CHAPITRE XXIII
Traitement des Maladies de la Peau
La conception clinique des dermatoses, conforme à la vérité, se résume en un certain nombre de données communes et homogènes, de nature à faciliter considérablement la tactique thérapeutique.
En dehors des difformités congénitales ou embryologiques, des éléments d'irritation artificielle ou parasitaire, la majeure partie des affections cutanées est due à des infections ou auto-intoxications, à des troubles viscéraux, à un mauvais fonctionnement nutritif (bradytrophie, le plus souvent), au chimisme humoral défectueux ou aux anomalies diathésiques de l'hématose ou du nervisme physiologique.
On conçoit donc que tous les agents physiques peuvent être utilisés rationnellement dans le traitement des affections de la peau, considérées comme le reflet habituel du vice nutritif : ils facilitent la sortie, par la peau, des produits résiduels qui, normalement, devraient être éliminés par les grands émonctoires hépatorénaux.
Certaines pratiques physicothérapiques sont même capables (en dehors de toute dermatose), de fortifier la résistance affaiblie des téguments : c'est ainsi que la vibrothérapie, le souffle statique, les
bains d'acide carbonique ont, sur les éléments cutanés, la plus heureuse importance. Le lymphatisme, Parthritisme et l'herpétisme sont, avec la syphilis, les diathèses qui retentissent le plus sur la peau. Or, nous savons qu'il est loisible au physicothérapeute d'agir victorieusement sur ces états généraux par l'hydrothérapie, la chaleur, l'électricité, la mécanothérapie, etc., sans préjudice, bien entendu, de la médication spéciale concourant à la dépuration organique ; car, bien loin de l'exclure, nous prétendons la corroborer et l'appuyer par nos pratiques.
Un grand nombre de dermatoses diverses (urticaire, eczéma, lichen, prurigo, etc.) sont dominées par le prurit, épiphénomène nerveux contre lequel nous nous trouvons très armés : le souffle statique, les effluves de hautes fréquences, les radiations diverses triomphent ordinairement des prurits les plus rebelles. Lorsque le prurit est lié à une altération de la fonction hépatique ou rénale (chez les diabétiques, les cirrhotiques et les brightiques, par exemple) il faut s'attacher, d'abord, au traitement rationnel de la cause. Le prurit des vieillards et le prurit hivernal (morbus hiemalis, de Dùhring) si réfractaires aux traitements pharmaceutiques les mieux combinés, ne résistent pas longtemps à la balnéation hydro-électrique hyper thermale, au souffle statique et de haute fréquence.
Le prurit ano-vulvaire, aggravé souvent par d'incessants grattages, acquiert une pénible intensité, dans bien des cas. Le régime lacto-végétarien et les antispasmodiques, ainsi que la plupart des solutions et pommades ne valent pas ici la cure physicothérapique : électrisation statique (Leloir), douches tièdes, bains de CO2 et hydro-électriques, vibrothérapie, parfois bain thermo-lumineux localisé, effluves fines de hautes fréquence. Lorsque le prurit
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anal est lié aux hémorroïdes et accompagné de fissure, les 'applications de haute fréquence — méthode de Doumer — suffisent, en peu de séances, à rétablir la tranquillité et le sommeil et à empêcher les exacerbations paroxystiques. On a aussi préconisé la radiothérapie. Mais celle-ci agit mieux dans les prurits des membres (prurigo de Hebra) et ne pourrait, d'àilleurs, être appliquée qu'en dehors de toute lésion de la peau : cinq minutes pour l'ampoule de dureté moyenne placée à 25 centimètres, la séance étant répétée tous les trois jours et alternée avec le souffle et les séances électro-statiques (méthode de Snow, de New-York) et les bains d'acide carbonique. Le courant de Morton peut aussi être utilisé, avec profit, dans les cas rebelles.
