‹ Esquisses moralesChapitre 25 sur 40 · AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS

Ce petit volume, écrit en quelques heures à peine, et que l'on aura parcouru en moins de temps encore, est pourtant, s'il m'est permis de le dire, l'œuvre de toute une vie. Je ne saurais me rappeler ni où, ni quand, ni comment je l'ai fait; il me semble qu'il s'est fait en moi comme à mon insu. Le sentiment et l'instinct y ont eu plus de part que l'esprit ; l'art, on ne s'en apercevra que trop, n'y entre pour rien. De là des défauts nombreux, sensibles pour tout le monde ; mais de là peut-être aussi un intérêt d'une nature particulière pour quelques-uns.

Sous presse dans le courant de l'année 1847, publiées pour la première fois en 1849, ces réflexions, principalement celles de la seconde partie qui se rapportaient à un moment précis de notre vie politique, présentaient, après une première crise révolutionnaire, et présentent plus que jamais aujourd'hui, des lacunes considérables.

Je n'y aborde presque aucune des questions dont les derniers événements ont suscité l'examen. Je dis mon opinion sur les mœurs d'une monarchie expirante,

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