IV. Du principe des phénomènes de conscience
Il resterait maintenant à examiner, si, de même qu’il y a en nous des faits d’une autre nature que les faits sensibles , il n’y aurait pas aussi en nous une réalité d’une
DU TRADUCTEUR
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autre nature que la réalité sensible, une ame, comme on dit, distincte du corps, et à laquelle il fallût rapporter tous les faits de conscience comme à leur principe ou à leur sujet véritable? En d’autres termes, doit-on croire à un être spécial dont la sensibilité, la volonté, l’intelligence, seraient les attributs spéciaux , et qui serait distinct des réalités matérielles comme ces phénomènes le sont des phénomènes sensibles?
ou bien est-il plus à propos de penser que ces phénomènes émanent de quelque organe du corps , dont la fonction serait de les produire, comme la fonction de l’estomac est de digérer, et celle du foie de sécréter la bile?
Assurément cette question est fort importante en elle - même ; mais quelque solution qu’on lui donne, ce que nous nous sommes proposé de prouver dans ce discours n’en restera pas moins vrai. Soit, en effet, que l’on admette une ame , soit que l’on rapporte au cerveau, ou à tout autre organe, les phénomènes que ses par-