‹ Esquisses historiquesChapitre 98 sur 230 · NOUVEAUX PERSES · texte numérisé non relu

NOUVEAUX PERSES

par la Porte, après la bataille de Konieh(1833); mais l'intervention armée des Anglais l'a fait restituer au sultan (1840). Les Maronites (chrétiens du Liban) et les Druses ont obtenu des chefs indigènes (1852).

M@U VEAUX PESSSE^

L'empire des Nouveaux Perses eut pour fondateur , Artaxerxès, fils de Sassan, et chef de la dynastie des Sas- ; articles. D'abord simple soldat d'Arîaban IV, dernier roi jparthe , il souleva la Penide , à la tête de quelques 'hommes déterminés , mit en déroute l'armée d'Artaban, <et le tua lui-même (226 après J.-G. ). Parmi ses successeurs, on remarque : Sapor Ie* (238), son fils , qui fit prisonnier l'empereur Valérien, et le traita avec la dernière inhumanité ; Chosroès Jer le Grand (531), quiassujétit à un tribut les empereurs d'Orient, Justinien et Justin. Les Sassanides portèrent des coups terribles aux Romains ; mais ils furent eux-mêmes renversés par les Arabes (652). Pendant la période du califat (652-1258), le nom de Perse disparait 'au moins trois siècles , et l'empire arabe absorbe alors toute la Perse; mais, à partir du 88 siècle, cet empire perd successivement une foule de ses provinces, à l'O. et à l'E. (Beaucoup de peuples particuliers, tels que les Ëoahiies [et les Gaznévides créent sur divers points du territoire de la Perse des états indépendants ; les Seldjoucides, puis les Gengiskhanides, les assujétissent ensuite à leur tutelle, jusqu'à ce qu'enfin le mongol Houlagou-Khan les renverse tout-à-faît (1258). La Perse est alors soumise à des khans imongols ; pendant le même temps, les Ilkhaniens à Bagdad (1336-1390), les Turcomans du Mouton-Noir (1407-1468), et enfin les Turcomans du Mouton-Blanc (1468-1499), rè gnent sur une partie de la Perse. En 1499 apparaissent les

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Sophis; Abbas-le-Grand, l'un d'eux, rétablit la monarchie persane (1585); il bat les 2'wrc.s et les Portugais, auxquels il enlève Ormuz. A partir du 17e siècle, une série d'usurpations, parmi lesquelles on remarque surtout celle du fameux Nadir, déchirent la Perse, qui finit par être démembrée (1179). Enfin, une main for le , celle de Feth- Ali-Chah , reconstruit dans l'ouest de l'ancienne Perse, l'empire d'Iran; mais les guerres de ce prince avec la Russie (1827) ont enlevé à la Perse une partie de l'Arménie où se trouve Erivan. Après Feth-Ali-Chah (1797-1834), vient Mohammed- Chah (1831-1848), qui a pour successeur Néreddin-Chah t actuellement sur le trône.

PABTHBS.

L'empire des Parthes fut fondé dans la Haute- Asie, l'an â55 av. J.- G-, par le parthe Arsace , aux dépens de l'empire des Séleucides. Après la chute de celui-ci (64 av. J.-C), les » Parthes devinrent limitrophes des Romains, et il y eut dèslors entre les deux peuples des guerres fréquentes. Parmi les principaux Arsacides on distingue : Orodes (57 av. J.-C), dont le général Suréna vainquit et tua Crassus à la B bataille de Carrhes (53 av. J.-C); lJhraate IV, qui rendit à Auguste les étendards pris sur Crassus ;. Vologèse, qui, i sous le règne de Néron, soutint sans grande perte les efforts du général romain Corbulon. Le dernier fut Artaban IV, tué par le perse Artaxerxès, qui s'était révolté contre lui, et qui fonda, sur les débris de l'empire des Parthes, le second ! €mpm Perse (216-226).

lEMPHIE B'OMKRnr.

