‹ Esquisses de philosophie morale, trChapitre 64 sur 73 · Celte disposition peut être considérée · texte numérisé non relu

Celte disposition peut être considérée

SOUS trois points de vue , selon qu'elle se manifeste :

1** Dans les jugemens sur les talens des autres; 2" Dans rappréciation de leurs intentions.

5* Dans la controverse.

859. La difficulté d'apprécier avec candeur les talens de nos semblables dérive principalement de la tendance de Yémulation à dégénérer en envie, La distinction théorique de ces deux dispositions n'est pas douteuse (§ 139); mais dans la pratique rien n'est plus difficile que de la réaliser complètement. Nous avons pour nousmêmes une partialité qui, d'un côté, nous porte toujours à enfler nos avantages personnels et à les exalter dans notre estime, et de l'autre nous empêche de remarquer suffisamment le mérite ^ d'autrui, ou de le voir sous le jour le plus favorable. C'est ce dont un honnête homme sera promptement convaincu par sa propre expérience. Il se mettra donc en garde contre cette disposition autant qu'il dépendra de lui, et s'efforcera de juger des prétentions d'un rival ou même d'un ennemi comme il ferait si elles n'avaient aucun rapport avec les siennes ; il tâchera de rendre justice à son mérite et de se dompter soi-même, s'il est possible, jusqu'à aimer et honorer le génie et Thabileté qui l'auront éclipsé ; il ne prendra point la race humaine en aversion

parce que d'autres l'auront surpassé; mais il redoublera d'efïbrls pour le bonheur de l'hutuanitéy se rappelant que si^ dans ses largesses intellectuelles, la nature a été plus libérale envers les autres qu'envers lui, elle n'a fermé à personne le théâtre de la vertu où le mérite des hommes n*a point pour mesure le degré de développement auquel ils sont parvenus, mais 4'usage qu'ils ont fait et le parti qu'ils ont tiré ^es moyens que leur position mettait entre leurs mains.

860. La bonne foi dans Tappréciation des intentions d'autrui est une disposition d'une plus grande importance encore. Il est probable qu'il y a dans le monde beaucoup moins de vices et d'intentions criminelles qu'on ne l'imagine ordinairement, et l'on peut croire que la plus igrande partie des disputes qui s'élèvent entre les hommes dérivent de méprises et de malentendus mutuels. On se rappelle les considérations que nous avons exposées à cet égard (§ 810). Lia justice que nous devons aux autres doit donc s'appliquer ici comme ailleurs , et si nous voulons l'écouter, nous donnerons à chacune de leurs actions l'interprétation la plus fovorable, et, en jugeant leurs fautes apparentes, nous tiendrons compte de tout ce que la bonne foi peut accorder. Une pareille disposition rend un homme respectable et aimable

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dans la société, et contribue peut-être pW que toute autre chose à son bonheur.

361. La bonne foi dans la controverse implique un sentiment ferme de justice, et un amour désintéressé de la vérité. Ces qualités se tiennent de si près, qu'à peine peut-on concevoir leur séparation : la dernière nous met en garde contre Terreur dans nos spéculations solitaires; l'autre vient à son secours quand l'irritation de la dispute trouble en nous le froid exercice de l'entendement. Lorsqu'elles concourent ensemble et se déploient dans une heureuse harmonie, la pureté de la rectitude morale , qui fait leur essence , brille dans tout son jour. Mais ce phénomène est rare, même dans les caractères qui possèdent le plus la réputation de justice et de véracité; aussi peut-on affirmer sans crainte que ces vertus (dont les lois et l'opinion publique assurent si efficace* ment la réalisation dans de certaines limites), si on les veut sincères et pures de tout respect humain, sont d'un accès aussi difficile que point d'autres.

362. Nous avons donné quelque étendue à ces développemens, afin de suppléer aux définitions étroites de la justice, qui la restreignent à l'observation rigoureuse des règles de l'intégrité ou de l'honnêteté, dans les rapports d'intérêt que

nous pouvons avoir avec nos semblables. En tant que cette dernière disposition dérive d'un sentiment de devoir indépendant des lois humaines , elle coïncide exactement avec celte branche de la vertu que nous venons de décrire, et que nous avons appelée la bonne foi.

De t équité ou de t intégrité.

863. On emploie ordinairement ces mots pour exprimer cette disposition de l'âme qui nous porte à observer les règles de la justice, quand notre intérêt se trouve en opposition avec les droits d'autrui; branche si importante de la justice, qu'elle s'en est presque exclusivement approprié le nom. Les observations de Hume et Smith sur la différence de la justice et des autres vertus s'appliquent exclusivement à l'équité, et c'est encore l'équité qui est l'objet propre de celte partie de la science morale appelée jurisprudence naturelle. Dans les paragraphes suivans, lorequ'on rencontrera le mot de jus* tice, on devra l'entendre dans ce sens restreint.

