‹ Esquisses de philosophie morale, trChapitre 57 sur 73 · Nous avQns observé ( Ij!93?rop. 3) que notre · texte numérisé non relu

Nous avQns observé ( Ij!93?rop. 3) que notre

connaissance du cours de la nature est tout entière le résultat de l'observation et de Texperience; €^ qué^dansaitcun cas, nous ne percevons, entre deux événemens successifs , une connexion qui nous autorise à inférer nécessairement l'un de l'autre.

253. Hume a tiré de ce principe , généralement admis par les philosophes, une objection contre la preuve à posteriori àe l'existence de Dieu. Après avoir prouvé que l'observation de deux événemens qui se succèdent nç peut nous donner l'idée de connexion nécessaire^ il prend pour principe reconnu, que nous n'avons d'autre idée de cause et d^ effet que celle de deux événemens invariablement unis dans leur succession; et il en conclut que nous n'avons aucune raison de penser qu'un événement soit en réalité nécessairement dépendant d'un autre, ni que les changemens que nous observons dans l'univers impliquent l'action d'un pouvoir.

25/t. Pour saisir la liaison qui existe entre les prémisses de Hume et sa conclusion , il faut rappeler ici que, d'après son système, « nos idées ne sont que des copies de nos impressions j ou, en d'autres termes, qu'il nous est impossible de penser une chose que nous n'ayons pas auparavant sentie par nos sens externes ou notre conscience. » Ayant donc prouvé que les objets exter-

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nés en apparaistôtit à nos sens ne* nous donnent point Vidée de pouvoir ou de coknéètïbh nécessaire j et que cette idëe né peut non pitiâ piSovenîr dfaiicune impression interne (ou, ce qui revient au niémé, de la conscience dés opérations dé notre ame), il se croit autorisé à conclure que cette idée n'est point en nous. « Un événement, dit-il, >i seproduit à la suite d'Un autre; mais entre eux i>'iious n'observons jamais aucune dépendance; » ils semblent juxta-posés ^ msih jamais unis. Et » comme l'idée d'une chose qui n'apparaît jamais »à nos sens externes ni à notre conscience est «'impossible, on peut, ce nous senible, en coh- » dure rigoureusement que nous n'avons point » ridée de connexion ou de pousmr\ et que ces » mots sont absolument vides de sens toutes les » fois qu'on les emploie ou dans les raisonne- » mens philosophiques , ou dans le commerce » ordinaire de la vie. »

255. Devons -nous rejeter ainsi, comme pai^ faitement inintelligible, un mot qu'on retrouve dans toutes les langues , uniquement parce qu'il exprime une idée, dont l'origine n'a point d'explication dans un certain système philosophique? Ne seiait-il pas bien plus raisonnable de soupçonner que le système n'est point assez cem-* plet, que d'admettre l'adoption par le ^enre humain tout entier d'un mot qui n'a poifit de sens? ;.; • ; ; , .* ••.^ •.!■■

!2S6. Quant à la thjéorie de Hume sur rorigine des idées ,v il est d'autant moind nécessaire d*èti Faire l'objet d'une discussion spéciale, qu'elle coïncide dans les points principaux avec c^Ue de Locke, contre laquelle nous avons présenté quelques objections qui paraissent sans réplique (S 199). Ni Tune ni rautrene peuvent expliquer Tofigine de ces notiohs simples qu'aucun sens ne reçoit immédiatement , que notre conscience né trouve point en lious, mais que notre esprit forme nécessairement à mesure que nos facultés inteHectueTles s'appliquent à leurs objets respectifs! î

257. Ces observations très claires suffisent pour montrer qu'on n'a point le droit de révoquer en doute la réalité de notre idée de pouvoir^ parce qu'on ne peut en rapporter l'origine à aucun de nos sens. La seule question est de savoir si nous attachons au mot de pouvoir une autre idée que celle de pure succession. Or , les considérations suivantes, entre beaucoup d'autres, prouvent que la signification de ces deux expressions est entièrement différente.

1* Si l'idée de cause et d^effet ne différait point à nos yeux de celle de pure succession , il nous semblerait aussi absurde de séparer deux évéïie* mens que nous avons toujours vus réunis, que de supposer qu'un changement arrive sans cause.'

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Cependant la première supposition se conçoit dans tous les cas, et nous pouvons prononcer avec certitude que la seconde est impossible.

