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mais un motif très fort de présumer qu'ils dérivent de principes différens ; et M. Magendie semble lui-même reconnaître cette manière de voir de la logique ordinaire , puisqu'il avoue que c'est la nature particulière des phéûoifiènés de Tintelligence qui les a faU roftpùrteràm être particulier distinct des organes corpordis. Y aurait-il donc deux logiques , ou notre célèbre physiologiste aurait-il par-devers lui de bonnes raisons de penser que Finduction la moins naturelle est cependant la plus vraie? S'il en a, nous ne croyons pas qu'il les ait énoncées dans son ouvrage.
Nous prions, du reste, qu'on ne voie daas ce que nous venons de dire aucune autre intention que celle de montrer combien la question du principe des phénomènes intérieurs è$t encore scientifiquement indécise; quelle <|ue soit l'opinion qu'on préfère sur cette qu^stioii , c'est un point sur lequel les métaphysiisiéns et les physiologistes devraient au moins 8*èfcc6rder. Il en est un second qui devraîf pareillement les réunir, c'est qu'elle restera indédse
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tant que les connaissances sur la nature humaine demeureront où elles en sont; car il n'y a de débats que sur les choses qu'on ignore.
.D'où viendra donc la lumière? Où faut*il la chercher? Dans l'observation plus approfondie des phénomènes de la nature humaine^ et particulièrement dans l'étude trop peu avancée, et fort négligée jusqu'ici, des faits de conscience.
Nous n'avons aucune envie de rabaisser l'importance et l'utilité de la physiologie ; ses recherches sont du plus grand intérêt, et sans la connaissance des faits qu'elle constate, la science de l'homme ne serait jamais qu'une image infidèle et mutilée. Mais enfin la phy^ siologie n'embrasse pas tout l'homme dans ses recherches ; elle a sa compétence , et il est tout simple que cette compétence n'embrasse pas toutes les questions. Or, il nous semble que, dans le problème dont nous nous occupons, si ses informations sont utiles, il n'est paa naturel d'en espérer autant de lumière»
que dé la science des faits internes.
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Car, enfin , de quoi s'agit-il? De déterminer la nature du principe ou du sujet de ses faits. Or, où le bon sens indique-t-il qu'il faille chercher des renseignemens sur ce principe?
n'est-ce pas dans Tétude des phénomènes qui en dérivent? Si c'est Feffet qui nous révèle la cause, n'est-ce point à la nature des effets^ à leurs lois, qu'il faut demander la nature et les lois de la cause? N'est-il pas absurde d'interroger exclusivement la physiologie sur le principe de phénomènes dont elle ne s'occupe pas, et de chercher, par la seule observation sensible, la nature d'une cause dont les effets lui échappent? M. Magendie regrette que la physiologie n'ait point encore embrassé les problèmes de l'idéologie; il désespère de cette dernière science, tant que les physiologistes ne daigneront pas s'en occuper. Mais n'y at-il pas une méprise dans cette vue charitable? Sans doute il serait à souhaiter que la science des faits de conscience fût cultivée avec la même ardeur et les mêmes méthodes que celle des phénomènes de là vie; mais, à moins que
DU TDADUCTEUR. CXXXll)
les physiologistes n'abandonnent le scalpel et le microscope pour la conscience ^ ils ne découvriront pas les lois des faits internes; et le jour où ils les abandonneront^ ils cesseront d'être physiologistes. Assurément encore^ nous désirons que les physiologistes soient en môme temps métaphysiciens, et réciproquement; c'est notre vœu le plus ardent , et le mieux entendu qu'on puisse former dans les intérêts de la science de l'homme; mais cette alliance de la physiologie et de la métaphysique ne confondra pas leurs attributions; il y aura toujours dans la nature humaine deux ordres de faits, qu'il faudra toujours observer de deux manières différentes, et dont l'étude restera toujours distincte dans la science de l'homme. Il y aura toujours, par conséquent, certaines questions qui se rattacheront à l'étude des faits de conscience plus particulièrement qu'à celle des faits physiologiques , et dé ce nombre sera toujours la question du principe des faits de conscience.
Il est donc évident que si Ton peut parvenir