36/1. Deux circonstances principales dislii> guent la justice des autres vertus. D'abord ses règles peuvent être exposées avec un degré de précision que n'admettent point les autres pré-^

ceptes moraux. Ensuite il est légitime d'user de contrainte envers ceux qui ne les observent pas y puisque toutes les fois qu'on les viole on attente aux droits d'autrui y et qu'on l'autorise par là même à employer la force pour sa défense et sa sûreté.

365. M. Hume insiste beaucoup sur une distinction d'une autre espèce entre la justice et les autres vertus. Cette vertu, selon lui, est artificielle et non pas naturelle. Toutes les obligations qu'elle impose dérivent de l'union politique et de l'utilité commune.

866. A. l'appui de cette assertion, il allègue surtout qu'il n'y a point de principe inné qui nous pousse aveuglément à l'exercice de la justice, semblable à ces affections qui concourent avec nos dispositions bienveillantes et les fortifient.

367. Mais, en accordant ce fait, sur lequel repose l'argument, on n'en peut rien conclure qui établisse une distinction essentielle entre l'obligation de justice et celle de bienfaisance : car, tant que nous obéissons à l'aveugle impulsion d'une affection, notre conduite n'est point vertueuse. Nos affections nous furent données pour fixer notre attention sur certains' êtres dont le bonheur dépend de notre conduite, et

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pour exciter et soutenir l'activité de l'ame, lorsque le devoir peut n'y pas suffire; mais la légitimile ou l'illé^timilé de nos actions ne dépend ea aucun cas de la force ou de la faiblesse de i'affecition; elle ne dépend que de tiotre obéissance ou de notre désobéissance à la voix de la raison et de la conscience. Celles-ci nous disent, dans un langage à l'abri de toute équivoque, que c'est parfois un devoir de contenir les plus aimables et les plus agréables émotions du cœur; que c'en est un, par exemple, d'éviter la vue des souffrances humaines, que des devoirs plus impérieux nous défendent d'adoucir, et d'échapper ainsi à ce plaisir délicieux que nous trouvons à céder à l'humanité. En tant donc que la bienveillance est une vertu , elle l'est précisément de la même manière que la justice , c'est-à-dire que nous l'approuvons, non parce qu'elle nous est agréable, mais parce que nous sentODs]qu'elie est un devoir.

868. On peut remarquer de plus qu'il y a des principes grandement innés en nous, qui servent de frein à l'injustice : les principes de ressentiment et d'indignation j par exemple, qui certainement font partie de la constitution humaine tout autant que la pitié ou V amour paternely et qui impliquent, comme nous l'avons remarqué (S 155), un sentiment d'injustice et par conséquent de justice.

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369. Il est un cas remarquable où la uature semble avoir pris des précautions particulières pour garder vivant parmi les hommes le sentiment des obligations qu'impose la justice. Les bons offices reçus des autres constituent une dette que nous sommes moralement tenus d'acquitter par tous les moyens légitimes qui sont en notre pouvoir. C'est un fait que témoignent les formes de langage employées dans ces occasions tant par les philosophes que par le \uU gaire. Et cependant , comme le devoir de reconnaissance n'admet point l'appui du magistrat comme les règles de V honnêteté proprement dite, la nature a jugé à propos d'assurer son observation par une des impulsions les plus irrésistibles et les plus délicieuses de la constitution humaine. La reconnaissance , considérée comme devoir moral y est donc une branche de la justice qui nous est particulièrement recommandée par une de ces émotions agréables qui accompagnent toutes les affections bienveillantes. Elle est en même temps une branche de ce que nous avons appelé bienveillance rationnelle*, car, sans se confondre avec le devoir dont nous sommes tenus envers l'humanité, elle tend cependant, sôus un grand nombre de rapports , à augmenter la somme du bonheur social. Quelque embarrassantes que puissent paraître en théorie les questions casuistiques auxquelles cette partie de la morale a donné lieu, jamais ou du moins rarement, causent-elles la

moindre hésitation dans la conduite de ceux qui ont pris le-isentiment du devoir pour règle d'action ; tant est parfaite Tharmonie des diverses parties de notre constitution^ loi'squ'on les soumet au contrôle de la raison et de la conscience, et tant sont étroitement unies les dispositions qui nous portent à remplir les difTérens devoirs d'une vie vertueuse!

370. Comme les règles de la justice , lorsqu'elle s'applique à des questions où les droits d'autrui sont engagés, s'établissent avec un degré de précision qui leur est exclusivement propre, on a £iit delà partie de la morale qui s^y rapporte une science à part, sous le titre deyum* prudence naturelle,

371. La profession de ceux qui se livrèrent les premiers à l'étude de cette science a beaucoup influé sur la manière dont elle a été traitée jusqu'ici. Non seulement on a exposé les principes du droit naturel sous la forme d'un système de législation , mais on a servilement copié dans l'exposition le langage technique et les divisions arbitraires du droit romain.

