‹ Esquisses des premiers principes d'horticultureChapitre 6 sur 35 · Cepeadaat ce pouvoir dépend de · texte numérisé non relu

Cepeadaat ce pouvoir dépend de

la coopération de ratmosphère" et des propriétés vitales particulières de l'espèce.

42. Si l'atmosphère est si humide qu'il empêche toute évaporation , les spongioles auront le temps de se former de nouveau; mais si l'atmosphère est sec , la perte qui se fera par l'évaporation sera d'autant plus grande qu'elle ne pourra pas être palliée par des racines défectueuses ; alors tout le système sera vide de fluide avant que de nouvelles spongioles pourront se former. ' f-' •

43. C'est là toute la clef de la méthode des transplantations (XV).

44. Comme toutes les racines sont dépourvues de bourgeons (IV) , et comme les bourgeons sont essentiels à la multiplication de l'individu (108) , il s'en suivra que jamais on ne pourra employer les racmes dans le but de multiplier.

45. Cependant les racines , quand elles sont ligneuses , ont parfois le pouvoir de produire des bourgeons adventifs (IV) ; et quand il en est ainsi , elles peuvent être employées pour multiplier l'espèce : telles sont celles du cydonia japonica , etc.

Oa appelle œilletons les pousses des racines près de la plante mère , et rejetons celles qui naissent plus loin. On force les racines à produire des rejetons , en les découvrant dans certains endroits, ou en les ramenant près de la surface du sol. 11 faut bien connaître la nature du végétal, quand on sépare ces pousses; ainsi, il y a des plantes qui craignent le fer, et alors on ne pourra pas se servir d'un instrument de ce métal, telles sont, par exemple, les hépatiques, etc.

46. La cause de la faculté de produire des bourgeons adventifs , qui existe dans certaines espèces et manque dans d'autres, est inconnue.

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47 . C'est donc une faoultë sur laquelle on ne peut jamais compter d'avance; son existence n'est jamais déoouyerte que par hasard.

48. Quoique les racines soient généralement souterraines et quelquefois extrêmement profondes, cependant l'accès d'une certaine quantité d'air atmosphérique paraît indispensable à l'entière exécution de leurs fonctions. Ceci est constamment prouvé par les plantes qui croissent dans la terre contre des serres, à l'abri du vent , où les racines n'ont pas le moyen de se frayer une route dans la terre du côté desbâtimens.

Toutes les racines préfèreat un terrain men* ble et celles qui y croissent acquièrent souvent une longueur extraordinaire, telle que celle de cent à cent cinquante pieds (faux acacia, sumac, etc.). Quand les arbres croissent entre des murs, il arrive souvent ou quelles les percent ou quelles soulèvent It* tronc dont elles partent.

49. Plosieur» auteurs supposent que l'introduction de l'oxigène dans Téconomie est aussi indispensable aux plantes qu'aux animaux.

50. Mais il est probable que l'oxigène de l'atmosphère se portant sur woÊb certaine quantité de carbone forme ainsi de l'acide carbonique , que les plantes absorbent et dont elles se nourrissent.

61 . Il est au moins certain que le défaut de l'influence de l'air sur les racines , cause toujours un état malsain et même la mort aux végétaux. C'est là une des raisons pour lesquelles un sol dur et tenace répond rarement au but du cultivateur, jusqu^à ce que sa compacité soit détruite par l'addition d'une autre matière.

52. Les spongîoles sécrètent une matière excrémentitielle qui devient im-

propre à servir de nourritare à la même espèce ^ne celle qui Fa produite ; car des substances vénéneuses sont aosâ fatales aux espèces qui les sécrètent qu*à toute autre espèce.

5S. Mais pour les autres espèces, les matières excrémentitielles ne sont ni impropres à les nourrir ni délétères.

La seconde partie do n» 52 devenait incompréhensible, si Panteor ne s'était hâté d'y joindre le n* 53 : en effet, une substance sécrétée par une racine ne doit pas naire tobjoars an développement d'ane racine d'une autre espèce, à moins que les plantes ne soient antipathiques, comme Vitfraie et les céréales, le chardon hémorrkoïdaleiVavoine, \e pavot, les euphorbe» , la 8cabteu»0 et le lin, Vérigeron acre et le froment, la apergula arvensis et le forrazin, Vannée officinale et la carotte, etc.

5-4. Conséquemment, un sol peut devenir nuisible (on comme nous le disons

improprement stérile) pour une espèce, mais jamais pour toutes les autres.

8S. C'est là la clef de la théorie des assolemens.

Un nataraliste hollandais, Br ugmans, a le premier observé qae la nuit, les spongioles des racines transsadentane substance excrémentitielle qui peut convenir à certaines espèces et nuire à d'antres. Où peut expliquer par là pourquoi les plantes ne réussissent pas sur un sol qui en a porté de la même espèce on d'espèce analogue. Quand il s'agit de cultiver long-temps un même sol 9 il faut alterner les cultures ; ce qui constitue la rotation de celles-ci ou l'art des assolemens. C'est en Belgique que cet art a pris naissance et nous renvoyons aux ouvrages de Lichtervelde (Mémoire sur les fonds ruraux, etc. , Gand 1815), Cb. Pictet ( Traité des assolemens) et dTvart {Successions de culture) ceux qui veulent connaître les lois nombreuses de cet art.

56. Les mêmes observations peuvent servir à expliquer en partie pourquoi

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un stA léger est indîspeBdaible à tamt de plantes et un sol lonrd et tenace Test à si pea : dans le premier cas , les spongioles rencontreront peu de résistance à leur alongement , et en conséquence (quitteront continuellement la place où la matière excrémentitielle a été déposée ; tandis que dans le second eau , le contraire arrivera.

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