Pour qui connaît l'action, notoirement analgésique, du courant de haute fréquence, ainsi que les modifications apportées dans les échanges intimes des cellules par les courants sinusoïdaux, il semble naturel de traiter par ces moyens les dermatoses douloureuses et phlegmasiques de la face chez les arthritiques, ainsi que l'avaient recommandé, il y a plus de dix ans, Gautier <et Lara t. L'avantage de la physicothérapie, c'est d'agir à toutes les périodes de la dermatose et souvent de l'arrêter à ses débuts : on sait qu'il n'en est pas de même avec les agents de la pharmacie, puisqu'il faut toujours attendre la fin des poussées aiguës ou inflammatoires pour prescrire, avec de bons résultats, les topiques modificateurs. Nos méthodes physiques se montrent, à volonté, calmantes et sédatives, antiphlogis tiques ou résolutives, substitutives, révulsives même. On peut les modérer, les associer, les doser à volonté, aussi bien que l'on manie les formules chimiques. Quant à l'antisepsie cutanée, n'est-elle pas réalisée, dans la perfection, par la chaleur (par rhyperthermie au besoin), les courants électroly tiques, les étin-
celles et effluves de haute fréquence, le souffle ozonisé, l'actinothérapie, les rayons X, etc ? Lorsqu'on a vu des épithéliomas et autres tumeurs malignes modifiés efficacement par nos moyens et notre méthode, on est convaincu que « qui peut le plus peut le moins » et que les eczémas et les acnés les plus rebelles ne sauraient persister, lorsqu'on les attaque dans leur racine par des méthodes si promptement énergiques. Et il ne s'agit pas seulement d'une antisepsie de surface, puisqu'il est prouvé (par l'action, surtout, de la radiothérapie sur les teignes et sur les trichophyties) que nous détruisons les microorganismes intradermiques les plus profondément situés, hors de la portée même des antiseptiques irritants et caustiques. Et tout cela, nous l'obtenons sans aucune atteinte portée à la vitalité des tissus, lorsque la prudence et l'expérience nous ont rendus maîtres de nos délicats appareils. Nous nous souvenons avoir envoyé à M. Bergonié, il y a environ une quinzaine d'années, nos observations sur l'action des effluves et étincelles de haute fréquence dans la pelade.
Sans faire de bibliographie, je résumerai ici les diverses applications de la physicothérapie combinée aux dermatoses. Je n'en présenterai, par conséquent, que le schéma, en y mettant le plus de méthode possible.
Presque toutes les dermatoses relèvent, selon nous, d'un vice de nutrition générale, doublé d'une déviation fonctionnelle qui dirige du côté de la surface cutanée les toxines humaines et microbiennes que le foie est insuffisant à rejeter hors de l'économie. Nos pratiques physicothérapiques, associées à une modifiealion dépura tivc simple, arrivent à redresser les fonctions déviées et produisent la juste répartition du travail éliminateur dans ce que nous avons 'appelé : les organes défécateurs.
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Les noevi vasculaires sanguins sont justiciables de la bi-électrolyse (méthode Foveau de Courmelles) et aussi de l'électro-p une t Lire, dont l'intervention répétée (courant de quatre à cinq milliampères), coagule et rétracte les arborisations, sans production d'eschares notables, à la condition d'agir lentement et d'opérer toujours avec des aiguilles aseptiques. Je n'insisterai pas sur la tactique opératoire (classique depuis les travaux de Foveau de Courmelles). Quant aux noevi pigmentaires ou taches de naissances (taches de vin ou de café) si fréquemment disgracieux, surtout dans le sexe féminin, il ne faut pas les irriter, mais les modifier progressivement par la radiumthérapie (procédé Wickham), dont je ne vois guère, à la vérité, les avantages sur les irradiations de Rœntgen, beaucoup plus faciles à manier et à diriger à coup sûr.
L'ichthyose et la kératose requièrent les bains hydro-électriques avec ionisation salicylée ; la gymnastique médico-active poussée jusqu'à la sueur, la massothérapie énergique, les bains de vapeur, etc., tous moyens seulement palliatifs, destinés à assurer le bon fonctionnement glandulaire de la peau et à pousser, le plus possible, à la régénération normale des revêtements épidermiques. J'ai aussi employé, non sans succès, les courants continus très doux, précieux contre les vergetures et contre certaines cicatrices, contre la dysidrose rebelle, etc..