372 11 en est résulté qu'une des branches les l^us importantes de la loi naturelle a revêtu peu à peu des formes tout artificielles et scolastiques , et que plusieurs maximes capricieuses se sont in-

sensiblement introduites parmi les principes de la jurisprudence universelle. De là aussi ces frivoles discussions sur des questions tâtit6t oiseuses 9 tantôt imaginaires^ qui viennent trop souvent se substituer aux recherches fondamentales que la science appelle et que suggèrent la nature et la condition générale de l'espèce humaine.

373. Un inconvénient plus matériel encore est résulté des habitudes de profession des pfremiers écrivains en matière de jurisprudence.

Non contens d'établir les règles de la justice , sous les formes et dans le langage le plus^miKers à leur esprit 9 ils ont essayé d'ét^idre là même tnànière à toutes les autres branches de la philoso^ phie morale, et d'échapper, par deè défiiaîtkms arbitraires, à la nécessité d'accommoder leur mode d'investigation à la nature diverse = de* leur sujet. Bien que la justice soit la seule branche de la vertu où chaque devoir implique un drcii qui lui corresponde, ils ont, sous le titre de droits imparfaits et externes , opposé À toute es* pèce d'obligations des droits de leur propre création, auxquels ils ont rat^iché comme à leur source tous nos différens devoirs^-^Et c'est ainsi qu'une étude pleine de charme et d'utilité chez les anciens momlistes est devenue, dans^ la plupart des systèmes modernes^, aussi rebutante et surtout aussi inutile que la logique des seolastiques. / ï ^ • ' • ■;

374. Outre ces défauts dans les systèmes modernes de jurisprudence (défauts qui ont pris leur source dans les habitudes de ceux qui s'a* donnèrent les premiers à cette étude), il en est un autre très essentiel, qui dérive des idées inexactes qu'on s'est faites de l'objet de la science. Bien que les devoirs de justice ne puissent en aucune façon se résoudre dans des considérations àiUtiiitéj cependant, dans toutes les associations politiques, ces deux choses sont tellement confondues dans les institutions, qu'il est impossible de les séparer complètement dans le raisonnement. Il s'en est suivi, comme l'a remarqué M. Hume, que les auteurs en jurisprudence, tout en professant qu'ils se renfermaient entière-, mant dans le premier point de vue, ont pris sans cesse pour point de départ des principes qui appartiennent au second. Aussi, pour éviter cette confusion , nous semble- t-il à propos de ne pas considérer la jurisprudence comme un pur système de justice naturelle j mais de l'unir à la politique, et de développer les principes généraux de la justice et de Vutilité^ dans l'état de combinaison où la constitution de la société nous les offre. Cette manière d'envisager le sujet, qui le rejette dans la troisième partie de nos Esquisses, aura cet autre avantage de montrer avec quelle exactitude ces deux espèces de principes coïncident dans leur application, et combien sont étroites les conceptions d'w//AVequi ont si sou-

vent conduit les politiques à se départir de ce qu'ils sentaient être juste par respect pour ce que leur jugement borné regardait comme ai^ania* geux.

ARTICLE IIL De la véracité.

575. Les conséquences palpables qui résulteraient de l'absence de la véracité dans notre constitution montrent assez quelle haute place elle occupe parmi nos devoirs sociaux. Dans cette hypothèse le but du langage serait manqué ^ et l'utilité de la connaissance restreinte pour chacun dans les limites de sa propre expérience.

876. L'utilité ne parait point être pourtant le seul motif de l'approbation morale qui s'attache à cette disposition. Abstraction faite des conséquences, il y a quelque chose de plaisant et d'aimable dans la sincérité , la franchise et la vérité; quelque chose de désagréable et de dégoûtant dans la duplicité, l'ambiguité et la fausseté. Hutcheson lui-même, ce grand promoteur de la théorie qui résout dans la bienveillance toutes les qualités morales, le confesse; car il parle d'un sens qui approuve en nous la véracité, distinct du sens qui approuve les qualités utiles à

n'est là qu'une mfipvèirQ^y^gvi^.fl^ parler ^ il est bon d'analyser plus particulièrement en nous la saufic€L4e l'appriOJiiiaUpniqii^^^çfU^ accçtFiions^

véracité, i :. \: u-,,.-k ..'.:;•; :'ii":'; I •• ;:

^ pil. Qu^l y aft dÉads l*afnef tiumaine un prîiicîpè tiatùrel et instinctif de véra'cité', c*est Un fait que ^plusieurs auteurs ôiit remarqué^ Le même pnnçipe de notre constitiilîon , q^oi nous porte au 'ébmiUJsi*ce social , nous piorte aussi à la s^ncé*rîitë'dany iiok <îbihfàuiiic^tîotis niù L'exi-

pt*ëis6îi)ii' naiîVe eï spbniaii^ê de «os isentfitneris éâ't ' tôuioûrs vt^aré; la fàussieté au coiilraîre im-" pliqàe toujours iiùé cërtaltië violence faî\e à notre Haiure/ en véi^ù *(tfe quelque itiôTîf'quê tious cachons avec inqliïeiùde.