2* L'expérience des rapports établis^ entre les événemens physiques est une base trop étroite pour la croyance que tout changement doit avoir une cause. Hume a lui-même observe que le vulgaire enferme toujours Cidée de contiguïté de lieu dans celle de causation ; c'est-à-dire qu'il ne conçoit pas que la matière produise d'effet autrement que par impulsion. Si donc tous les changemens que nous avons perçus avaient été précédés par une impulsion visible, l'expérience aurait pu nous apprendre à conclure d'un changement observé à une impulsion préalable, ou, selon la notion de cause de Hume, d'un effet produit à une cause qui l'a produit. Mais , parmi les changemens que nous voyons, combien peu sont produits par une impulsion apparente ! Et cependant, dans tous les cas de changement, sans exception , nous sommes irrésistiblement convaincus de Faction d'une cause. Comment , dans les principes de Hume , expliquerons-nous cette conviction pour les cas où rien n'annonce qu^une impulsion intervienne?

258. La question, cependant, recule encore, et l'on se demande comment nous acquérons l'idée de causalité j de pouvoir ^ pu Ôl efficacité produc-

tiçe} Mais si l'on admet les observatioiis précédentes , ce problème est comparativement de peu d'importance; car les doutes qui peuvent s'élever sur ce point laissent intacte la réalité de l'idée ou de la notion, et ne sauraient aboutir qu'à montrer l'imperfection de quelques systèmes philosophiques.

259. La solution la plus probable de la question parait être, que Tidée de causalité ou de pouvoir accompagne nécessairement l'idée de changement y comme la sensation implique un être sentant, et la pensée un être qui pense. Le pouvoir de commencer le mouvement n'est pas moins un attribut de l'esprit que la sensibilité ou l'intelligence, et partout où commence un mouvement, l'action de l'esprit est pour nous une chose indubitable^

260. Avons-nous le droit d'en conclure que le pouvoir divin est constamment occupé à pro^ duireles phénomènes du monde matériel, et pouvons-nous supposer qu'une seule et même cause accomplisse cette multitude infinie d'efTets qui se manifestent à chaque moment dans l'univers?

261. Plusieurs philosophes ont regardé cette conclusion comme trop absurde pour mériter un examen sérieux , et l'on a proposé pour l'éviter

(lifTérentes hypothèses. Voici les plus importantes :

1^ Les phénomènes de la nature sont le résultat dé certains pouvoirs actifs inhérens à la matière et c[ui font partie de son essence. Cette doctrine a reçu le nom de matérialisme.

2** Ces phénomènes résultent de certains pouvoirs actifs 9 communiqués à la matière au moment de la création.

8** Us se produisent en vertu de lois générales établies par Dieu.

4® Us sont l'œuvre d'un agent vivant et spirituel, mais inintelligent, créé par Dieu pour l'exécution de ses desseins {Cudworûi).

5^ Us sont produits par des âmes, imies aux particules matérielles.

6° L'univers est une machine construite et mise en mouvement par Dieu; les effets sans nombre qui en émanent sont peut-être le résultat d'un seul acte de sa puissance.

262. Ces différentes hypothèses, qui prêtent toutes à des objections insurmontables et qu'un examen sévère ramènerait pour la plupart à des propositions inintelligibles et dénuées de sens, ont été adoptées par des esprits ingénieux, et préférées à la sublime et simple doctrine qui rap-

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porte à l'action perpétuelle d'un être suprême la conservation et le mouvement de l'univers créé par sa puissance , doctrine à laquelle on ne peut opposer que des préjugés résultant de notre imperfection , et qui n'exclut point les intermédiaires dont l'action divine peut accidentellement se servir pour exécuter ses desseins.

263. Assurément l'unité de Dieu ne résulte point des observations que nous avons faites jus** qu'ici; mais^ en leur donnant les développemens qu^elles méritent, elles paraîtront garantir suffisamment l'induction suivante : que les phénomènes de l'univers démontrent Faction constante d'un pouvoir qui ne saurait appartenir à la matière, ou, ce qui revient au même, l'action constante d'un être spirituel. Quant à savoir si ces phénomènes, comparés ensemble, portent les marques d'une diversité ou d'une unité de dessein, et annoncent le gouvernement d'un seul régulateur tout-puissant ou de plusieurs divinités indépendantes, ce sont des recherches qui appartiennent à l'article suivant.

De Céndence d'un dessein manifesté dans tordre

de t univers.

264. La preuve de l'existence de Dieu, tirée de l'ordre de l'univers, porte ordinairement le non»

^argument des causes finales. Nous n'admettons pas la propriété de cette expression d'origine aristotélicienne, mais nous la conservons ici par respect pour l'usage.

265. Reid a judicieusement remarqué que l'argument des causes finales , réduit en syllogisme^ contient deux propositions distinctes : on peut /é'gitimement remonter des effets au dessein dans lequel ils ont été produits : c'est la majeure; iljr a des apparences de dessein dans Vunivers : c'est la mineure. Les anciens sceptiques, ajoute -t-il, accordaient la majeure, mais niaient la mineure; les modernes, par suite des découvertes faites dans les sciences naturelles, ont été forcés d'abandonder le terrain que leurs prédécesseurs avaient défendu et ont disputé la vérité de la majeure.

