SAULX-LES-CHARTREUX
Sous le matin gris couve la lumière.
Ta pipe est dans ta poche avec du bon tabac.
Passe la voie, va devant toi.
Marche, chemine le long des haies aux grappes becquetées.
Frappe le pavé du village de ton bâton de cornouiller sauvage !
Entends crier dans sa carriole le marchand de peaux de lapin !
Le plat du barbier brille et tremble sur la porte.
Allons ! une savonnette, un tour de rasoir, ta barbe sera faite.
Des murs, des façades pleines de lézardes, des courettes, des cours. Le fumier, les poules.
La ruelle, le ru du lavoir.
Des rangs de poiriers, l'herbe haute, les pommiers.
Un puits, un baudet.
Le chemin tombe dans le val où sont les vignes au pied des pentes en rond.
Le soleil s'envole.
Là-bas presse le pas le vigneron.