.•37ft< U|i autre prindp^ parallèle à celui-ci eL aiiiâ^anQi69.qil^}e l^Miîgagc nous détermioeà ajouter foi au.témoigDage djesboipmes. Sans çejtte çUs» po^Mipni l'edivpatioi^fdes enfans serait ippo|s^ibl|^e ^qp^i, loin d'être Jle ficuil de l'expéneac^^ ce pen^ chant semble éired'abç^rd iUimité^lanature confiant aux progrès de. la ri^ison et de re^péiience le soin de le ramener peu à peu dans les limites de^l^ prudence. Ççtjbe inclinatfpn a ujpe ansik^ie fr^ppaate.y soit dans ^oxà odgioey.^soit dans :Sa cause, finale 9! avec potne *CQnQaq,c^ jmsUncttyje

ddné*ta ccmstaoce des lois qui r^enl le cours' des ^véfi^metis'phyisfîques($ 71)1 J' ; «j

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379. Dans renfimce,: lé premier de des dëatprincipes n'est jamais aussi apparent que le dei^' nier, quelquefois même il faut beaucoup de soins pour le développer^ mais alofs on trouvera toujours que quelque motif indirect se mêle au désir de communication sociale, comme la craip^, la vanité, la gourmandise ou la conscieneé dé quelque méfait. Une disposition habitiielle a mentir est donc un symptôme, assuré de quel* que mai\ plus profond et peut^tre moins palpable, q^i répand le désordre daci^s 1^. constitujtion morale* Ge n'est qu'en découvrant et en extirpapt ce défaut radical qu'on pourrs^ détruire lesconsér quences funestes qui en résultent,

380; Ces remarques incomplètes prouveraient que chaque atteinte portée à la véracité indique quelque vice secret ou quelque intention criimnelle qt^on rougit d'avotier. Et de là cet attrait singulier qu'exerce la franchise ou la sincérité,^ parce qu'elle réunit en elle, jusqu'à un cerfaiti point, les charmes de toutes les autres qualité^' moralesj dont elle atteste l'existence. - .

3S1 . La fidélité à tenir ses piromesses , regai-dée communément comme une branche de la vëra*cité , est peut-être plutôt une branche de la jtts-

tice. Mafîà ce n'exila qu'une q;ae»tion d'à rràngié^' niéûfV^ns iitipôrEâiibë pour lé 'dessein (![\ie i^bti's* hôiïà proposonfs. .' ' ' '

Sifô. i§i quelqu'un promet ,àVec Fintention de tënfr, et* manque à sa parole, sa faute est, rigôùréuseifnent parlant, une atteinte à la juslide.; Comniie nous avons naturellement foi au (émoignage d'autrui, toute promesse excite en nous une confiance naturelle. Lorsque j'excite cette confiance et que j'éngàgé autrui à agir en conséquence, je lui donne un droit à Inexécution dé thk prbtQésse, et j^âgis injustement si je ne raccompila pas.

"585. Si' queliqiî'un promet san^ intention de tenir, il est coupable à la fois d'injustice et de fausseté : car biep qu'une déclaration de. l'ijatention qu'on a n'équivale pas à ii ne promesse, toute promesse renferme la déclaration de l'în-^

tè'ntibn qu'on a de Taccomplir.

S8Ï. Dans les cas mentionnés jusqu'ici, la pratique de la véracité est passablement garantie dsitii TEurope moderne par les maximes reçiiës de V honneur y qui marquent d'infamie toute' déviation palpable de la vérité, en matière de fait oii dans l'accomplissement dés promesses. Cependant, la véracité, considérée comme devoir* moral', ne se réduit point à la sincérité dafns le

I^l^gç; ^I^ (J^ei^4'-.*l?l^.* Pi^'^S çondujtq,ex|:ér^çiïjçe, tpuj^ 'açle. ctlculé| j><îf^' trpinper les ^ur Ires, et leur faire prendre le change. Elle défç^d éf^lement l'emploi volontaire du sophiémé dans le raisponement, qoD moins que 1^ fausse jjatterprétation volontaire des faits. La moqe peut établir des distinctions entre ces diflei^ns cas; mais les principes de la iQorale n'en sancfionnent aucaoe.

385. La même disposition de Famé qui opus conduit à la pratique de la véracité dans le commerce de la vie. développe-en n^us l'amour de la véi'ité dans les recherches philosophiqiiçs. Ce principe d'action , qui n'est que la curiosité sous un auli'^nom, semble étrç a^96i.^Q fàit.prîiDitir dans la nature humaipci ■,'..'