266. Parmi ceux qui ont nié la possibilité de remonter au dessein par les effets , Hume est le plus éminent. Selon lui, toutes les inductions de cette espèce sont illégitimes, n'étant jamais ni démontrables par le raisonnement, ni susceptibles d'être déduites de l'expérience.

267. En examinant l'argument de Hume sur ce sujet, Reid admet que les inductions des effets au dessein ne dérivent ni du raisonnement ni de l'expérience ; et cependant il ne laisse pas de soutenir qu'on peut tirer ces sortes d'inductions avec

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une certitude qu'aucune autre certitude humaine ne surpasse. L'opinion que nous nous formons des talens de nos semblables, notre croyance qu'ils sont comme nous des êtres intelligens, reposent sur cette induction des effets au dessein. Ni Y intelligence ni le dessein ne sont perçus par nos sens; et cependant nous en jugeons sans cesse d'après la conduite et les actions; et notre confiance 9 en portant ces jugemens, est tout aussi complète qu'en affirmant l'existence des choses que nous percevons immédiatement.

268. D'autres philosophes ont attaque la majeure de ce syllogisme par un argument un peu dîfTérent. Pour juger de la sagesse d'un dessein j il est nécessaire 9 observent-ils, de connaître d'abord quelle fin Tauteur se propose, et d'examiner ensuite les moyens qu'il emploie pour l'atteindre. Or, que savons-nous de Funivers , sinon que certaines choses sont accomplies? Pouvons-nous jamais les comparer avec un plan préalablement conçu ? Une pierre lancée au hasard doit nécessairement frapper quelque part : lorsque nous voyons Veffèt et que nous ignorons le dessein , avons-nous le droit de louer l'habileté du tireur ?

269. Parmi beaucoup de considérations qui répondent à cette objection, les suivantes nous paraissent mériter une attention particulière.

1* Bien que d'un simple effet nous ne puissions

lâ& ESQUISSES

conclure riutelligence de la cause , cependant le cas est difTërent, lorsque nous voyons plusieurs causes conspirer à une même fin. Non seulement alors nous percevons un eflet produit , mais nous avons la conviction intime qu'il était l'effet voulu. (June seule pierre frappe un objet, rien ne. nous autorise à conclure que l'objet touché soit l'objet visé; mais que penserions-nous, si nous voyions le même objet invariablement atteint par un grand nombre de pierres lancées successivement?

2** On peut citer beaucoup de cas où nous pouvons comparer la sagesse de la nature avec la fin qu'elle se propose. L'économie du corps humain nous en offre ^ surtout, plusieurs exemples remarquables. Lorsqu'un accident ou quelque indisposition porte atteinte à notre constitution, il est bien reconnu que le corps possède en luimême la faculté d'alléger le mal ou d!y remédier. Dans des cas pareils, nous ne voyons pas seulement im effet produit; nous voyons de plus l'action des causes naturelles dirigée vers une fin particulière , le rétablissement du système animal.

S° Il y a des cas, particulièrement dans l'économie animale, où l'accomplissement du même effet s'opère selon les circonstances par des moyens très différens; en sorle que nous pouvons facilement comparer la sagesse de la nature avec la fin qu^elIe se propose. « L'art et les moyens, 39, dit Baxter, semblent multipliés à dessein, âfia

» que nous ne puissions prendre ce qui arrive » pour TefTet du hasard : et dans quelques cas, la » méthode elle-même varie, afin que nous ne » puissions l'attribuer à une aveugle nécessité. » L'anatomie comparée présente nombre de faits à l'appui de cette doctrine. En observant l'effet produit par tel organe dans un animal, peut-être ne serions-nous pas autorisés à conclure que l'organe a été fait pour l'accomplir; mais lorsque, dans différentes espèces d'animaux, nous voyons le même effet produit par des moyens tout autres, nous ne pouvons douter que tel n'ait été, dans tous les cas, l'effet voulu par la nature. Ce n'est pas tout : en comparant l'anatomie des différentes espèces d'animaux, nous trouvons que les diversités qu'offre leur conformation se rapportent à la manière de vivre à laquelle ils sont destinés, au point que si l'on connaît leurs habitudes, on peut à priori en induire la structure de leur corps.