La plupart des affections du cuir chevelu (pityriasis, eczéma sec, alopécies par atrophie du bulbe, séborrhées sèche ou grasse, pelade trophonévrotique) sont dus à un mauvais état général, la nutrition défectueuse des poils n'étant, en réalité, que le contre-coup de l'anémie, du lympho-arthritisme, de l'hépatisme, du surmenage, etc.. L'hydrothérapie, les inhalations d'ozone, la mécanothérapie, les bains électro-statiques, en activant la gymnastique cellu-
laire, auront toujours ici la plus importante utilité.
Je n'insisterai pas sur le traitement des teignes par les Rayons X : il est aujourd'hui classique, depuis les travaux des dermatologistes de l'Ecole de Saint-Louis. La valeur de la Rcentgénisation est si grande, chez les faveux et chez les tonsurants, que ce traitement a remplacé aujourd'hui, comme efficacité et surtout comme rapidité, tous les autres traitements précédemment préconisés, et cela au grand bénéfice de nos budgets nosocomiaux. Dans les pelades, le premier, j'ai employé, avec succès, dès la découverte des courants de haute fréquence, les effluves et étincelles alto-fréquentes ; on peut aussi employer la faradisation selon la méthode de Blaschko et de Ehrmann. Avec notre méthode altofréquente, on abrège considérablement la durée des plaques alopéciques et l'on favorise la repousse rapide et régulière, sans canitie ni albinisme désagréables. La vibrothérapie du cuir chevelu et le souffle électro-statique ont aussi une excellente influence contre les séborrhées rebelles, accompagnées de chutes confluentes et de larges pellicules grasses.
Les tuberculoses cutanées à forme verruqueuse et ulcéreuse sont favorablement modifiées par les effluves et étincelles de haute fréquence et par le traitement physicothérapique général qui s'impose dans toutes les variétés de tuberculose. Le lupus vulglaire (si rebelle naguère au traitement et si désespérant pour ses récidives et ses cicatrices difformes) requiert aussi notre traitement local par les effluves et étincelles de haute fréquence, capable d'empêcher la prolifération des agents pathogènes dans les tissus. A cet égard, la scintillation alto-fréquente possède un pouvoir antiseptique se traduisant par l'affaissement des bourgeons et la cicatrisation des ulcères. Grâce aux agents physiques, il
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est maintenant possible d'abandonner les anciennes méthodes chirurgicales, la hante fréquence localisée se chargeant de faire, à la fois, de l'exérèse, de la cautérisation et de l'antisepsie, tout en respectant les tissus sains et en procurant une analgésie locale très suffisante. (Voir notre communication au Congrès International d'Electrologie et de Radiologie Médicales, 1900.)
L'action bactéricide des rayons chimiques du spectre a été surtout élucidée par Finsen. On obtient la plus parfaite modification des tissus pathologiques, sans aucune offense aux tissus normaux. Les bactéries étant détruites par l'actinothérapie, les lésions se résorbent peu à peu, sans aucune sensation douloureuse, la réaction tuméfiante n'apparaissant guère que vingt-quatre heures après les séances. On fait, tous les quatre ou cinq jours, une séance, jusqu'à cicatrisation parfaite (trois mois de traitement en moyenne). La photo thérapie s'applique aussi à la couperose, au sycosis, aux petits cancroïdes de la face. Son grand avantage est de n'entraîner aucune destruction de tissu. Dans les cas de lupus érythémateux, la guérison est notablement hâtée par des cautérisations superficielles au galvano-cautère ; de même dans le rhinophyma, qui n'est qu'un acné hypertrophique.
L'urticaire, l'érythème et l'eczéma de cause loxi-alimentaire nécessitent le traitement habituel des infections par le calomel, l'huile de ricin, l'eau et la chaleur, afin de pousser aux éliminations hépalo-rénales et de couper, ainsi, tout d'abord, les racines à la dermatose. La diaphorèse locale par les bains thermo-lumineux et le Dowsing, la vibrothérapie, les effluves électro-statiques (surtout en cas de prurit), le régime alimentaire lacto-végétarien, ont assez promptcment raison des cas aigus et triomphent aussi, finalement, des rechutes persistantes. L'eczéma fa il assez souvent partie du cor-
tège des symptômes arthritiques, pour avoir le droit d'être soigné comme un équivalent morbide de la goutte ou du rhumatisme. Activer les éliminations moléculaires, modifier les échanges organiques, stimuler tous les émonctoires et perfectionner les oxydations : tels sont les desiderata du véritable médecin soucieux, avant tout, de l'état général et ne s'hypnotisant pas sur la lésion, si dominante qu'elle paraisse. C'est pourquoi la darsonvalisation et la balnéation thermo-lumineuse dominent si souvent la cure des eczémateux, la franklinisation locale s'adressant surtout au symptôme prurit, si fréquent chez les malades dont le nervisme se trouve en puissance de déséquilibre plus ou moins marque.