3^. fiien qu'originairement la véracité ne soit point iVftfet 'ta nous d'un cajçiul d'utilité, la découverte graduelle de sa vaste influence sur le perfectionnement de l'humanité ne peMt nianqtier de confirmer et d'apcroitre soa empire naturel sur J'am^.'La connexion entre l'errepr^et le mal, entre la vérité et le bonheur, devietU plus apparente, à. mesure que nos recherches s*éle.ndenl;, nous finissons par nous pei:auader qu'elle existe, même dans les cas où nous ne pouvons l'apercevoir. Cette pensée nous encourage à développer nos facultés avec fi-apohise et abandon^

DE PHlLoàôl^'ÉVE MORALE. ^i

''afSf. tjes''àèybi^''Mpï'nbm àvotis^ parle dlsins

tiië^y/'ét 'âôjit înd^ûendansidés' relations speciàles que houâ pouvons avoir avec duelqqes.-uns cfëntt-é' eux. idès reiiîtioiis en<àritéht une ^

galions qiie les moi^Iistes ont qistjinguees , par les dénominations de de\oiré^ écohoMf^ùé^ èXpO' liti'ques. Il ^udrait descendre dans les dét^ls dé la morale pratique pour esss^yer dpn donn.ec

i\t.i -'f.*: ?i''r ••■ -iji/r ■• ■ ; Ji:. : . : «■' OitiJn I.»

•■'••'' ^bÉs ôK*biïiS:E]*V]Éiiym)ù^^ : '"'' '^^"

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nteis diévôirs' soèiaUx''l:j)âe'[ioùV'4s^rer notrè'p^ pf^ bdnheur j maik comme ils' n'imptiquérit 'ri-

raureusemçi^J^ ^Ujpqoe rçlaj^Qn. av^ç; pos s^ment à celle troisième branche de la vertu.

et la.teadànçije 4e ces qu^H^s , ^ip^i.qne sur ^es moyens de les fortifier et de .}e9 {içj*feGt^oqpçr en nôus^ çonstitu.ei)|t san$^.d6.yite uiie partie es* s^nUellé del^jsciepçe mpr^jie; inais ijs ne pouri-fient nous conduire àfiuciiae di^çi^ssion d'une nature assez eleyée poiu* mériter fine at^otion iMirtiçuIîère dl^bs iid ouvrage, doptja brièveté «si •i^ Prjncipl objçt. ,..,;,,/. ,

o90. Nous nous contenterons de remarquer ici f qu^indépendamment de toute ÇQusji^ératipn d'utilité soit à l'égard des autres soit par rapport à nous, ces q^9li|és ^tti^ent notre approbation comme droites et convenables en ellesmêmes; ç^ q^} n'pmpêq^^ pas q^e Içfir utilité ou pour mieux dire leur nécessité dans l'accomplissement de nos autres devoirs n'augmente beaucoup le respect qu'e|ies commandent ^ et ne finisse même par devenir le principal motif de Tobligfition qui noqs est imp(>^é^ de les cultiver.

891. Une teiifl^pcç çoijataqte ^ap^ la coiMÎtfite à^^ïa vie au bonhe^jr et à |? pçi;feiçjiqn de notr^

"'^f!?^^';,""^ :4?%f"»*5 rf^^^rc)?fi.,4ps nçipyçns qui peuvent cQncQurir à ce double but. est une

DE PHlLOiOl^HlS MORALB. 1^

aiitretjolilieaiion 4]ui .'rentre* dans cèue brani<^ daik| 'verlu. Gc devoir >«' tant d'inâportatfeé et d'étendue, qu'il mène à la pratique de tous les imtî^,*'èt métité paf là même lin examen ai ïen- ^'^t^Mi^ttciiIiër dans un systèmes dé philôsp^ pliîe inbrale. Ëi) dit%i^nt nos pensives yërk la fiù'etlisi'dl^tihâtion de hotte être, cette rechierche aura l'avantage dé rattiener sous tiôs yéiix le^, divers devoirs que nous avons d^j^^^^P^f^^* rés, £n montrant avec quelle unanimité ils sslçt çbrdentjà nous recommander les mémes^ disposuions y eiié mettra dans un nouveau joui: rupité <|e dessein de la constitution humaine ^ ^\ ^ bienveillante sagesse déployée dans son organi,sati6à. De .plus , d'autres devoirs subordonnés,, qu'^,s€ir^it fastidieux d'énumérer sc^Uf des.titre^ séparés, vi(eqdr^nt prendre place daps -nQ^^t^d^e^s d'une manière plus agréable et plus intéressante.

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. i, 993> Seloil le docteurtHulcbèson'^: noIreiieaBduile ' b'iest î jamais l'objet de l^^robation^ ; morale toutes les fois qu'elle est dinigée parTamoiAi* de soi; il prétend même . que les jouissances

'âOQ ..BaQuisscstiii :

4'Hn<;'CDnsoietiia»;tiufcirdiBiiD|ieDt<lejbdrite'ide£ fictions j(|U''dU«s>DOus encdusa^nt'à accomplir.'