270. Il suit des remarques précédentes que l'on peut remonter légitimement des effets au dessein; et de plus , qu'en examinant dans les différentes parties de l'univers les moyens employés pour l'accomplissement des phénomènes qu'il manifeste, partout on peut trouver, et l'on trouve en effet, des traces de dessein. Reste à présent une autre recherche, encore plus importante, qui consiste à étudier les caractères de ce dessein dé-

plôyé dans Tunivers, afin de découvrir quel degré de sagesse il annonce, et s'il porte ou ne porte pas les marques de l'unité. La première partie de cette recherche tend à nous donner une plus haute idée de l'Être suprême ; la seconde est nécessaire à la démonstration de son unité.

271. L'étude de la philosophie , soit qu'elle prenne pour objet la nature ou l'homme, jette à chaque pas de nouvelles lumières sur les recherches dont il s'agit. Chaque découverte qui ajoute à la somme des connaissances humaines répand une nouvelle évidence sur les vérités de la religion naturelle. Aussi chez les hommes qui se dévouent avec candeur et sincérité à l'avancement de la science, la conviction marche de front avec la lumière et grandit avec les vues. Et de là s'élève une présomption consolante : c'est que l'influence que ces vérités exercent déjà sur la multitude dans l'état actuel de la société croîtra continuellement à mesure que la philosophie mettra dans un plus grand jour l'ordre de l'univers matériel, et que le développement des destinées de notre espèce fera mieux connaître le plan de la Providence dans l'administration des affaires humaines,

272. En étudiant l'univers dans le but d'y trouver des preuves de la sagesse et de l'unité

de Dieu, on éprouve une satisfaction particulière à suivre les rapports qu'ont en Ire elles ses différentes parties, et à remarquer comment des choses en apparence désunies et même éloignées concourent à l'accomplissement d'un même dessein bienveillant. Les points suivans pourront fournir sur ce sujet matière à la réflexion.

1" L'appropriation de la conformation organique et des instincts des animaux aux lois du monde matériel; des oi^anes de la respiration j par exemple, et de l'instinct de succion j aux propriétés de l'atmosphère; du momentum de lumière, à la sensibilité de la rétine; de la construction de l'œil, aux lois de la réfraction; du volume et de la force des animaux et des végétaux, aux lois de la gravitation et de la cohésion.

2° L'appropriation de la conformation et des instincts des animaux aux climats et aux zones de température sous lesquels ils doivent vivre.

8* Les rapports entre certains animaux et certains végétaux. Ceux-ci fournissent aux premiers une nourriture salutaire dans leur état de santé, et des remèdes utiles lorsqu'ils sont malades.

ft<> Le rapport, découvert par la chimie moderne, entre les procédés de la nature dans les règnes animal et végétal.

5*^ Les rapports qu'ont entre elles les différen-

les espèces d'animaux, l'une étant la proie naturelle de l'autre 9 et chacune ayant ses armes offensives et défensives.

6® Les rapports qui se manifestent entre l'instinct périodique de migration des espèces voyageuses, la marche des saisons et les productions de différentes parties du globe très éloignées.

973. Mais rien n'est plus frappant, sous ce point de vue, que les rapports qui existent entre la nature de l'homme et les circonstances extérieures au sein desquelles il est placé. L'examen de ses facultés perceptives et de ses pouvoirs intellectuels , dans leur concordance avec la structure et les lois du monde matériel, offre ^ par exemple, le sujet le plus curieux et le plus étendu aux spéculations philosophiques.

274. Ce qui n'est pas moins digne d'admiration , c'est de voir comment les objets qui l'environnent sont appropriés à ses appétits, à ses besoins physiques, à ses manières de jouir. Sur ce point, les précautions prises à notre égard surpassent infiniment tout ce que nous observons d'analogue à l'égard des animaux , et la différence est assez frappante pour nous autoriser à conclure que notre bonheur et notre perfectionnement ont été l'objet principal de l'arrangement de ce monde.

275. Une autre vue de la nature qui ne contribue pas moins à faire ressortir cette unité de dessein , qui est la base de notre croyance à l'unité de Dieu, ce sont les analogies que nous pouvons remarquer entre les parties de l'univers qui tombent sous notre observation. On en découvrira de bien frappantes si l'on soumet à un examen comparatif 1® les conformations oi^aniques de diverses espèces d'animaux; 2® les règnes animal et végétal; et S^ les diflerentes lois qui règlent les phénomènes du monde matériel.

276. Il est agréable de penser que les recherches philosophiques , partout où elles ont pénétré, ont retrouvé le monde soumis à l'uniformité régulière du même plan. En général les anciens supposaient qu'il n'y a rien de commun entre les lois qui gouvernent les phénomènes célestes et celles que nous observons dans le cercle de notre, expérience. Les découvertes modernes ont montré combien ils s'étaient mépris, et ce fut sans doute la présomption que leurs idées sur ce point pouvaient n'être pas justes, qui conduisit h la théorie de la gravitation. Toutes les découvertes subséquentes ont confirmé cette conjecture.

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