L'herpès est la fréquente signature d'un état infectieux général. Il s'accompagne et se précède parfois d'irradiations névralgiques. Il est si fréquent chez les arthritiques, qu'il caractérise cette diathèse pour certains observateurs : c'est ainsi que notre maître, M. Lancereaux, décrit sous le nom à'herpétisme ce qui est l'arthritisme des autres auteurs. Quoi qu'il en soit, la physicothérapie, dans toutes ses modalités, s'applique avec fruit à tous les herpétiques : l'action particulièrement nervine de l'hydrothérapie et du bain statique, la balnéation hydro-électrique et carbo-gazeuse, la mécanothérapie et la vibrothérapie combattent l'élément névralgique de l'herpès et éloignent les récidives si désagréables de l'affection, surtout en ce qui concerne la forme génitale dans les deux sexes et les suites du zona (dans ce dernier cas, ce sont les courants continus qui sont indiqués de préférence ; les courants alternatifs s'adressent aux atrophies musculaires de cause zostérienne).
Une dermatose squameuse ou sèche extrêmement rebelle et récidivante, c'est le psoriasis. Sa parenté habituelle avec le rhumatisme chronique,
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sa fréquente coïncidence avec les troubles nerveux nous expliquent pourquoi le psoriasis se montre raisonnablement tributaire de l'arsenal physicothérapique. Il est certain qu'en amendant la diathèse arthritique, on éloigne les poussées de la dermatose; dont on empêche l'éternisation, dont on prévient les rechutes faciles. En fait de traitement local, le décapage et la régénération épidermiques s'obtiennent fort bien par des bains savonneux hydro-électriques prolongés ou par l'ionisation au sublimé, sans préjudice, bien entendu, des topiques éprouvés que signalent les dermalogistes.
Le vitiligo est une dyschromie cutanée essentiellement d'origine névropathique : n'est-elle pas signalée au cours idu tabès, du basedowisme, de l'aliénation ; n'apparaît-elle pas, parfois, brusquement, à la suite d'une violente émotion morale ? La faradisation de la moelle, les applications locales de souffle statique, l'actinothérapie (avec les rayons thermo-lumineux essentiellement créateurs de pigment) sont, à peu près, avec l'ionisation iodée locale, les seuls moyens rationnels que l'on puisse opposer au vitiligo.
Contre l'éléphantiasis, nous utilisons avec avantage, depuis longtemps, les effluves de haute fréquence ; nous nous servons alternativement des mono ou bi-polaires ainsi que des rayons Rœntgen, suivant les méthodes bien connues de Moncorvo et de Silva de Araujo : les électropunctures locales, ainsi que les petites étincelles de haute fréquence peuvent être utilisées aussi contre cette terrible dermatose, ainsi que dans certaines formes de la lèpre.
La physicothérapie triomphe contre la sclérodermie, ou (pour parler plus exactement) les seuls cas de guérisons ou même d'améliorations signalés par les auteurs et par nous-même (dans cette
lésion souvent implacablement progressive) sont dus aux agents physiques: thermothérapie, bains de vapeur, bains de CO2 pour activer la diaphorèse souvent annihilée ; bains électro-statiques et hydroélectriques, effluves de haute fréquence, douches écossaises et sulfureuses ; inhalations d'oxygène (Besnier) comme lorsqu'il s'agit de l'asphyxie lo cale des extrémités; mécano et massothérapie, pour activer le retour des mouvements et la nutrition des muscles dans les territoires articulaires immobilisés par les lésions scléreuses de la peau ; électropuncture, recommandée par Brooq, électrolyse simple préférée par d'autres auteurs. M. Thibierge prescrit, dans ces cas, des courants continus de 10 à 12 milliampères, deux ou trois séances de 10 minutes par semaine, en appliquant le pôle positif le long du rachis et une large électrode reliée au pôle négatif, au-dessous des régions sclérodermisées. C'est de ces cures seulement qu'on peut attendre, dit-il, Pâmé lioration et le ralentissement dans la marche de la maladie progressive.