393. Sans dottle.k,,.p^af^^e.,^4iÇ.Jajçapfir,.dfi soi, ou le désir du bopUfi^w;, fl'e^f jpi;opr^m<Wii digue ni de blâme lû.ijl'^pflpalï^io^i^jïJ.pst.kiséparable de la nature, ^e'.rh9,i[a^ç,;i:^fDtp^^frè raisonnable et sensible, (S '16J1). , ,,.j , [,,

d9A. Il D'èii' est [»s motds <'i^i,''d^âb"àutte côté, que ce désir"i cttiisidêi'é''6biiii!ié,' riripcipe il'sictton, be'péiït kvoir siit- o6tre iédq^iiile ùbe inflùenlcë dttirût-yéj 'lés''Àppêiitii''dJtHtit&iïi,\és àfFéClioH«" iit' 'd'atiti^s principes' Inférieurs de nôlFè nal^j éhtrèiht iùssïèctoVèifit'en'Hppôsilion avec' l'amoiir de Soi tjïi'a^îsé'ila'bîepyéiltance, Et iJbUs délôiirnént dè'Uili^'llô'àltétif autàîVtWè^dé^bttsdëvoiï^sèiiVii'ràyii'ui:' ■'■■'■

395. En pareil cas, chaque spectateur prononce que c'est avec justice que nous souffrons pour notre folie et^noti^iiinprudence; el nous en jugeons de même dès que le tumulte de la

pas8ipae^(.,^P^s^, ^^^ç^mp.r^^,q^,«,p<^^,çpr9Vvons neBt.,p^i^^ jçpji^]^D(i|^(,^lè,^jçç^ret d'avoir manqué le bonheur dont nous pouvions jouir ; Dous ne sommes pas seulement mécontens du -fé»allHl^'!nous>=^)c! «olAnHS' aiissi! dcijiii6trfei.'<Donduilei, 'tloiifl ■^>éiniHm*s|'d'eiveiri''ori|nft4neâl<Hbent perdu pan rii^iV'iinprrtikwice :o* qbH|i!é«iiti«n notre ^ouvoirld'ftlteiodre.>: ■ ' ,

DE PHlLeSOUHIE' MORALE. 3(H

396. Il est vrai que la néslisence de notre bien particulier n'excite pas en nous une indignation aussi vive.,^^fjie(l§ jp<^rfidie , la cruauté , l'injustice. La raison en est apparemment que

8^t^W»fint,(,P'^%Uffi },ç.,,pçjBp^a9|,,ft^.>ï}on^q^-

était 9ioin§, jç^fie^re d,f\),w itfi.éfifts^.,jàftmjXm dignation des hommes un surcroît de punition.

■i; ti' fK •)' ■•■>.',■) ii-.'; i'tii^i 'f»';!!;i!-)!-(î .i)Oi'. ,.ji3!Kf» n^S,priwipes.!q>^^ RPMS ,y^l3!Ç|ftS;^'f4^bJir,

iYi^jfo^re^ l%,-firiç(}ii)iakUtfîn4ft,ch«fl|»9 .Vm^m^

•<?PWpBgJ^.j,,if, y,-i^ y ji 3i'>iuriri al) ai:Mi;!if;iJ *>! >^li sci<)iui{{(> ^:".{ . itiif'.fîi >;1 'jb rroilsouj» roiiiii; ^.)l

graves par quelque décret arbitraire, à moins qu'un devoir urgent n9 le prescrivît, il serait criminel de faire cette action , non pas seulement à .causev de l'obéissance^ due /.àt «l'autorité établie, mais à cause des* égards que chacun doit avoir pour sa: vie et sa réputation,; i*':'

ARTICLE m.

■■'•''■'-''= ''■' •'■■ - ' Dû bànhfur. ' ■ ''•^' •;•

-^ ' 899; Cobsefvàtioà la plus 8fu)]terficie^fé 4ë là itë stitfii pàni noti* âontkiiià^ que le thoyen â^^if^ heàVeuk ' n'e^t pa^ déf ^isfàire tdùs ses k^i^ritis et tous seii désirs ; inàis 'qu^il eÀtVkéeës^ s^itlé que nous noué ftfs^ions un "plab nn syptème' dé conduite sons rinflUehce dcrquiél toutes Uôs poursuites partiénlières sbietit dirigées-.

400. Déterminer quel doit être ce système eit tau 'pi*6blème qui tf de tttut lëmp^ ôbèûpé Utié grande ^làce dans 1^ ir^càlàti6M.dèfi?'pbilôijdphM. GTétàii pàhni léi- àfcfèiisds lé'^licîpai sàjit dfe ddtitrôVéWè qàî îdivi^t^tes Jëfeolèsi et ils le traitaient de manière à y envelop^kSW^Utes les autres questions de la morale. Les opinions ïiW)ïe^s^ëy" à" èef • égat^tf pà\^ 't{ùàVindhitïW^' de

Mk^'^étéB ' febtti^niiiént' pliiaîè'iirfs^ dm véHtéfc

pèttt ■ hoin\>ré de rè^étififcatîàns tet dé' IfesVrlcHtitiS'.

l'hi')r- ■ ' •• ■ I >. r.i If: :.. . ■ f-tl, i,)î*,î,

'''■ ^Opinions des anciens sur ie souperain bien. &01. Ces' opinions peuvent être réduite à

