Et ceci arrivera , soit qu'on
— 6Î — plante le bourgeon dans la terre où il poQMera racine , comme dans les bontares, soit qu*on le mette en contact avec un nouvel individu et qu'il croisse sur lui , comme dans les greffes. Dans le premier cas, le bourgeon prendra le nom d'«t/ (an eye) et dans le second celai de bourgeon [a bud),
112. Chaque bourgeon possède ainsi son système vital distinct et celui de son évolution.
113. Et, comme tous les bourgeons d*un individu sont exactement semblables , il s'ensuit que le végétal est une collection d'un grand nombre de systèmes vitjyix identiques, mais distincts; ou en d'autres termes qu'il est une individualité composée.
C'est Darwyn qui, en 1800, a le premier démontré cette grande vérité. Aujourd'hui ,
M. Uecanflolle considère eommeindiyidu v^géia) tout germe fécoodé , c'est-à-dire toale graine produisant une tige sans ramifications (plantes annuelles) et toute branche qui n^est qu^un bourgeon (germe) développé.
It4. Les bourgeons réguliers nmsent dans Faisselle des feuilles ; et c'est là qu'il faut toujours aller les chercher.
lie. Et sMls ne peuvent pas se dëcouyrir là par l'inspection des yeux , on peut néanmoins assurer arec confiance qu'ils y existent et qu'il est possible de les rappeler de leur état inactif à la vie.
116. Ainsi , là où l'on peut reconnaître une cicatrice de feuille ou les vestiges de celle-ci , on peut aussi en inférer qu'il y existe des rudimens d'un système organique qui, par des circonstances favorables , entrera en action.