Les diverses variétés d'acné ne sont pas moins liées à un état général. Dyspepsie, constipation, toxémie viscérale, dysménorrhée, arthritisme lymphatique correspondant habituellement à l'éclosion de ces pustules polymorphes, si rebelles surtou! chez les jeunes gens. En combattant la putréfactior, intestinale par le calomel, et la dysménorrhée par la mécanothérapie et les bains hydro-électriques et d'acide carbonique, on obtiendra d'excellents résultats. La chirurgie électrolytique interviendra surtout pour la destruction des varicosités capillaires et la guérison de l'état congestif de la face dù à des télangiectasies et à des épaississements périglandulaires. Il importe de ne pas enfoncer l'aiguille plus profondément qu'un millimètre, ni plus longtemps que dix secondes et de ne pas électro-
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poncturer, le même jour, des vaisseaux trop rapprochés. C'est ainsi qu'on évite les eschares et les cicatrices consécutives, trop fréquentes depuis que la coupable indifférence des pouvoirs publics laisse pratiquer ces interventions de petite chirurgie par une légion d'industriels sans mandat diplômé !
L'épilation dans l'hypertrichose se pratique selon les mêmes principes.
Lorsque les poils sont très étendus et que l'électrolyse devient un vrai labeur de Pénélope, on aura recours aux rayons X, conduits avec une très grande prudence. Il vaut mieux multiplier, alors, les séances que d'étendre l'action radiothérapique au delà des bulbes pileux ; les poils doivent blanchir et la peau se foncer légèrement avant la chute. Il arrive souvent que quelques semaines après celle-ci, une repousse timide se fasse jour : peu de séances suffisent, alors, pour s'en rendre maître et nous avons obtenu ainsi d'excellents résultats finaux, dans cette pratique délicate.
Résumé et Conclusions
1° Le facteur diathésique, l'autotoxémie et la déviation fonctionnelle jouent, en dermatologie, un rôle considérable. Comme conséquence, la physicothérapie — qui s'oppose si efficacement aux perversions cellulaires du métabolisme, figure au premier plan dans la cure rationnelle des affections de la peau.
2° Toutes les pratiques physicothérapiques augmentent l'immunité à l'égard des dermatoses et diminuent la vulnérabilité cutanée toxinienne. On le voit surtout pour l'eczéma, cette traduction tégumentaire habituelle de l'arthritisme et de l'uricémie acide.
3° Par les effluves et étincelles de statisme et de haute tension, par les douches tiédies et les
bains hydro-électriques, par les applications photothérapiques, nous triomphons du prurit dans ses modalités les plus rebelles et les plus graves.
4° L'avantage de la physicothérapie est de fournir au médecin des armes assez diverses pour combattre les périodes successives des dermatoses et leurs variétés séméiologiques ; nous exerçons, à volonté, les actions sédative, antiseptique, antiphlogistique, résolutive, substitutive, révulsive, modérées et dosées, suivant la multiplicité des cas qui se présentent au thérapeute.
5° La physicothérapie triomphe principalement dans la cure des naevi, des malformations épidermiques, des affections diverses du cuir chevelu, depuis la simple alopécie anémique jusqu'aux teignes les plus graves ; les tuberculoses cutanées (lupus), les cancroïdes, la couperose, le hinophyma, les eczémas, erythèmes, herpès, zona, etc..
6° Ses résultats sont souvent aussi notoires dans les dermatoses sèches, et notamment le psoriasis des neuro-arthritiques, le vitiligo, les sclérodermies, les acnés, etc.. L'électro-puncture et les rayons X sont, enfin, les seuls procédés radicaux connus contre l'hypertrichose.