DE PHILP^P^ j MORALE. P^

trq^^KjCe^^e des ^i^rjen^,, ^e)^^ 4e^ stpïdeQ^» etiÇ€jflft4^.j^rîpptfi^i(Cj^qs. , i > ^

^eU-ayi^r^ÂOf)^. n<)»us. n'aUnons^ijaBe ^jbii^fiy fiqw fl^jlp; I)9Â^son# ;g^^o^r^^ tepflaKiçe f^|ippQ$é«

au t^^^i l^S: Y^t*ia ;ip4m«i >nWp* pw t ) «rtc^ i^aJeur

propre; elles n'ont de prix que comme moyens 49 a^W^^r^^ QOiiiFeipQi|¥oîr dos plaisirs et: nos

&08. Les jouissances et les souffrances de Xsv^i 4'^rèst,f:^ philosophe,, 44riveni;unique- I|;|l^pf,4^ !SO*¥W»r: 0.W'4e^J^*lprp^s^()p,de ,çj^|eç 4??! «>rR^î;»»aM c^ swypfliEs, e|,cfSipV^^wç«îf Wî; .^n. M«?rfli«*P apal»^. pli^.^fi'wppntpnc^ ,qilf! l»; j)|jMpir»;fi^|Jies peines, dopt jjl^i^eirivflifitî.^r i^ t refPpWssflflV «n^ »• W. STao^ft pi^çe, . d«p« , ,^ ^P,^ *t.;iJows wn^çs le? ipf^jïies jlçjçs.i-églgr. A*fei ÇniçV>»ÎÇ plaf?e-Vil |p>ie^,^^ipijên^e,4^qft ./? ^nté 4u, Oprpî^ jB^. ji^ p»ix d<^,.|:4iBie„ ;mîws^i^av!f W"P j;ay^,(}aus la p^;i de r^pie.qufijdj^ns .J#

W<J9!P:4fr«.h?Mpç«j»<p?im Ips s^ffnwiÇP» P^Jfli^qff^ -.les j4i^,, vives,; ., . ' ,,.; ,.,. ,....,

4Pi4; $ai)Sî dpMjle, il y a biep des errqUjTs.çt des paradoxes .dai^f,}\in tel système^ et.lcis for-

«të£|!sb(is hé^<|U«Meè ses pi4eiéii{)eS'>è(>tii''ëtKrtibés peuvent prêter à des itltet'f^^tldtt^^A^fe^àses. H n'en mérite pas moins l'attention de ceux qui' ëè li^rèùir à>aji!^ch«rehM 'iiiâràl^'^ai^'fe'téih^k^' qb'ii-'pdik^'ëâ ra4ëttir ée^tfittfHÈëii^ 9ii 'boëhëètt è« < dé' lia" Véi^u:'!(ltris^'9iÀct}0<'''^t-ib fêtimiiiPé qtfé'lë 'étèïcicW 9éWèttuC^>< (<Mit< dj^fidi ^ëê ëftH3'1iftt!<»a-fs«6té èfbc^ d%pk;iit«^ ëU»! c6 phii^otihe' >^i fi^équefflinëtit k^Ù'taicàfk' SHitHié : ' -

^ '&05. Lë^ staidèds f làçdiëM'lè MUiëtttitar l>i^ dans la rectitude de la conduite^ sans îHKittik égard aux conséquences.

- ' aO0.' - dé^éhdàn t ilk ! ne i^i^Uiliètil'^ FttW fëi^tfcé' pô\!i^^!é3'èlrtfeé^>éitériyW^'¥t 'ii»eiittH- ^iètit'f diiil ^ij^oiï iiiëdàt'-ufaë' vi»>Wisiyë ët^pk^

thiquè." lii^^ 'leiw'' tààètàm-, wm^^'^^hHé

là' 'Vàléifi^'inMUs^é'e 'ttéb éi^àé^i '%!iié, '48iit bb qUe*p4«iëridiilé[it''^ésmici^^,'^f<^ ^mi Uë-deVë^ ^'iticHëi'éii^yt' lin''6bjéCii6Wni^Wd^ de iBofilîétfi'P toris^'tiaiWS*ift''6iii'^ift'' IfU'tf'èdtii vient que notre nature lé'YddhieVÎfté'.'''iyôfti'îl suit qu'après avoir fait notre possible pour l'atiéindte, s'ir tttoos éfcbapi)ë', ti6iiii'déVdfis î*^rdéi' rëVéiïertfét^'aVeC tndHféJiéhfee: '/"''«'»='l -