L'empire d'Orient était composé de tout ce que renfermait la préfecture à' Orient, ainsi que la préfecture dUllyrie, c'est-à-dire en ASIE, la Natolie, V Arabie, la Syrie; en AFRIQUE, V Egypte et la Libye; en EUROPE^ tout le pays situé le long du Danube, en remontant ce fleuve jusqu'à Belgrade.

Constantin-le-Grand (30&)diVmt transféré le siège de l'empire romain hByzance, qui (330) se nomma depuis Constantinople. Après la mort de ce prince (337), Constantin II, Constant et Constance , ses fils, Julien-l' Apostat (361-363) et Jovien , régnèrent successivement sur la totalité de l'empire.

Alors eut lieu le premier partage de l'empire, en 38i, sous Valentinien Ier, qui conserva pour lui VOccident, et donna V Orient à son frère Valens; mais la séparation complète des deux empires n'eut lieu qu'en 395, à la mort de Théodose-le- Grand, qui, après les avoir réunis tous les deux, laissa celui d'Orient h Arcadius, et celui d'Occident à Honorius. Nous avons vu tomber ce dernier sous les coups des Hérules, en 476 ; nous nous occuperons donc exclusivement du premier.

Rien de plus rebutant que l'histoire détaillée de cet empire ; ses annales n'offrent que peu de princes remarquables, tandis qu'on y lit à chaque page des cruautés, des usurpations multipliées et des querelles religieuses. Les princes que l'on peut citer sont :

Théodose II, dit le Jeune, fils et successeur tfÂrcadius, auquel on doit le code qui porte son nom, et dans lequel il avait recueilli toutes les constitutions des empereurs, depuis Constantin jusqu'à lui. Ce code ne fut en usage que jusqu'à Juslinien (527) ; mais les Ostrogoihs , les Lombards , les

Visigofhs, les Bourguignons, les Francs, et d'autres peuples qui s'étaient établis dans les provinces romaines, le conservèrent. Théodose avait une sœur nommée Pulchérie, qui, pendant sa minorité, gouverna le royaume avec fermeté; Athénaïs ou Eudoxie, sa femme , fille de Léontius, philosophe athénien, était très savante (408-450).

Justinien (527-565), dont le règne fut plein de gloire, de fautes et de malheurs. Bélisaire et Narsès, ses généraux, lui soumirent Y Italie et l' Afrique ; mais ce qui fit plus d'honneur à ce prince, c'est un code de lois rédigé par le questeur Tribonien. Cette législation, bien qu'incomplète, est très estimée.

Héraclius, sous lequel parut Mahomet, en 622. Cet empereur bat les Perses, et fait alliance avec les Turcs; les Arabes lui enlevèrent la Syrie et V Egypte (de 610 à 641).

Léon III VIsaurien, de basse origine, mais qui se distingua par son courage. Il supprima le culte des images, et commença ainsi la querelle religieuse des Iconoclastes i ou Briseurs d'images (717-741 ).

Constantin VI, fils de Léon IV (780-797). Pendant sa minorité , sa mère Irène fut régente du royaume ; née à | Athènes, cette princesse joignait une rare beauté à tous les dons de l'esprit. Elle gouverna avec gloire et sagesse ;• i vainquit les Sarrasins, mais se vit obligée de conclure un© paix onéreuse avec Aaron-al-Raschid. Pour s'assurer le' pouvoir, elle fit crever les yeux à son fils Constantin devenu iï majeur (790). Elle fit oublier ce crime par de grandes ac- ■•' lions, et conçut le projet hardi de réunir les deux empirespar son mariage avec Charlemagne. Elle fut, en 802, dé^trônée par son grand trésorier, Nicéphore, qui la reléguai, dans l'île de Lesbos, où elle se vit réduite à filer du lin pouru vfVre. Elle mourut en 803.

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