‹ Esquisses moralesChapitre 11 sur 40 · lô juin et 1er juillet 1S0G · texte numérisé non relu

lô juin et 1er juillet 1S0G

pos. « Singulièrement frappé à la lecture de plusieurs publications récentes l des côtés les moins connus d'un caractère plus divers qu'on ne l'avait pu montrer encore; attiré comme malgré moi par « cette grande âme inquiétée » où se heurtent si étrangement les fiertés de la reine et les caprices de l'artiste, le courage du confesseur et les goûts de l'érudit , les calculs de l'homme d'État, les emportements de l'amante et les perfidies de l'esclave, je voulus essayer, à mon tour, de rendre, en une manière plus dramatique que le simple récit, l'un des moments de cette vie trop contrastée pour être embrassée par l'art dans son ensemble; et, m'autorisant, comme on se plaît à le faire quand on cède à un entraînement, de plusieurs exemples illustres dont le succès aurait dû plutôt me décourager, je retraçai en scènes dialoguées ces journées décisives dans la vie de la Reine catholique, où sa passion pour l'indigne Bothwell l'ayant poussée jusqu'au meurtre, elle tomba, criminelle et trompée, mais toujours altière et intrépide, aux mains implacables de Knox, c'est-à-dire du protestantisme vainqueur. »

Étant donné le genre des scènes historiques, on ne peut qu'admirer la manière dont Daniel Stern l'a su traiter. Le drame ici côtoie l'histoire <3e trop près pour que l'action en soit bien vive et

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