DE PHILOaMOilBijMORALE. 305

des objets. /tdiésirabkfi iétait : p^ioi^ipalenieiiti mil^. €olée \âaèiÈSii!iBtéïél des ^veiius isebialeb. Ik.ent^ sdignaient iqûe; le* bq^heui! de deuH eàt pt*éféra^ Ue là féekii -tfani^seal^ :ceiqi/^d'uneicilxf ii:celuîi d'ime* jfàtnrii&yt et (qu'enfiii' ' toute; consîdëtfiiioni paitioùliâre i doh eéderi a^ X)elui de >la > patiiç j j&ari oe 'piin0ipey\aaquel: s'uiiidsait . tiii. seiitimeiit sà^blîme \de piétëyxilifs ^ fondaiept ^la vdootriiie d'uae entière TésignatioB. au vroesuf«s.v«te .la Providencewv CSomme .tou& les éTeoeiDeii& ^so]^t ordoQ**' néi»\paF -uoev^age&se et> uœ boiité sparfaijte&y dis en conclùaifeat que totit ce qui amye est com* biné pour produire le plus grand bien possible ddbs le syslèttoé uùiverkèï; et 'cothtae il çon- Vïèiit a nôtre '/iiàturè qui^^tibiis' 'préférions' le binhéur de" beàucbûp à éêïiiî d'uù petit' nombté, et ëefui'dé tous à cèîuî de beaucoup; ils eiï"c!àïi*éïttafeàt iqùé tdut 'événement 'qui arrive est' j>lrécîséttiênt delui/que uôus' aurions déàii'é, si i^oU.Vavidnis été initiés dans le sècfet de fâdihihîèH^rtôn dïvfné. ^ '

408; Tôiit en parlant ce langage élevé, les stoïciens reconnaissaient la faiblesse humaine; mais ils prétendaient que le philosophe doit tracer l'image dç la perrecUon, san^ , avilir la dignité de la vertu par des restrictions qui ne lui sont imposées que par l'humaine infirmité.

20ft ■'EwpMeM

i i|Od. Les peripalélicâeiM s'aeeonbîenl hvee les sifiucieBS' 9i]r> fei ]^U8 :graoâ ^neiébvé de ees^ pointa) ils. admetlaieiH que ^hi ter Ikir dniit être laonègle de notre oondintev et 'cp^^udoor autre bien ne lut est comparable; maisiik »^ k don^ naielst pas pouf le bien unique et !É?affectaîeht; pointpour les cbosesestérieures nne iodifféMbee absohie^'-^ic Pugnani stoici eum^ ptnpaê^iieis ^ div » Gicéron : cUierinieigani quid^ÊUun bomun es9èf » nisi quod honesium s il} alteri tùagëy long^qm » plurimum se atitibuere honêstaiip sed tàmem et » in Gotpore et exirà esse quœdoin bonaé^'-h Cf/fa^i » men Uonestum et dispuùitiù splendidàl^ :

' ij

JilO. En dernière analyse . U p^raity pour nous sçirvir, des expressions de Ferguson,. que « toutes

- » Cjes sectes reconnaissaient la, népe,s^ité d? la JD yertu^ oii du moins accordaient que, d^ms » toute recherche bien entendue du bonheur.

» la moralité mérite la plus sérieuse cpus^déra- » tign^. Seqlement, les stoïciens prétendaient que » le bonheur n'est rien autre chose qpe oettç. » considération; c'est-à-dire que la vie d'une ame » active, ferme , sage et bienfaisante est elle- » même le vrai bien que nous devons rec^er-

. » cl>er..». , ;,. :. , .

Remarqués additionnelles éur le hàttHeïxr\ /i.11. On peut oondure de l'aperçu qip» nious

DK PiJlLOSOFHIS MORALE.

Tenbns» dé ^dooneri des systèikies philosophiques sttiidejsomreraln bieii, quec^est on fait retommi etf JnoQ^teitabk^ i]HQ le^bonlieur! dénvepfibci^ pdeinmtidérl^jMné.îl^t^élire les slx^ciëiis>^^ priment-ils ce Fait trop absolument, lorsqu'ils dj<9ept iE^ue pouir un iiïomme sage^ lest çit^DoiisfcanceaexdéfÂeiiives ^nti indilTeFent^; cependant oa doit sa^tomv qiie i^* :}>onbeur <lépetid. beaucoup meins da ces eircotastaoees qu'on: ne l'imagine oiidiniiîi'einent, et que^^'il n'y fi pas u^e situa'^ lion si prospère 9 qu'elle exclue les tourmens diC^ là méchanceté^ de la lâcheté et du* remotds^ U ft'eB est • <p(Hoè de si fâcheuse: que ae puisse consoler le sentiment d'un cœur résôluy bienveillant et droit.

6.12. Si, de la sublime idée d'un homme parfaitement sage et vertueux^ hoas descendons aux caractères ordinaires que ce monder nous présente, nous sentirons la nécessité de mettre quelques restrictions importantes aux céiloluékms des stoïciens. Hume a remarqué, iqué de raéme^i^ le système physioIc^;ique soudfre plus d^uh ttal de dents <|ue d'ime ,hydn>pîsie ou d^une phtfasie; de même, bieu que le vice dé«^ range itoujours et fasse souffrir l'économie de Tame^ cependant la nature ne proportionne pas exactement le degré du désordre ou de la peine à: • celui du vice. Le même auteur ajoute que û quelque mauvais penchant ou quelque^ii

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