‹ Esquisses historiquesChapitre 75 sur 230 · APRÈS JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

APRÈS JÉSUS-CHRIST

9 Après J.-C. — Trois légions, commandées par Varus, tombent dans une embuscade dressée par les Chérusques, et y périssent. Les Germains avaient pour chef Hermann (Arminius). A la nouvelle'de ce désastre, Auguste, troublé, envoie Tibère sur le Rhin, pour couvrir la Gaule.

1G. — Tibère succède à Auguste (14). Son neveu, Germanicus, triomphe d'Hermann dans la forêt de Teutobourg, à l'endroit même où Varus avait succombé ; il le fait empoisonner, accuse et fait condamner Pison, et meurt lui-même assassiné dans l'île de Caprée.

C'est sous le règne de Tibère , Van 33, que Jésus-Christ fut crucifié.

S S. — Successeur du cruel Caligula, qui n'avait régné que 4 ans, Pimbécille Claude (41) se laisse gouverner par ses femmes, Messaline et Agrippine, et par ses favoris Narcisse et Pallas. Au dehers , cependant , la Mauritanie

et la moitié de la Bretagne sont conquises, les Germains et les Parthes contenus.

©4. — Néron, successeur de Claude, empoisonne Britannicus, tue sa mère Agrippine, fait ouvrir les veines au philosophe Sénèque , son précepteur et son ministre , et oublie toute pudeur, jusqu'à chanter publiquement sur la scène. Il persécute les chrétiens qu'il accuse de l'incendie de Rome, allumé par lui-même (64) ; s'enfuit lâchement à la nouvelle de la proclamation de Galba comme empereur, et n'échappe que par un suicide à la mort ignominieuse qui l'attendait, en disant : Le monde perd un grand artiste (68).

?o. — Avec Vaspasien , successeur de ViUllim le glouton, la famille Flavienne arrive à Vempire. Deux guerres duraient encore ; Titus se charge de celle de Judée ; Géréaîis va comprimer la révolte du batave Givilis et pacifier la Gaule. Jérusalem est ruinée (70) ; la dispersion des Juifs commence. Agricola soumet la Bretagne; Vespasien rétablit les finances par une stricte économie. On lui reproche l'exécution de Sabinus et d'Èponine. — Il disait: qu'il faut qu'un empereur meure debout. — Il eut pour successeurs ses deux fils, Titus, les délices du genre humain, et Domitien, plus cruel que Néron.

106. — Successeur du sage Nerva qui l'avait adopté, Trajan soumet les Daces, l'Arménie, une partie de l'Arabie, et impose aux Parthes un roi de son choix ; mais des soulèvements éclatent, et la mort ne lui laisse pas le temps de

les apaiser (117).

I@i. — Fils adoptif d'Atonin, Marc- Aurèle, surnommé le Philosophe des Princes et le Prince des Philosophes, lui succède avec Vérus, qui meurt en 169. Les Quades et les Marcomans fondent sur l'Italie. Trois fois il les repousse et les poursuit jusque chez eux. Il meurt à Vienne, après avoir sauvé l'empire pour quelque temps

DE l'histoire chronologique. 439

223. — Artaban IV, dernier Arsacide parthe, est détrôné par le perse Arîaxercès I" , fondateur du second empire perse ou Sassanide.

2-21. — Les Francs, association de peuples germains cantonnés entre le Rhin, le Mein et le Wéser, s'accoutument à porter le ravage dans les Gaules. Ils sont battus par kurélien, alors tribun militaire.

25 3. — Le chef arabe de Palmyre, Odénat, se constitue e champion de Rome, purge l'Asie des Goths, bat Sapor, ■oi des Perses, et mérite d'être associé à l'empire par ïallien. Zénobie, sa femme, qui le fait tuer et s'intitule •eine de l'Orient, nomme ses trois fils Auguste raincue dans trois bâtai les par Auréiien, et prise enfin .ans Palmyre, sa capitale, eiie achève sa vie à Tibur, près Le Rome, après avoir servi au triomphe du vainqueur. Le héteur Longin était son conseiller.

303. — Au commencement du 4e siècle, le nombre (mjours croissant des ennemis de l'empire romain, force 'Dioctétien à prendre Maximien pour collègue. Les deux ■pgustes adoptent deux Césars. Constance Chlore et

àiérius. Celui-ci arrache à Dioctétien vieilli Pédit de la y et dernière persécution contre les chrétiens. C'est ce ne Ton nomme l'ère des martyrs. Bientôt après, les deux ppereurs sont forcés d'abdiquer, et Dioelélien va mourir

Balone (3 1 3). C'est sou : - ?n que fut massacrée

paiement la légion thébaine, composée de chrétiens, put à leur tète saint Maurice, à Octodure (Martignyj , en

Page 1