TION MORALE
AA5. Nous avons déjà remarqué (§ 2&5) que les diverses théories sur la vertu qui ont prévalu dans les temps modernes ont pris leur source dans le penchant à faire sortir toutes les branches du devoir d'un seul principe d'action comme Yamour de soi bien entendu , la bienveillance ^ la justice^ la soumission à la volonté de Dieu.
/t&ô. Nos raisonnemens ont dû montrer qu'aucune de ces théories ne s'accorde avec les faits. Cependant y l'harmonie qui existe entre nos bonnes dispositions de quelque espèce qu'elles soient, et leur coïncidence générale à nous conseiller une même manière de vivre , donnent à toutes ces théories 9 lorsqu'elles sont habilement défendues , un certain degré de plausibilité.
kin* L'esprit systématique qui leur a donné naissance, bien que fécond en erreurs, n'a pas été sans utilité, puisqu'il a attiré l'attention d'hommes ingénieux sur la plus importante de toutes les études, la fin et la destination de la vie humai-
* Reid, Essais j Essai V , chap. iv el vu (tom. VI).
ne. En même temps la facililé avec laquelle on peut également tirer de principes très distincts une si grande variété de conséquences, démontre bien évidemment qu'il y a dans le monde moral une unité et un enchaînement tout aussi faciles à discerner que dans le monde physique.
SECTION V