CXIV PREFACE
tenues aue diseassion célèbre ^ que nous ajour teroDS quelques considà^tions rapideii suf le problème de la nature de Tame.
En examinant de près les deux opinionsl bien connues qui partagent les esprits sui^ cette question « on trouve qu'elles ne sontptA si différentes qu'on le pense ^ et qu'il y a bien plus de malentendu que de véritable çon-> tradiction entre les métapliysieiens et les ptiyi siologistes.
Car^ que pensent les métaphysictens? Ik pensent qu'il y a quelque chose dans Thomme qui a la propriété de sentir la douleur et le plaisir^ et la faculté de vouloir^ de connatteii et de penser. : • î-kj
Que pensent les physiologiste? Comme iié ne nient pas tous ces faits ^ ils ne peuvent nier non plus que nous n'ayons la eapadté d'^rouver les uns et la faculééde produiv^ les autres. Seulement, ils attribuent ^ au ! wéi veau cette capacité et cette acuité; et Jpoiii94 quoi? . i^arce que lairs ei^p^ienc^ Irar oui démQniré que les^ner&> qui sont les eo&dui^
DU TRADUCTEUR. CXV
lears' «les sensations et tes instrumens de»
perceptiqns ^ei des volontés^ aboutissent a»
cervi^au OQ ^ partent^ et de plus qu'en fav saa4;:jsubiF aui qerveau certaines altérations y on;altère 4»u nième on suspend les différeiitee propriétés ou fae^ltés dont il s'agit.
Les métaphysidens ne pouvant nier cep faits sont obligés de reconnaître^ ayec tes physiologistes^ que dans rhomme, tel qu^H est^ la production des phénomènes de consci€»ice dépend do cerveau.
A quoi se réduit la^ différence? A ce que les physiologistes disent que e'eet le cerveau qol^^t^t^ sujet ou le principe de ces phéiïo^ itièneB; tandis ^ue les métaphysiciens soutiM^ nent que ce sujet ou ce principe est distinct à^ oerveau , bien que lie céin^eâu Soit acrtuelleoiieiiibkieiMïdittoiaâAdiâpeiisabledes modifica^^ tiéBs^jqti^^it éprouve ^^«ft rinsttumeftt tfécîes- 8afcr^*ôS>a(!*es'^uHl prodtiîtl^ h h ri
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CXVJ PliiFA.C£
qui pense; car nous avons la oonscî^dce ^e noua voulons , que notis pensons ^ ^qûe ; nouer sentons; ce qui a conscience est par conséquent identique et avec ce qui veut^ et avec jOe lopû sent> et avec ce qui pense; d'où il suit que le principe qui veut > celui qui pense ^ ek jCsIw qui sent^ ne sont qu'un seul et même principe > qui a conscience de tout ce qu'il fait let de tout ce qu'il éprouve.
Non seulement la conscience atteste que c'est le même principe qui veui^ qui sent et . qui pense> mais elle atteste enocwre , et toute la conduite de l'homme le prouve >: qu'il n'y a pas ^n nous vingt principes qui ; velàllent/ sentent et pensent ; die tt'a le, ^iijtît ment que d'un seul.
Le sujet des faits de conscietnce e^t dope non seulement; simple, il est iencoi^e uniquo^
S'il est simple. et unique , il; ne peut étïe la matière cérébrqle:^ car el^ est composée d'qn0 inanité d^ parties. Siœs ^ties étaient douées chacune de volonté, de sensibilité; et dUnl^igence, il/y i^uraitaqtant d0jpria«î|^
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voloiitaires / sensibles et intelligens qu'il y a de ces parties; ce>qui est contraire aon seik^ lement à la conscience^ mais à toute la .oci^ daite:de rhomme^ S'il n'y a qu'une de ces parties qiii eh soit douée ^ cette partie n^est plus ideiitique aux autres ; c'est véritablement un être d'une autre nature, résidant dans la matière cérébrale, mais qui n'est paa la ma** tière cérébrale.
D'où les métaphysiciens concluent que le principe des faits de conscience peut bien être dans le cerveau , mais ne peut pas être le cerveau.
Mais les physiologistes ont trop de bon sens pour croire que la matière blanche ou .. grise du cerveau soit composée de moléculea> pensantes^ voulantes et sentantes. Ils consi-^ dèrent ces différentes parties du cerveau comme composant , par leur agencement , un organe unique^ qui jouit de différentes propriétés qui sont les siennes^ et non celles des parties qui le composent^ tout de même que les parties qui composent l'estomac for^
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ment^ par leur arrangement^ un orgiiiequi a la propriété de digérer^ sans que c^ parties aient elles-mêmes cette propriété.
Tout en rapportant au cerveau les faits' de conscience^ ils reconnaissent donc, conime les métaphysiciens^ un principe unique qui sent^ veut et pense. Les métaphysiciens «t les physiologistes sont donc parfaitement d^aoM cord sur tous les points , excepté sur un seul ; c'est que ceux-ci prétendent que ce principe^ sur Tuttité et les propriétés duquel ils s'entendent très bien , est un organe , le cerveau, tandis que les métaphysiciens prétendent que ce principe n'est point le cerveau; qu'il en est distinct, bien qu'il y ait probablement son siège et que cet organe soit certainement son instrument.
Nous ne nions point que ces deux opinions n'aient des conséquences différentes; car l'opgîine se dissolvant, comme il eôt de fait qu'il se dissout à la mort , le principe périt tandis qu'il peut ne pas périr s'il en est distinct. Nous n'examinerons pas mè<ûe pour le me-
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ment laqvella de ces deux opinions est la plus iaielligible.
Mais nous ferons- observer que les méta-^ pAiy«iciens et les physiologistes sont parfaitement d'accord sur tout ce qui est d' observa* tion^ Les premiers ne disconviennent d'aucun des faits sensibles constatés par les seconds , et ceux-ci ne rejettent aucun des faits de conscience mis en avant par les premiers. Partant de ces faits communs^ ils s'accordent encore sur tout ce qu'il est possible d'en induire de certain, relativement au principe des phénom^des de conscience. Us conviennent de part et d'autre qu'il doit être capable de sentir, de vouloir, de penser; qu'il doit être simple, qu'il est unique ; les faits exigent qu'on le rev^e dé tous ces attributs : personne ne les lui conteste.
Où commence la dissidence? Au-delà des faits ^ au-delà des inductions rigoureuses de ces faits ^ au point où commencent les hypothèses. Car les physiologistes n'ont jamais vu et ne pourront jamais voir si c'est le cer-