible de combustible. Principalement en ce qui concerne les aliments azotés ou albuminoïdes, on peut affirmer, sans exagération, que la moyenne utile (ration d'entretien) et toujours dépassée.

2° La pluralité des matériaux indispensables, à répartir dans la collectivité cellulaire, nous explique la nécessité d'un régime mixte, aussi varié que possible, et les dangers fréquents d'un régime systématique :

3° La sélection et l'adaptation ont mesuré les dimensions et la forme de notre tube digestif.

L'homosapiens est traditionnellement omnivore et c'est le seul animal cuisinier : il doit rejeter les régimes carnés exclusifs, principalement le régime de la viande crue, de même que le légumisme et le « crudisme » végétal de certains théoriciens. Le régime lacto-ovo-végétarien rend service dans un certain nombre de cas limités.

4° Toute suralimentation fatigue et intoxique, principalement par surmenage de la glande hépatique, l'insuffisance du foie, l'irritation des éléments nobles du filtre rénal (albuminurie). L'artério-sclérose, les cardiopathies artérielles, les néphrites chroniques et le cancer lui-même sont fonction de suralimentation.

5° Non seulement cette dernière encrasse tous les rouages de notre machine par l'accumulation incessante de matériaux inutilisables, mais elle donne naissance à une flore microbienne des plus riches, dont la pathogénie vient compliquer les diathèses, qu'elle est paradoxalement appelée à combattre (tuberculose, cancer, etc.).

6° Le régime rationnel consiste à introduire, par petites quantités, et en qualité toujours de premier choix, une alimentation mixte, bien préparée, dont l'élimination régulière par l'intestin et par les divers émonctoires sera assurée au moyen de boissons aqueuses, ingérées à doses fractionnées, aux repas et en dehors des repas.

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