SAXONS
Quant à Tile de Sardaigne, elle demeura paisible et oubliée sous l'autorité de Vie tor~ Emmanuel, frère et successeur de Charles-Emmanuel. Le roi de Sardaigne fut reconstitué après les grands événements de 1814. Outre son île, Victor-Emmanuel eut en partage, après le congrès de Vienne, tout le Piémont et le territoire de Gênes. Une révolution éclatée en 1821, à la tête de laquelle se trouva le ministre constitutionnel Santa-Rosa , contraignit Victor-Emmanuel d'abdiquer en faveur de son frère, Charles-Félix. Charles -Albert (1841) est aujourd'hui sur le trône.
«AXONS.
La Saxe est une ancienne principauté de V empire germa nique. Elle se divisait en duché ou cercle électoral , et en haute et basse Saxe.
Vers le v e siècle, le Saxons, refoulés vraisemblablement eux-mêmes par l'irruption des Huns et des Alains, se précipitèrent , avec les Angles , sur les îles Britanniques , en subjuguèrent les habitants , et y établirent sept petits Etats connus sous le nom d'heplarchie.
C'est vers la même époque qu'une portion de cette horde cimbrique se fixa dans la contrée de la basse Germanie qui a conservé le nom de Saxe. Les Saxons s étaient déjà rendus redoutables aux Francs, lorsque Charlemagne, après une guerre sanglante de trente ans, les contraignit à lui payer un tribut et à accepter la croyance de l'Évangile.
Dès le principe de l'organisation de Y empire germanique, les Saxons, dont le territoire s'étendait depuis l'Elbe jusqu'au bas Rhin , furent gouvernés par des ducs à qui le roi déléguait temporairement la charge de gouverner en son nom , et qui, peu à peu, réussirent à rendre leur charge héréditaire. Le premier qui, suivant les généalogistes, transmit à ses descendants l'autorité ducale , fut Ludolfe, issu du sang de Wilikind.
Cette maison de Saxe s'éleva sur le trône de Germanie dans la personne de Henri ï Oiseleur.
Othon 1 er ayant revêtu Herman Bellingen , l'un de ses ministres , du titre de duc de Saxe , le duché demeura pen-
GHECS.
dant un siècle et demi dans la famille de ce dernier , et passa ensuite à la maison de Bavière, par le mariage de la ïille de Lothaire avec Henri le Guelfe.
Dans le xn e siècle (14 76), Frédéric Barberousse dépouilla de la souvraineté Henri le Lion , sous prétexte qu'il avait mal secondé, dans la lutte contre le pape Alexandre III , les Lombards et le duché de Saxe ; mais la Poméranie et la Wesiphalie , érigées en duchés particuliers, furent données à Albert l'Ours, de la maisou à'Ascanie ou de Bellensladt.
Bernhard, comte d'Ascanie, fils de cet Albert, et que les généalogistes font descendre de Witikind, fut le premier électeur de Saxe.
Albert 111 étant mort sans postérité , en 441 8 , la maison à*Âscanie se partagea entre les deux maisons de Saxe-Anhald et de Saxe-Lauenbourg.
. L'empereur Sigismond, après la mort d'Albert III , avait transféré l'électorat à Frédéric le Belliqueux, landgrave de Thuringe et margrave de Misnie, tige de la branche de Saxe» Wiltemberg.
Frédéric-Auguste , électeur de Saxe et descendant de Frédéric 1 er , après avoir accédé, en 1806, à l'acte d'orga- j nisation de la fédération rhénane, reçut de Napoléon le titre de roi , que lui a conservé , en 1814 , le congrès de Vienne. Une révolution éclata dans ce royaume, et Antoine, frère de Frédéric-Auguste, mort en 1827, s'est vu obligé, pour calmer ses sujets, de nommer corégent du royaume son neveu Frédéric , qui s'est attiré la confiance des Saxons.
A la décadence de Rome, le siège du gouvernement ayant été transféré à Byzance , on vit naître un empire grec et chrétien qui donna une nouvelle existence à la Grèce. Les Latins et les Turcs vinrent successivement l'affaiblir. Des seigneurs français, vénitiens, génois, dominèrent sur la Grèce propre, la M orée , V Archipel. Les Vénitiens conservèrent leurs possessions commerciales jusqu'au xviu° siècle.